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Riveneuve A la une
L'affaire Victor Noir. Le pouvoir dans la tourmente
Florence Braka

Quel destin que celui de Victor Noir ! Aujourd’hui, seuls les promeneurs du Père Lachaise connaissent son nom, surpris de rencontrer au détour de la 92ème division, un gisant grandeur nature, objet d’un véritable culte pour la virilité que la sculpture du bronze donne à voir. Et pourtant, qui sait que ce jeune journaliste de 21 ans a été tué le 10 janvier 1870 d’un coup de revolver par Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III ? Qui sait que de tous les départements français, des centaines de couronnes ont été envoyées à la mémoire de cet illustre inconnu ? Qui sait que ses funérailles ont réuni 200 000 Parisiens ce 12 janvier 1870, faisant craindre un coup d’Etat ?
Victor Noir est ainsi devenu le porte-drapeau de tous les opposants farouches au régime bonapartiste, de Jules Vallès à Louise Michel, en passant par Rochefort et Victor Hugo. Mais son histoire ne s’arrête pas à la chute de l’Empire. Son souvenir qui parcourt la Commune de Paris, reprend au moment du boulangisme, lorsque la République se sent en danger et craint un nouveau césarisme. Loin d’être de vieux souvenirs, les combats menés à cette époque sont toujours d’actualité. Par son destin tragique, son éternelle jeunesse et son engagement pour la République, Victor Noir reste encore aujourd’hui ce symbole de la lutte contre les pouvoirs autoritaires et liberticides.

Florence Braka, née en 1968 à Montpellier, dirige la Fédération Française des Agences de Presse. Diplômée en sciences politiques et passionnée d’histoire, elle mène en parallèle, à l’Université de Paris IV-Sorbonne, des recherches sur l’histoire politique du XIXème siècle. Elle prépare actuellement un doctorat sur la vie mouvementée du général Cluseret, personnalité singulière de la fin du XIXe siècle.


14 X 21 - 464 pages
isbn : 978-2-36013-103-7
Prix 20 €

Les nouveautés

                   

Format : 16 X 24 cm - 604 p.
ISBN : 978-2-36013-094-8
Prix : 28 €

Mythes et religions scandinaves
Régis Boyer

« Je parlais de bilan, le terme n’est peut être pas vraiment congru en cette occurrence précise. Je préférerai en définitive parler d’ouverture. De hungrvaka comme disaient les Islandais au XIIe siècle de Mise en appétit (éveille-faim serait le rendu littéral). Parce qu’il faut enfin, résolument, les percer, les fameuses brumes du Nord. » Régis Boyer a consacré toute sa vie et sa carrière à la diffusion des lettres et de la culture scandinaves. Une oeuvre abondante – études et traductions – atteste du fait. Ce travail a été entrepris selon une double orientation : d’une part, divulguer, faire connaître les domaines danois, islandais, norvégien et suédois; d’autre part, et peutêtre surtout, démythifier, démystifier ces questions qui, pour des raisons difficiles à élucider, suscitent, chez nous, des erreurs à la fois grossières et tenaces.
Après quelques études d’ensemble dont le propos est plutôt de vulgariser et de suggérer quelques ouvertures, viennent quelques entrées sur les dieux et les êtres surnaturels. Quelques-unes seulement : les ouvrages théoriques énumérés dans la bibliographie fournissent largement les renseignements globaux. Un article est réservé au culte et quelques mythes sont présentés parmi les plus méconnus ou bien les plus fondamentaux parce qu’ils traduisent exactement la mentalité scandinave. Suivent deux études de méthodologie qui permettent de voir où se situe Régis Boyer.

Professeur émérite de langues, littératures et civilisation scandinave à l’Université Paris IV-Sorbonne, Régis Boyer est un des meilleurs connaisseurs de la littérature de l’Europe du Nord, ancienne et moderne, dont il a traduit de nombreuses oeuvres. Il a été directeur de l’Institut d’études scandinaves en la même université à partir de 1980.


20 août 1955 dans le nord-constantinois
Un tournant dans la guerre d'Algérie ?

Roger Vétillard

« Visant Constantine, Philippeville et de nombreux centres du nord-constantinois, un sanglant mouvement insurrectionnel déclenché samedi à midi est écrasé en quelques heures » titre L’Echo d’Alger du 21 août 1955. Déclenchée le 20 août 1955 par l’Armée de libération nationale, la branche armée du FLN, avec le soutien d’une partie de la population, l’attaque vise simultanément une quarantaine de centres dans le nord-constantinois. On parle de « massacres des Européens », de répression féroce des parachutistes français avec « une centaine de victimes algériennes pour chaque victime européenne ».

