Une queue de plus de 50 mètres s’étirait dès le premier jour du Salon du Livre Africain dans l’après-midi de samedi 21 mars devant le Réfectoire des Cordeliers, en plein quartier latin. À l’intérieur, l’effervescence de toute la production de l’édition francophone et sur l’Afrique avec plus d’une centaine d’éditeurs venus de Tombouctou, Dakar, Antananarivo ou Paris et des libraires de Belgique (comme Ici sont les lions), de Madagascar (comme Mille Feuilles) ou d’Alger (l’historique Le Tiers Monde), sans oublier nos amis Pariso-persans du Tiers Mythe. Et près de 250 auteurs et autrices en dédicaces comme, chez Riveneuve, Loïc Hervouet et Éric Magamootoo, Youssouf Sangaré et Joël Assoko, Zadig Hamroune et Boniface Mongo-Mboussa et, en clôture après un débat « L’Afrique contre la démocratie » qui a réuni plus de 120 personnes avec le journaliste Pierre Haski et l’adjoint au maire Arnaud Ngatcha sous le feu nourri des questions de Léocadie Ebakissé, Ousmane Ndiaye et Hatem Nafti ! Cette 5e édition d’un salon qui monte, qui monte, est aussi l’occasion de belles rencontres ou retrouvailles comme l’éditrice romaine Barbara Ferri (qui publie Elgas), l’ancienne libraire en Égypte devenue consultante pour le développement du livre en Afrique Agnès Debiage, le directeur du salon Erick Monjour ou le gérant de la librairie La Petite Égypte dans le Sentier Alexis Argyroglo. Un succès confirmé par l’affluence du dimanche en dépit des premières chaleurs de printemps.