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Littérature et essais - Histoire - Proche Orient - Asie Océan Indien - Maghreb - Actes académiques - Amériques - Afrique
Collection Littérature

14 X 21 - 290 pages
isbn : 978-2-36013-099-3
Prix 20 €
Frankétienne, l'haïtien universel
Bernard Hadjadj

Comme entre l’arbre et l’écorce, entre Bernard et Franck, le coup de foudre, la connivence étaient inévitables. Comme une collision entre deux planètes : le Juif d’Afrique du Nord qui n’est chez lui nulle part et qui est partout chez lui et l’Haïtien le plus Haïtien qui soit, portant en lui toute la culture d’un peuple mais qui offre aux regards une peau qui dit qu’il est d’ailleurs. Deux egos qui se sont construits dans la souffrance, dans la différence, dans la pauvreté. D’un côté une locomotive qui tire tous et tout après lui, de l’autre un créateur qui n’a pas peur de ses fantasmes et de ses émotions.

Le livre renvoie constamment du vécu haïtien de Bernard au vécu de Franck. De la solidarité de Bernard, sur tous les fronts de la vie quotidienne rongée par la lèpre de la misère dans les bidonvilles de Port-au-Prince, sur tous les fronts de la culture ouverts par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 (bibliothèques détruites, archives et livres à ramasser, fresques à sauver…), à la prescience de Franck pour qui c’est le tremblement de terre tous les jours il y a l’espace d’une amitié, le récit de deux vies. C’est l’initiation à l’œuvre de Franck dont bien des clés nous sont données, c’est aussi le parcours d’une vie qui voit se profiler, aboutissement de toute une œuvre, un Nobel de littérature qui se dérobe.

Patrick Vilaire, Michèle Oriol


J'écris donc j'éxiste
H K

« Ma nourriture, c’est les autres. En quelque sorte, je suis un vampire. Voleur d’âmes, emprunteur de destins plus exactement. Pas paparazzi, non ! « Gentleman-conteur », Arsène Lupin de l’écriture. Je m’approprie la vie d’autrui, un court instant. Et puis je repars, prenant soin de remettre à sa place chaque détail emprunté. J’écris comme je vis : passionné, têtu, obstiné, besogneux, enragé, amoureux, délirant, triste, amer, souriant, heureux, aveugle, criard, revanchard, survolté, angoissé, serein, calme… fou.
Tout comme cette fois où je me suis réveillé en nage à 3 heures du matin. Peut-on vraiment appeler ça le matin ? Morphée, cette nuit-là, avait fermé la porte à clé et ne voulait plus de moi dans son club « privé ». Je n’avais peut-être pas la tenue correcte exigée. Je pensais pourtant être un habitué. Dans ces cas-là, une seule chose à faire : Ecrire ! A 4 heures du matin donc, j’ai fini par prendre un stylo, mon cahier de brouillon et j’ai commencé à griffonner quelques idées pour un nouveau texte : « Le poète et le pirate ».

Kaddour Hadadi (HK), né à Roubaix en 1976, a roulé sa bosse en France et dans le monde comme auteur-compositeur-interprète dans le groupe de rap « Ministère des affaires populaires » avant de créer sa propre formation « HK et les Saltimbanks ». Citoyen du monde, au croisement de mille influences et passionné d’écriture – poésie, slam, chanson, chronique – il livre ici son tout premier roman aux accents secrètement autobiographiques.



12 x 20 cm - 160 pages
ISBN: 978-2-36013-089-4
Prix : 10 €



12 x 20 cm - 216 pages
ISBN: 978-2-36013-110-5
Prix : 10 €

Mémoires du Gange - 1930
Krishna Dev Upadhyaya

Traduction Catherine Servan-Schreiber

Dans le sillage des nouvelles de Premchand et de Tagore, Mémoires du Gange - 1930 fait partie du courant littéraire régional indien qui retrace la vie quotidienne des humbles, des « subalternes », et dépeint les formes de sociabilité villageoise dans l’univers de domination imposé par la loi des zamindars, les grands propriétaires terriens. Habitué des campagnes, curieux de l’âme paysanne, Krishna Dev Upadhyaya, par ailleurs folkloriste renommé, promène son regard de brahmane, sans complaisance ni parti-pris, sur le canton d’Entre-deux-Rivières, entre les bras du Gange et de la Ghaghara. Loin de mettre fin au système zamindari, le modèle colonial britannique ne fit que renforcer la pratique de l’usure et les privilèges. Droit de cuissage, confiscations des terres, expulsions des villages, exactions des milices et châtiments corporels, tels sont les moyens dont les riches disposent pour asseoir leur pouvoir à l’égard des pauvres.
A travers une galerie de portraits frivoles, féroces, tragiques ou cocasses, Mémoires du Gange - 1930 révèle le poids toujours écrasant des inégalités sociales, des règles de mariage, et des interdits religieux. Mais au-delà des apparences surgissent des échappatoires, des surprises, faisant entrevoir des images moins convenues.

