Du 17 au 20 mars, Jérôme Heurtaux a présenté son livre Le droit international est-il mort à Gaza ? au pays de la Convention de Genève. Au Pôle Sud de Lausanne, le 17 mars, le Groupe actions critiques de l’université, l’association Lausanne-Palestine et Camp-Uni ont réuni une quarantaine d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et de citoyens. Introduits par Timothé Chételat et modérés par l’étudiante en droit international Pauline Yolal, de vifs échanges ont souligné l’impuissance du droit international à répondre aux attentes du peuple palestinien et la fausse universalité qu’il promeut. Les participants, certains ayant organisé un long campement en faveur de la Palestine à l’université et obtenu la non-reconduction des accords de coopération avec les universités israéliennes, ont exprimé leur attachement, réel mais contrarié, au droit international. Conscient de cette contradiction entre un droit précieux mais non appliqué, donc dévalorisé, Jérôme Heurtaux a néanmoins énuméré les atouts qu’il conserve. Même débat avec un public de journalistes, d’experts, de diplomates et d’humanitaires, réunis au grand salon du livre de Genève le 18 mars sur le Pavillon des cultures arabes géré par Alain Bittar, président de l’Institut des cultures arabes et méditerranéennes (ICAM). S’accordant sur la défaite totale du droit international humanitaire à Gaza, l’auteur a esquissé un horizon judiciaire, en insistant sur la mobilisation de la société civile. Puis, le débat s’est déplacé sur les formes de répression de la liberté d’expression et de la liberté académique dans les pays européens. Un groupe d’étudiants internationaux inscrit à Genève s’est attardé avec l’auteur jusqu’à la fermeture du salon ; signe de l’enjeu d’un réarmement civique du droit international. À Porrentruy, une cinquantaine de militants et de citoyens se sont regroupés dans la « salle conviviale » d’une maison de retraite à l’initiative des collectifs Jura Palestine et Freedom for Palestine de Belfort. La proposition de Jérôme Heurtaux de mobiliser les bonnes volontés autour des enjeux de justice a suscité d’intéressants débats qui se sont terminés par le partage d’un Totché typiquement jurassien réhaussé de zaatar palestinien.
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