Les Français d’Afrique du Nord, un destin inachevé ?

Les Français d’Afrique du Nord, un destin inachevé ?

15,00

Germaine Tillion considérait la minorité européenne durant la guerre d’Algérie comme un levain irremplaçable pour faire monter la pâte d’une Algérie algérienne où personne ne serait en trop. L’histoire se fit autrement…
Lorsque l’on évoque l’Algérie, période française, il semble légitime de s’interroger sur les populations qui l’habitaient. Si le statut de Protectorat, qui semble dès le départ n’être que temporaire, au Maroc et en Tunisie, pose moins de problèmes de compréhension, la réalité en Algérie est tout autre.
La longue présence française a en effet fait naître un peuple nouveau avec une culture particulière faite de mélanges identitaires. Son histoire remonte en effet à la grande vague de migration qui se porta sur les côtes d’Afrique du Nord au XIXe siècle. Ces migrants provenaient de différents pays d’Europe. Ils étaient pour la plupart italiens, maltais, espagnols, français… Tous européens d’horizons divers qui pourtant se rassemblèrent sous une même appellation : les Français d’Afrique du Nord. Si 1896 semble le moment charnière où le nombre d’Européens nés en Algérie dépasse celui des immigrés, peut-on pour autant parler de la naissance d’un peuple original ?
De plus, derrière cette image, une réalité plus complexe se profile au gré des différentes mesures adoptées par la Métropole quant aux questions de nationalité et de citoyenneté, incluant les uns pour mieux exclure les autres. Une nation pouvait-elle réellement se construire dans de telles circonstances ?

ISBN

978-2-36013-475-5

Format

16 x 24 cm

Cet ouvrage, issu d’une journée d’étude, a pour but de clore le cycle initié dès 2011 et est le sixième de la collection « Cahiers pour la mémoire de tous et la mémoire de tout ». Il s’inscrit dans la ligne fixée dès la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie, qui considère la relation structurelle entre la France et le Maghreb comme un fait, avec ses parts de lumière comme ses parts d’ombre, dont seules l’étude et l’analyse distanciée permettent de créer les conditions d’un dialogue apaisé.