«Trump mourra avant le droit international ! » a assuré samedi 5 mars le politiste Jérôme Heurtaux devant 74 personnes réunies à l’Institut du monde arabe de Paris pour suivre un débat autour de son livre « Le droit international est-il mort à Gaza? ». Dans la médiathèque comble, devant le directeur-general de l’IMA Chawki Abdelamir, la directrice de la bibliothèque Jalila Bouhalfaya et sa collaboratrice Nicola Hahn, l’auteur a répondu aux questions de son éditeur et du public pour conclure sur l’image du roseau qui plie mais ne rompt pas. Ainsi en est-il droit international ignoré des grandes puissances, écrasé sous les bombes à Gaza, en Ukraine, au Liban ou en Iran, criminalisé même comme l’Israel de Netanyahou, les États-Unis de Trump ou même certains députés ou ministres en France peuvent tenter de le faire en s’attaquant à des juges internationaux ou des rapporteuses spéciales des Nations-Unies. Et pourtant il tient ! Et mobilise toujours plus d’institutions, d’ONG, de pays pourtant marginaux ( comme le Nicaragua qui dénonce l’Allemagne pour complicité de génocide devant la Cour internationale de Justice, où la Palestine membre de la Cour pénale internationale ) et tout simplement de citoyens lambdas : on n’a jamais tant parlé de droit international depuis l’Ukraine et Gaza ! Comment expliquer toutefois que, encore aujourd’hui dans la plupart des médias français, parler de « génocide à Gaza » soit encore traité comme une opinion alors que le travail d’établissement de qualifications juridiques des faits est reconnu de toutes les instances et juristes dans le monde ? Et que faire pour défendre ce droit international, clé de voûte de l’État de droit pour les nations, au quotidien puisqu’il ne tient que par la foi et la vigilance des citoyens ? Eh bien déjà réclamer aux candidates et candidats des prochaines élections présidentielles quel est leur programme pour renforcer le droit international et restaurer l’autorité de l’ONU. Et pourquoi pas déjà celles et ceux qui tractent en ce moment pour les très proches municipales ?
Acheter le livre Le droit international est-il mort à Gaza ?










