L’enseignant-chercheur en sciences politiques, auteur de Le droit international est-il mort à Gaza ?, présentait son livre pour la première fois à l’étranger, à Tunis du 7 au 10 janvier, où il a reçu un accueil très favorable. Il est clair que la tragédie palestinienne est vivement ressentie dans ce pays, qui a accueilli le siège de la Ligue arabe avec l’OLP pendant de nombreuses années, et que l’actualité des provocations de Trump contre le droit international au Venezuela et au Groenland, après Gaza, l’Iran ou le Canada, avait de quoi susciter des questions. Dès le 7 janvier, au micro de Hatem Bourial sur Radio Tunis Chaîne internationale (RTCI), Jérôme Heurtaux a exposé ses motivations, insistant sur la nécessité d’élargir ses périmètres d’intérêt et de spécialité lorsque surgit une crise internationale qui heurte de plein fouet notre cadre moral et normatif.
Le lendemain, à la grande librairie Al Kitab – qui met bien en valeur les titres de Riveneuve –, il a rencontré un public d’étudiants, d’universitaires, de cinéastes et de militants qui l’ont interrogé sur la responsabilité des pays occidentaux dans la poursuite de la tragédie palestinienne. Cette réflexion s’est poursuivie le 9 janvier à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales, en compagnie du doyen, le professeur Wahid Ferchichi, et devant les étudiants et les chercheurs du Laboratoire de recherche en droit international et relations Maghreb-Europe (LR–DIERME), en collaboration avec l’Initiative Normes, Culture et Patrimoine et l’Association tunisienne pour les Nations unies (ATDU).
Ouverte par Ghazi Guerairi, professeur de droit et ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l’UNESCO, et Salwa Hamrouni, professeure de droit et secrétaire générale de l’Académie tunisienne de droit constitutionnel, la conférence a été animée par deux jeunes chercheuses, Eya Ben Hassen et Ghada Charrad. La réflexion a notamment porté sur l’invisibilisation de la recherche palestinienne s’agissant de la Palestine. Elle a également mis en lumière l’impuissance du droit international, dénoncé pour son indifférence et son inefficacité à l’endroit des revendications des Palestiniens.
L’auteur a néanmoins défendu sa thèse sur les effets latents et collatéraux du droit international, qui permet, sinon d’empêcher la survenue de crimes, au moins d’identifier et de qualifier ces derniers, et d’envisager des horizons judiciaires, même éloignés dans le temps. Un message porté le samedi 10 janvier dans l’interview sur Express FM, dans l’émission d’Awatef Mzoughi, Géoexpress, où il a été interrogé sur l’actualité des entorses au droit international, qu’il s’agisse de Gaza, du Venezuela, de l’Ukraine ou du Groenland.
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- Le droit international est-il mort à Gaza ?, de Jérôme Heurtaux