Au total, 133 civils européens au moins, 45 membres des forces de l’ordre et 35 musulmans francophiles ont été tués. Il est difficile de dénombrer les morts parmi les insurgés estimés à 6000 ou 7000. Au travers de l’étude de nombreuses sources françaises (administration, justice, police, armée, militaires appelés, pieds-noirs, presse) et algériennes (membres du FLN et de l’ALN, presse, archives), complétée par une importante recension de la presse mondiale, l’auteur revient sur les causes invoquées de ce soulèvement qui sont nombreuses et parfois hypothétiques. Il retrace l’organisation minutieuse de l’insurrection comme de la répression et analyse leurs conséquences sur ce qui allait devenir la guerre d’Algérie.

Roger Vétillard, médecin cancérologue-pneumologue, est né à Sétif en 1944. Passionné par l’histoire de l’Algérie contemporaine, il y consacre de nombreuses recherches. Il est l’auteur de « Sétif, mai 1945 : massacre en Algérie » (éditions de Paris, Versailles, 2008) qui a reçu le prix Robert Cornevin de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (2008).



Format : 16 X 24 cm - 352 p.
ISBN : 978-2-36013-095-5
Prix : 20 €


14 X 21 - 290 pages
isbn : 978-2-36013-099-3
Prix 20 €
Frankétienne, l'haïtien universel
Bernard Hadjadj

Comme entre l’arbre et l’écorce, entre Bernard et Franck, le coup de foudre, la connivence étaient inévitables. Comme une collision entre deux planètes : le Juif d’Afrique du Nord qui n’est chez lui nulle part et qui est partout chez lui et l’Haïtien le plus Haïtien qui soit, portant en lui toute la culture d’un peuple mais qui offre aux regards une peau qui dit qu’il est d’ailleurs. Deux egos qui se sont construits dans la souffrance, dans la différence, dans la pauvreté. D’un côté une locomotive qui tire tous et tout après lui, de l’autre un créateur qui n’a pas peur de ses fantasmes et de ses émotions.

Le livre renvoie constamment du vécu haïtien de Bernard au vécu de Franck. De la solidarité de Bernard, sur tous les fronts de la vie quotidienne rongée par la lèpre de la misère dans les bidonvilles de Port-au-Prince, sur tous les fronts de la culture ouverts par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 (bibliothèques détruites, archives et livres à ramasser, fresques à sauver…), à la prescience de Franck pour qui c’est le tremblement de terre tous les jours il y a l’espace d’une amitié, le récit de deux vies. C’est l’initiation à l’œuvre de Franck dont bien des clés nous sont données, c’est aussi le parcours d’une vie qui voit se profiler, aboutissement de toute une œuvre, un Nobel de littérature qui se dérobe.

Patrick Vilaire, Michèle Oriol


J'écris donc j'éxiste
H K

« Ma nourriture, c’est les autres. En quelque sorte, je suis un vampire. Voleur d’âmes, emprunteur de destins plus exactement. Pas paparazzi, non ! « Gentleman-conteur », Arsène Lupin de l’écriture. Je m’approprie la vie d’autrui, un court instant. Et puis je repars, prenant soin de remettre à sa place chaque détail emprunté. J’écris comme je vis : passionné, têtu, obstiné, besogneux, enragé, amoureux, délirant, triste, amer, souriant, heureux, aveugle, criard, revanchard, survolté, angoissé, serein, calme… fou.
Tout comme cette fois où je me suis réveillé en nage à 3 heures du matin. Peut-on vraiment appeler ça le matin ? Morphée, cette nuit-là, avait fermé la porte à clé et ne voulait plus de moi dans son club « privé ». Je n’avais peut-être pas la tenue correcte exigée. Je pensais pourtant être un habitué. Dans ces cas-là, une seule chose à faire : Ecrire ! A 4 heures du matin donc, j’ai fini par prendre un stylo, mon cahier de brouillon et j’ai commencé à griffonner quelques idées pour un nouveau texte : « Le poète et le pirate ».

Kaddour Hadadi (HK), né à Roubaix en 1976, a roulé sa bosse en France et dans le monde comme auteur-compositeur-interprète dans le groupe de rap « Ministère des affaires populaires » avant de créer sa propre formation « HK et les Saltimbanks ». Citoyen du monde, au croisement de mille influences et passionné d’écriture – poésie, slam, chanson, chronique – il livre ici son tout premier roman aux accents secrètement autobiographiques.