Catherine Servan-Schreiber est chercheur au Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud (CNRS/EHESS) et chargée de cours à l’INALCO. Elle travaille sur l’histoire de la main d’oeuvre rurale bhojpurie en Inde du Nord et à l’île Maurice ainsi que sur les industries culturelles indiennes.


Un os dans la gorge des dieux
Gaston Zossou

Quand un homme projette de s’attaquer à l’ordre établi, il doit se préparer à payer le juste prix de son audace. Car il crée dans l’esprit des gens du commun, l’idée qu’une révolution est possible ; cependant que les progrès durables s’opèrent en douceur, par l’érosion lente des rochers antiques qui bordent les consciences. Les changements brutaux sont autant de cas de viol. Ici, la victime est la masse des choses anciennes. Ainsi, l’homme qui prend la tête d’une remise en cause radicale du statu quo doit aussi monter une garde sévère. Le moindre relâchement de sa part peut lui être fatal. Il n’est pas prudent que celui après qui remuent une multitude de bouches s’aventure sur le rebord herbeux et glissant d’un vieux puits profond et qu’il ait soif de toutes les eaux. La chute peut être fulgurante. Les humains savent confectionner des pièges ingénieux, afin que l’ennemi y tombe.
L’esprit de l’homme est enclin aux mêmes mouvements, en tous les points de la terre. Les bourreaux tissent des toiles malignes. Les victimes exposent des fragilités inéluctables. Il en est dans la suite luxueuse d’un grand hôtel new-yorkais comme dans une hutte misérable d’une brousse d’Afrique. Pourvu qu’il y ait un enjeu. Même s’il est toujours trop tard pour résister à la tentation !


Format : 12 X 17,5 cm - 224 p.
ISBN ISBN 978-2-36013-087-0
Prix : 10 €



14 X 21 cm - 218 pages
ISBN: 978-2-36013-081-8
Prix : 20 €
Le détroit
L'Occident barricadé
Mustapha Nadi
Roman

Entre Atlantique et Méditerranée, Afrique et Europe, le Djebel Tarek… Croisée de deux mers et de deux continents, passage et clôture à la fois, le détroit, verrou entre deux mondes, porte le nom de ce bloc. Patient, il attend des destins de passage, éternelle sentinelle d’une géographie d’exclusion.

Bilal un instituteur malien, Tarek un éducateur algérien et Yacine un bachelier marocain cherchent à passer le détroit de Gibraltar. En apparence, une histoire banale de traversée, cynique rubrique des chiens noyés, maintes fois racontée. Profitant du changement de siècle, un passeur les transporte avec d’autres candidats à l’exil. En attendant les barbares, l’Europe est barricadée.
Quelques mois plus tard, à l’envers du décor, du bon côté du détroit, un quinquagénaire franco-marocain quitte Paris à la recherche de Yacine. Au gré de la bande son d’un road ma vie, le Maroc défile. Il retricote « ses » identités nationales et sa culture entre deux chaises. En arrière plan des sixties de ce si gentil royaume fraîchement indépendant, la présence post coloniale et ses « bienfaits », l’école française et ses instituteurs, des vies et des villes comme elles vont : Abdelkrim, Martin, Diego, … Casa, Tanger, Marrakech…
Au-delà du détroit et du passage de siècle, que sont devenus Tarek, Bilal et Yacine ?

Roman d’une géographie humaine fragmentée, évoquant par touches un passé et un présent communs à la France, à l’Espagne et au Maroc. Le détroit de Gibraltar en est le personnage principal. Même les parallèles finissent par s’y rencontrer.

Mustapha NADI est né à Marrakech en 1957. Après le Lycée Lyautey à Casablanca, il suit des études scientifiques à Clermont-Ferrand et à Nancy. Il soutient une thèse de Doctorat en électronique et une Habilitation à diriger des recherches. Professeur à l’Université de Lorraine, expert en électronique biomédicale auprès de plusieurs organismes internationaux, il a dirigé de 1996 à 2006 le laboratoire de recherche en instrumentation électronique de Nancy. Ses recherches portent sur le bio électromagnétisme et la mesure électronique sur le vivant.


L'Archipel des hommes sans os
Dominque Batraville

L’Archipel des hommes sans os regroupe neuf nouvelles inscrites dans l’imaginaire caribéen et créole. Les personnages des différents textes de ce livre évoluent dans un monde qui rappelle à la fois le réalisme merveilleux de Jacques Stephen Alexis et le rythme tourmenté des récits de Julio Cortázar. L’auteur cerne avec force le tragique post-séisme haïtien, le grand rire créole et l’absurde du quotidien insulaire.

