Les syndicats face à la violence militante des années 1980 à nos jours

Les syndicats face à la violence militante des années 1980 à nos jours

François Audigier et Pascal Raggi

20,00

Des années 1980 jusqu’aux manifestations contre la réforme des retraites (2016), les violences exercées ou subies par les syndicats français s’inscrivent dans un contexte économique, politique et social différent de celui des années 1960-1970. La période récente est ainsi marquée par l’affaiblissement des grandes centrales historiques, la désindustrialisation, l’expérience de l’alternance gouvernementale, la fin du modèle soviétique, et par l’effondrement du vote communiste. Croisant l’histoire et la sociologie, combinant l’approche qualitative et quantitative, s’appuyant sur les cas emblématiques de grandes restructurations industrielles françaises (automobile, mines de charbon, sidérurgie), ce livre décrit les transformations des combats syndicaux et des confits sociaux consécutives à ces évolutions. Il montre également comment les violences militantes, et a contrario les actions violentes perpétrées à l’encontre des syndicats, sont liées au développement d’une nouvelle forme de violence économique.

 

La collection « Violences et radicalités militantes en France » rassemble les actes des colloques, journées d’études et tables rondes du programme pluridisciplinaire de l’ANR Vioramil qui étudie de manière quantitative et qualitative toutes les formes de violences et radicalités militantes commises en France depuis les années 1980.

ISBN

978-2-36013-499-1

Format

16 x 24 cm

Parution

12 juillet 2018

François Audigier est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Lorraine (Metz), spécialiste d’histoire politique française du temps présent et responsable du programme de recherche ANR Vioramil (Violences et radicalités militantes en France des années 1980 à nos jours).

Pascal Raggi est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’Université de Lorraine. Spécialiste d’histoire industrielle et sociale, ses recherches concernent principalement les mines de fer et la sidérurgie en France du XIXe au XXIe siècle. Ses travaux abordent aussi le thème de la désindustrialisation.