12 x 20 cm - 160 pages
ISBN: 978-2-36013-089-4
Prix : 10 €



12 x 20 cm - 216 pages
ISBN: 978-2-36013-110-5
Prix : 10 €

Passion politique
Elisabeth Boyer

La politique est un monde de brutes ! Et plus encore, à se plonger dans l’épopée tragi-comique d’Elisabeth Boyer, engagée pendant dix-huit ans au cœur des appareils politiques de gauche et du PRG, dont elle fut onze ans la Secrétaire générale. Les Primaires citoyennes, pas « roses » du tout, sont le décor et l’acte final du parcours de cette professeure de philosophie que rien, au départ, ne destinait à la politique.
A partir d’anecdotes vécues, elle donne à voir le monde politique du côté de dirigeants et d’élus souvent désinvoltes, peu travailleurs, surtout assidus à s’emparer du pouvoir et à le conserver. Elle, qui côtoie des acteurs de premier plan du Parlement européen, des partis politiques français et de la région Ile-de-France, les décrit comme autant d’acteurs de théâtre interprétant leur rôle avec plus ou moins de talent et de sérieux.
Le récit prend toute son intensité à mesure que la militante sincère rencontre le « dur » du pouvoir. Les anecdotes se font féroces quand il est question des féodalités politiques avec leur lot de fils de…, filles de…, femmes de…, maîtresses de… et des élites issues des grandes écoles déjà en lice pour gouverner. La violence des clans, la suprématie des héritiers, la lutte pour les postes, le machisme, tout se déchaîne alors contre elle. Mais cette combattante politique garde intacte sa passion de la politique qui est, pour elle, au-dessus des hommes.
La politique est malade de consanguinité, le témoignage d’Elisabeth Boyer en apporte la preuve, et la République est la grande perdante de cet échec à offrir une réelle égalité des chances à tous ses citoyens. Le peuple va-t-il encore continuer longtemps à cautionner les imposteurs qui parlent en son nom et le dirigent ? La question est posée pour l’élection présidentielle de 2012…

Elisabeth BOYER, ex-Secrétaire Générale du PRG, professeure de philosophie.


Printemps arabes, le souffle et les mots
Revue Riveneuve Continents n° 14
Vent de révolte ou souffle de liberté ? Le monde arabomusulman, de la Méditerranée à l’Orient, semble sortir dans un même mouvement d’un long hiver de toutes les formes possibles d’autoritarisme social, civil, policier, militaire, idéologique ou féodal, où la diversité des pays, des régimes et des situations, des histoires et des cultures se fond dans l’apparence d’une contagion commune et dont la mécanique serait une. S’agit-il de l’émergence de nouvelles générations qui aspirent à un rôle plus précis dans des sociétés figées dans leur passé ? S’agit-il de la rupture des barrages entre les groupes restreints qui, à leur façon dans chacun des pays, accaparent les richesses, la parole et le pouvoir, et les masses populaires jusqu’alors clouées dans le silence, la médiocrité et l’indigence, voire la misère ? Pour ce numéro de la revue, l’équipe de Riveneuve Continents s’est muée en orpailleurs pour tenter de retenir dans ses rets jetés aux quatre points de l’horizon arabe, du Golfe à l’Océan atlantique et au-delà, les perles et les mots autant que le souffle littéraire de ces événements qui se poursuivent dans le sang et les angoisses autant que dans l’espoir fou et les aspirations légitimes. Elle les a cherché partout où ils affleurent : chez les écrivains confirmés comme chez les novices, au centre comme à la périphérie et jusqu’aux lointaines diasporas toujours en phase avec l’origine de l’exil, dans la rue, sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et les portes de la blogosphère, les carnets de voyages, les carnets de notes, les journaux intimes, les affiches et les graffitis éphémères…
Au Sommaire de ce Numéro
Mogniss H. Abdallah, Samir Aita, Mohamed Benchicou, Kmar Bendana, Mustapha Benfodil, Kamal Ben Hameda, Hakim Ben Hammouda, Siham Boucheikh, Mustapha Bourakkadi, Mahmoud Chalbi, Ali Chibani, Najwan Darwish, Amir Eid, Ghassan El-Hakim, Moufida Fedhila, Ali Fenjiro, Hicham Gad, Yves Gonzalez Quijano, HK, Tania Hadjithomas-Mehanna, Kaoutar Harchi, David Hury, Abdelaziz Kacem, Selima Karoui, Osama Khalil, Tahani Khalil Ghemati, Farah Khelil, Driss Ksikes, Souad Labbize, Dalila Morsly, Mustapha Nadi, Alexandre Najjar, François Pradal, Magdi Abdel-Hafez Saleh, Hyam Yared, Samar Yazbek
.


14 x 21 cm - 242 pages
ISBN: 978-2-36013-084-9
Prix : 20 €



12 x 20 cm - 216 pages
ISBN: 978-2-36013-110-5
Prix : 10 €

Mémoires du Gange - 1930
Krishna Dev Upadhyaya

Traduction Catherine Servan-Schreiber

Dans le sillage des nouvelles de Premchand et de Tagore, Mémoires du Gange - 1930 fait partie du courant littéraire régional indien qui retrace la vie quotidienne des humbles, des « subalternes », et dépeint les formes de sociabilité villageoise dans l’univers de domination imposé par la loi des zamindars, les grands propriétaires terriens. Habitué des campagnes, curieux de l’âme paysanne, Krishna Dev Upadhyaya, par ailleurs folkloriste renommé, promène son regard de brahmane, sans complaisance ni parti-pris, sur le canton d’Entre-deux-Rivières, entre les bras du Gange et de la Ghaghara. Loin de mettre fin au système zamindari, le modèle colonial britannique ne fit que renforcer la pratique de l’usure et les privilèges. Droit de cuissage, confiscations des terres, expulsions des villages, exactions des milices et châtiments corporels, tels sont les moyens dont les riches disposent pour asseoir leur pouvoir à l’égard des pauvres.
A travers une galerie de portraits frivoles, féroces, tragiques ou cocasses, Mémoires du Gange - 1930 révèle le poids toujours écrasant des inégalités sociales, des règles de mariage, et des interdits religieux. Mais au-delà des apparences surgissent des échappatoires, des surprises, faisant entrevoir des images moins convenues.

Catherine Servan-Schreiber est chercheur au Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud (CNRS/EHESS) et chargée de cours à l’INALCO. Elle travaille sur l’histoire de la main d’oeuvre rurale bhojpurie en Inde du Nord et à l’île Maurice ainsi que sur les industries culturelles indiennes.


Les villes africaines et leur patrimoine

Après le séminaire de 2010 sur les « Patrimoines oubliés de l’Afrique » (publié par Riveneuve éditions), le séminaire de 2011 qui a eu lieu en octobre au musée du quai Branly, s’intéressait au « Patrimoine des villes africaines ».

Le thème des villes africaines et de leurs patrimoines débouche sur de multiples questions : Pourquoi protéger le patrimoine des villes africaines ? Quel patrimoine faut-il protéger ? Que gagne-t-on en les protégeant ?
Ville traditionnelle ou ville coloniale, les villes ont une valeur patrimoniale spécifiquement africaine qui doit être valorisée en raison de leur valeur économique. La destruction des centres historiques constitue une double perte pour la collectivité, au niveau de sa mémoire mais également en raison de perte de ressources économiques.
On ne peut également ignorer l’impact du patrimoine culturel dans le développement local. Le tourisme patrimonial en est une illustration tout comme un artisanat ancré au plus prés des traditions.
Cet ouvrage aborde tour à tour les villes et leurs centres historiques, les villes et les savoirs faire patrimoniaux, les villes et les patrimoines immatériels.


160 X 240 cm - 228 pages
ISBN 978-2-36013-088-7
Prix : 26 €



16 x 24 cm - 512 pages
ISBN: 978-2-36013-092-4
Prix : 24 €

Pierre Messmer au croisement du militaire, du colonial et du politique
Sous la directon de François Audigier, François Cochet, Bernard Lachaise et Maurice Vaisse

Alors que Pierre Messmer représente incontestablement une figure importante de l’histoire politique française contemporaine, il est au fond peu présent dans la mémoire nationale, si ce n’est en Lorraine. Pierre Messmer n’a pas non plus vraiment suscité l’intérêt des milieux scientifiques. Si d’autres grands gaullistes comme Michel Debré, Georges Pompidou ou Jacques Chaban-Delmas ont déjà donné lieu à des colloques, ouvrages et articles, Pierre Messmer a été négligé par les historiens. Cette lacune surprend dans la mesure où l’intéressé a marqué les quinze premières années de la Vème République gaullienne puis pompidolienne, d’abord comme ministre des Armées, ministre des Dom-Tom puis Premier ministre. Pierre Messmer a mené plusieurs « batailles » sur différents terrains, à différentes échelles et lors de différentes époques : bataille de la France libre (de Bir Hakeim à la campagne de France), bataille de la colonisation puis de la décolonisation (de l’EFOM au Cameroun), bataille du gaullisme (de la défense
de l’héritage à la défense de la mémoire), bataille de la Lorraine (de Sarrebour au Conseil régional), bataille de la culture (de ses mémoires à l’Académie). Le personnage est donc multiple tour à tour militaire, colonial, homme d’État, militant, élu local, écrivain. Cet ouvrage collectif dessine les contours d’un personnage plus complexe qu’il n’y paraît, inscrit certes dans la fidélité à un passé (la France libre) et à une cause (le gaullisme), mais qui resta toujours pragmatique.


Mon combat dans le couloir de la mort
Charles D. Flores

Dans le couloir de la mort d’une prison du Texas, un homme clame son innocence depuis 1999. Après trois mois d’un procès exclusivement construit à charge par un procureur WASP (white anglo-saxon protestant) avide d’être réélu sur son intransigeance face au crime, Charles Don Flores, un hispano-américain de 29 ans, accusé d’avoir tué à Farmers Branch, une femme blanche de 64 ans, pour la voler, est condamné à la peine capitale. Commence alors une longue descente aux enfers et, au travers d’un cheminement intérieur alliant révolte et espérance, un témoignage permanent par tous les moyens de communication possibles sur la dégradation de l’humain au quotidien.
Dans les couloirs de la mort des pénitenciers américains, dans 34 États sur 50, on trouve des noirs, des latinos, des blancs aussi mais pas de riches qui peuvent se payer de bons avocats, seulement des pauvres que l’on détruit à petit feu, humilie et annihile méthodiquement.
Pour lutter avec la dernière énergie, Charles Don Flores écrit un livre publié à compte d’auteur: « Warrior within », et demande une reconsidération de son jugement relayée par des organisations abolitionnistes américaines et européennes comme l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) ou Lutte pour la Justice (comité de Pau).

Ce livre est un cri. C’est aussi un document de toute première main qui révèle l’envers du décor des sociétés démocratiques occidentales tant il est vrai, comme l’écrivait Dostoïevski dans « Souvenirs de la maison des morts » que « nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons. »



14 x 21 cm - 370 pages
ISBN: 978-2-36013-082-8
Prix : 20,50 €


Format : 14 X 21 cm - 152 p.
ISBN : 978-2-36013-085-6
Prix : 15 €

Alexandre Marius Jacob. Le forçat intraitable
Jacques Colombat

« Il y a bien longtemps qu’on n’avait vu aux assises un beau voleur, un voleur accompli, un voleur de métier ayant la fierté de son art et comme un orgueil professionnel. Voulait-on citer un type de brigand ?

Il fallait remonter aux classiques du droit commun, à Mandrin, à Cartouche : c’était bien loin. Le XIXe nous avait donné Vidocq mais celui-là avait mal tourné, il avait fini dans la police.

Jacob {...} pourrait finir d’autre sorte. {…} Mais il est indispensable d’essayer de tracer la silhouette de cet accusé qui restera comme le type du bandit joyeux. {…} Jacob est un blagueur, un « gavroche » de la Canebière. On n’est pas anarchiste quand on s’appelle Marius, qu’on a dans la voix, dans l’allure, dans le geste, la gaieté méridionale et un débordant besoin de rigolade. Jacob avoue tous les brigandages qu’il a commis. Il est voleur, c’est son métier et il prétend le connaître. {…}

Mais où l’on retrouve vraiment en lui, non le cabot de cours d’Assises, mais le voleur de nuit, c’est quand, {…} on retrouve dans l’énergie de son attitude, dans le feu de son regard, le chef de bande. On cesse de rire et l’on s’inquiète. »
Le Figaro 14 mars 1905

A 23 ans, ils reconnaissent, lui et ses collaborateurs « les travailleurs de la nuit », 156 vols qualifiés.
« Le vol c’est la restitution. Je m’estimais un agent thérapeutique du corps social. Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. »
Après 20 ans de bagne aux Îles du Salut, cet anarchiste irréductible retrouve l’air libre.

Jacques Colombat, cinéaste, a adapté pour l’écran D.A.F. de Sade, Daniel Defoë, Ambrose Bierce et Marcel Aymé.


Ma guerre d'Algérie

Au coeur des maquis de Kabylie

Yaha Abdelhafidh. Souvenirs recueillis par Hamid Arab

La vie de Yaha Abdelhafidh est un combat. Un combat pour l’Algérie. Pour elle, il a pris deux fois le maquis et vécu vingt-quatre années d’exil. Au soir d’une existence toute dévouée à la révolution démocratique et sociale, l’ancien dirigeant du Front des forces socialistes (FFS) se remémore, avec le concours du journaliste Hamid Arab et à la façon des hérauts antiques, la geste de la guerre d’Indépendance pleine de batailles, de bruits et de fureur en convoquant la liste des héros tombés, anonymes ou connus, que l’historiographie officielle a pris soin de gommer. Car c’est là toute la thèse de Yaha Abdelhafidh : la joie de l’Indépendance a été de courte durée et la révolution a très vite été confisquée. Pour Yaha Abdelhafidh, la seule élection véritablement démocratique que l’Algérie aura connue est le référendum de 1962 approuvant les accords d’Evian et la fin de la guerre avec la France.
Dans ce premier livre – un second volume suivra – l’auteur revient sur son premier maquis : son enfance dans les rudes montagnes de Kabylie, sa formation militante très tôt indépendantiste et ses combats contre l’armée française dans la wilaya III. Il décrit aussi les querelles internes qui minent le Gouvernement provisoire de la République algérienne jusqu’à la conférence de Tripoli de mai-juin 1962 où le clan d’Ahmed Ben Bella et du colonel Houari Boumediene – le FLN extérieur – évince la résistance intérieure pour imposer un pouvoir sans partage à la tête du nouveau pays. Un témoignage d’un acteur de premier plan. Un document de première main.

Yaha Abdelhafidh est né en 1933 à Takhlijt Ath Atsou, un hameau de Kabylie, dans une famille très tôt mobilisée contre la colonisation française en Algérie. Officier de l’Armée de libération nationale (Front de libération nationale) en Kabylie lors de l’indépendance, Si Abdelhafidh a été un des fondateurs du Front des forces socialistes (FFS) et surtout négociateur en chef au nom de ce mouvement avec le régime de Ben Bella, puis les hommes du 19 juin. Fin 1965, il part en exil où il poursuit sa lutte politique. Il rentre en Algérie en 1989.

Hamid Arab est correspondant local au quotidien Ouest France et journaliste pigiste pour le site d’information en ligne www.lematindz.net.


16 x 24 cm - 384 pages
ISBN: 978-2-36013-071-9
Prix : 20 €


Format : 14 X 21cm - 342 pages
ISBN 978-2-36013-083-2
Prix : 18 €

Coulisses de mes exploits ... obscènes

Pascal Quérou

Artiste peintre inaccompli, et suite à la perte brutale de ses parents et une cuisante déception sentimentale, Tristan Medelec embrasse dans les années 90 une carrière de reporter-son au service « actualités » de la rédaction de France 2.
Sa position de témoin privilégié au sein de ce tyran moderne qui nous impose, sans répit sur nos écrans de plus en plus larges, des milliers d’images de notre monde détraqué et souffreteux le fait naviguer jusqu’au cœur du génocide rwandais... Cela lui donne une vision si inconsolable des hommes qui peuplent cette terre, qu’un matin Tristan s’émancipe pour enfin prendre son destin en main...

Après des études de droit à l’université de Paris II, un court passage au cours d’art dramatique Florent, puis un tour d’Europe, d’une partie des Etats-Unis, et de quelques pays de l’Afrique francophone, Pascal Quérou devient reporter son statutaire à la rédaction de France 2.
Il participe à la couverture de plusieurs reportages de guerre. Notamment au Rwanda durant la fin du génocide, où il tombera avec son équipe, dans une embuscade tendue par les Forces Patriotiques Rwandaises.
Ce premier roman est pour une part autobiographique


Un os dans la gorge des dieux
Gaston Zossou

Quand un homme projette de s’attaquer à l’ordre établi, il doit se préparer à payer le juste prix de son audace. Car il crée dans l’esprit des gens du commun, l’idée qu’une révolution est possible ; cependant que les progrès durables s’opèrent en douceur, par l’érosion lente des rochers antiques qui bordent les consciences. Les changements brutaux sont autant de cas de viol. Ici, la victime est la masse des choses anciennes. Ainsi, l’homme qui prend la tête d’une remise en cause radicale du statu quo doit aussi monter une garde sévère. Le moindre relâchement de sa part peut lui être fatal. Il n’est pas prudent que celui après qui remuent une multitude de bouches s’aventure sur le rebord herbeux et glissant d’un vieux puits profond et qu’il ait soif de toutes les eaux. La chute peut être fulgurante. Les humains savent confectionner des pièges ingénieux, afin que l’ennemi y tombe.
L’esprit de l’homme est enclin aux mêmes mouvements, en tous les points de la terre. Les bourreaux tissent des toiles malignes. Les victimes exposent des fragilités inéluctables. Il en est dans la suite luxueuse d’un grand hôtel new-yorkais comme dans une hutte misérable d’une brousse d’Afrique. Pourvu qu’il y ait un enjeu. Même s’il est toujours trop tard pour résister à la tentation !


Format : 12 X 17,5 cm - 224 p.
ISBN ISBN 978-2-36013-087-0
Prix : 10 €



14 X 21 cm - 218 pages
ISBN: 978-2-36013-081-8
Prix : 20 €
Le détroit
L'Occident barricadé
Mustapha Nadi
Roman

Entre Atlantique et Méditerranée, Afrique et Europe, le Djebel Tarek… Croisée de deux mers et de deux continents, passage et clôture à la fois, le détroit, verrou entre deux mondes, porte le nom de ce bloc. Patient, il attend des destins de passage, éternelle sentinelle d’une géographie d’exclusion.

Bilal un instituteur malien, Tarek un éducateur algérien et Yacine un bachelier marocain cherchent à passer le détroit de Gibraltar. En apparence, une histoire banale de traversée, cynique rubrique des chiens noyés, maintes fois racontée. Profitant du changement de siècle, un passeur les transporte avec d’autres candidats à l’exil. En attendant les barbares, l’Europe est barricadée.
Quelques mois plus tard, à l’envers du décor, du bon côté du détroit, un quinquagénaire franco-marocain quitte Paris à la recherche de Yacine. Au gré de la bande son d’un road ma vie, le Maroc défile. Il retricote « ses » identités nationales et sa culture entre deux chaises. En arrière plan des sixties de ce si gentil royaume fraîchement indépendant, la présence post coloniale et ses « bienfaits », l’école française et ses instituteurs, des vies et des villes comme elles vont : Abdelkrim, Martin, Diego, … Casa, Tanger, Marrakech…
Au-delà du détroit et du passage de siècle, que sont devenus Tarek, Bilal et Yacine ?

Roman d’une géographie humaine fragmentée, évoquant par touches un passé et un présent communs à la France, à l’Espagne et au Maroc. Le détroit de Gibraltar en est le personnage principal. Même les parallèles finissent par s’y rencontrer.

Mustapha NADI est né à Marrakech en 1957. Après le Lycée Lyautey à Casablanca, il suit des études scientifiques à Clermont-Ferrand et à Nancy. Il soutient une thèse de Doctorat en électronique et une Habilitation à diriger des recherches. Professeur à l’Université de Lorraine, expert en électronique biomédicale auprès de plusieurs organismes internationaux, il a dirigé de 1996 à 2006 le laboratoire de recherche en instrumentation électronique de Nancy. Ses recherches portent sur le bio électromagnétisme et la mesure électronique sur le vivant.


L'Archipel des hommes sans os
Dominque Batraville

L’Archipel des hommes sans os regroupe neuf nouvelles inscrites dans l’imaginaire caribéen et créole. Les personnages des différents textes de ce livre évoluent dans un monde qui rappelle à la fois le réalisme merveilleux de Jacques Stephen Alexis et le rythme tourmenté des récits de Julio Cortázar. L’auteur cerne avec force le tragique post-séisme haïtien, le grand rire créole et l’absurde du quotidien insulaire.

Dominique Batraville, poète, critique d’art, acteur de cinéma, écrivain et journaliste, a reçu plusieurs prix dans la Caraïbe pour son travail littéraire.
La plupart de ses écrits (recueils de poèmes, pièces de théâtre, contes pour enfants) sont traduits en portugais, en espagnol et en anglais. Batraville situe son mode d’écriture dans ce qu’il appelle lui-même la « poétique tempérée de la schizophrénie ».



12 x 20 cm - 102 pages
ISBN: 978-2-36013-073-3
Prix : 10 €


Format : 14 X 21 cm - 237 p.
ISBN : 978-2-36013-072-6
Prix : 20,50 €
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Le sacré à l'épreuve du politique. Noël à Bethléem.
Sossie Andézian

 Le 7 février 2011, l’Autorité palestinienne soumet à l’Unesco une demande d’inscription de la ville de Bethléem, « lieu de naissance du Christ selon la tradition chrétienne », sur la liste du patrimoine mondial. Non recevable à l’époque, la demande est réitérée avec l’adhésion de la Palestine à l’Unesco le 31 octobre 2011. Cette démarche se situe dans le prolongement de la politique palestinienne de réappropriation des villes de Cisjordanie à partir de 1994 à la suite des accords de paix.
L’ouvrage se propose de mettre au jour les logiques de formation d’une entité nationale par la patrimonialisation d’un site sacré chrétien transnational dans une société à dominante musulmane.

Ainsi, Noël à Bethléem, événement religieux chrétien, se révèle comme un objet pertinent d’analyse du lien entre religion et politique. L’auteure s’attache à retracer la genèse du processus de constitution de la basilique de la Nativité et des cérémonies de Noël en emblèmes nationaux afin de mettre ce projet de patrimonialisation en perspective.

Sossie Andézian, anthropologue, est chercheure au CNRS (LAHIC, IIAC). Elle travaille sur les relations entre religion, politique et culture dans les sociétés contemporaines du monde arabe.


Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811
Après le rétablissement des barreaux par Napoléon 1er

Hervé Robert, Philippe Bertholet et Frédéric Ottaviano
Préface de Jean Tulard


Cette étude à caractère historique, menée par Hervé ROBERT, Philippe BERTHOLET et Frédéric OTTAVIANO, a été réalisée à l’occasion du bicentenaire du rétablissement des barreaux par Napoléon 1er. Elle présente des notices détaillées donnant des informations, pour une large part inédites, sur la vie des 300 avocats composant le barreau de Paris en 1811, avec les références d’archives et de bibliographie.
C’est une véritable « photographie de groupe » de la société judiciaire parisienne de la première moitié du XIXe siècle que nous livre ce dictionnaire.
On découvre notamment leurs convictions religieuses, leurs revenus et patrimoine, leur carrière professionnelle, etc... Au delà des avocats les auteurs mentionnent tous ceux qui leur ont été liés familialement et professionnellement proches.
En début d’ouvrage, les auteurs présentent une étude de synthèse à partir de toutes les données rassemblées dans les notices.


16 x 24 cm - 1200 pages - deux tomes en coffret
ISBN: 978-2-36013-077-1
Prix : 80 €


12 x 20 cm - 136 pages
ISBN: 978-2-36013-068-9
Prix : 12 €

Jean-Robert Léonidas
Rythmique incandescente


Stoïcisme froid au milieu des big-bangs. Distance critique pour trucider le « je ». Ne vous y trompez pas. La logique poétique saisit sa musique et son intensité dans le point faible voulu de la démarche, presque au bord d’une psychologie de l’absurde. Le cadavre du moi trouve sa résurrection dans la dégringolade artistique du raisonnement. Là même où commence la faille, source improbable néanmoins réelle d’un renouveau esthétique. Ce n’est donc pas sans une déchirure adroitement mise en bémol que Jean-Robert Léonidas décide de tomber sa tenue et son outillage d’homme en blanc, pour risquer de vivre exclusivement en littérature. Et avec grand bonheur. De cette cassure radioactive et libératrice de chaleur est née, dans le feu et la flamme, Rythmique Incandescente.
Né à Jérémie, Haïti, Jean-Robert Léonidas a mené de front des projets d’écriture et une carrière d’endocrinologue aux États-Unis. Essayiste, poète et romancier, il collabore pendant longtemps à la rubrique culturelle de l’hebdomadaire Haïti-Progrès (New York). Plus récemment, à travers sa poésie, il fait sentir à maintes reprises, sur le site du Nouvel Observateur et glissant le long des nuques, le souffle haletant mais accrocheur et tenace, de son pays, de sa culture. Auteur de maints articles scientifiques, ce créateur polyvalent est à son septième ouvrage littéraire. Aujourd’hui, naviguant entre son patelin et ailleurs, il fait rimer horticulture et littérature. Son écriture, racine et floraison, est ancrée dans la Grand-Anse natale comme les arbres qu’il y plante volontiers. L’auteur en emporte le parfum dans les salons du monde qu’il fréquente, sans saison ni coordonnées, ni lisières.


L'enchatement d'Uriel
Récits et nouvelles

Claude-Raphaël Samama

Les récits et nouvelles de ce recueil invitent le lecteur à découvrir un imaginaire onirique mais aussi réfléchissant du monde.
Les fictions prodigieuses : L’enchantement d’Uriel, La lune et l’infini, La supplication des langues, La guerre, La tablette de Babel ou celles d’une proximité inquiétante : L’image, Le cimetière marin, Le papillon, font signe d’une étrangeté, entre ce qui peut surprendre ou installe l’énigme. Le procès articule et oppose un usage du monde libéré à ses empêchements.
La prophétie, le savoir, la création, les rêves ou la mort sont ces versants de la réalité humaine qui renvoient à un fantastique dont ils sont les porteurs inconscients ou les révélateurs d’enjeux cachés.
Les histoires de ce livre, sous la parabole et le choix d’une forme narrative, optent pour le parti pris d’une surréalité potentielle, singulière, inédite ou dévoilant un déjà là qui guette.
Le symbolisme qui les traverse rappelle aussi, au-delà d’une mise en scène, la permanence de thèmes marqués par l’intemporalité et ce qui alors, les accompagne d’universel.

Philosophe, auteur, critique et poète, Claude-Raphaël SAMAMA a publié des ouvrages théoriques ou littéraires et de nombreux textes ou articles parus en revue. Spécialiste des problèmes identitaires et de civilisation, il est le directeur éditorial de la revue d’anthropologie philosophique et historique et d’herméneutique : L’Art du Comprendre. Site internet : www.claude-raphael-samama.org.


14 X 21 - 118 pages
ISBN : 978-2-360-13-075-7-0
Prix 15,50 €

Riveneuve à paraître

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