Dominique Batraville, poète, critique d’art, acteur de cinéma, écrivain et journaliste, a reçu plusieurs prix dans la Caraïbe pour son travail littéraire.
La plupart de ses écrits (recueils de poèmes, pièces de théâtre, contes pour enfants) sont traduits en portugais, en espagnol et en anglais. Batraville situe son mode d’écriture dans ce qu’il appelle lui-même la « poétique tempérée de la schizophrénie ».



12 x 20 cm - 102 pages
ISBN: 978-2-36013-073-3
Prix : 10 €


14 X 21 - 118 pages
ISBN : 978-2-360-13-075-7
Prix 15,50 €

L'enchatement d'Uriel
Récits et nouvelles

Claude-Raphaël Samama

Les récits et nouvelles de ce recueil invitent le lecteur à découvrir un imaginaire onirique mais aussi réfléchissant du monde.
Les fictions prodigieuses : L’enchantement d’Uriel, La lune et l’infini, La supplication des langues, La guerre, La tablette de Babel ou celles d’une proximité inquiétante : L’image, Le cimetière marin, Le papillon, font signe d’une étrangeté, entre ce qui peut surprendre ou installe l’énigme. Le procès articule et oppose un usage du monde libéré à ses empêchements.
La prophétie, le savoir, la création, les rêves ou la mort sont ces versants de la réalité humaine qui renvoient à un fantastique dont ils sont les porteurs inconscients ou les révélateurs d’enjeux cachés.
Les histoires de ce livre, sous la parabole et le choix d’une forme narrative, optent pour le parti pris d’une surréalité potentielle, singulière, inédite ou dévoilant un déjà là qui guette.
Le symbolisme qui les traverse rappelle aussi, au-delà d’une mise en scène, la permanence de thèmes marqués par l’intemporalité et ce qui alors, les accompagne d’universel.

Philosophe, auteur, critique et poète, Claude-Raphaël SAMAMA a publié des ouvrages théoriques ou littéraires et de nombreux textes ou articles parus en revue. Spécialiste des problèmes identitaires et de civilisation, il est le directeur éditorial de la revue d’anthropologie philosophique et historique et d’herméneutique : L’Art du Comprendre. Site internet : www.claude-raphael-samama.org.


Les ailes de l'exil
un destin libanais
Tanya Leroy
Roman

Beyrouth 1979. Une petite fille, Carla, écoute apeurée le martyre de sa ville sous les bombes et la mitraille. La guerre fait rage mais n’empêche pas les week-ends à la plage, les réunions de famille, les sorties au restaurant. Ses parents se disputent et se séparent. Les combats s’intensifient et c’est le temps de la fuite à Chypre avec ses grands-parents, laissant derrière elle l’ami d’enfance et la terre des origines. Le remariage de sa mère les emmène à Bruxelles, où elle découvre cette Europe du Nord insoupçonnée, et l’exil qui s’installe désormais.
1996. Carla a grandi et c’est à son tour de fonder une famille. Entre ces deux dates, le destin nomade d’une femme libanaise à l’image de celui de toute une génération, entre les souffrances d’une guerre qui ne s’est jamais vraiment achevée et les espoirs fous, la force de la famille éclatée au quatre coins du monde, les traditions, et surtout, cette incroyable résilience face à la vie.
Née à New York (USA) en 1971 de mère libanaise, Tanya Leroy a passé son enfance à Beyrouth, au Liban. Elle vit en Ile-de-France avec son mari et leurs deux enfants. Traductrice, elle enseigne l’anglais et signe avec les Ailes de l’Exil son premier roman empreint d’autobiographie.


14 x 21 cm - 494 pages
ISBN: 978-2-36013-0079-5
Prix : 15 €


Format : 12 X 17,5 cm - 98 p.
ISBN 978-2-36013-066-5
Prix : 10 €

Villa des amandiers. De constantine à Arras (1837-1962)
Anne-Marie Marcel

Lorsque Reine Delcambre, l’année de ses vingt ans, retrouve Constantine pour les vacances après ses examens à la faculté d’Alger, elle ne sait pas que tout va changer pour elle. Jusque-là, elle a vécu sans se poser de questions, entourée de l’affection de grands parents qui l’ont élevée Villa des Amandiers, une grande maison faisant face à la ville. Constantine, au décor impressionnant, construite sur un rocher presque entièrement entouré de précipices et conquise de haute lutte par les troupes françaises en 1837, après un siège sanglant.
Rien ne semble avoir changé pour Reine dans la splendeur de l’été, les grands-parents aimés, le jardin, les amis, les rites domestiques. Dans le salon aux meubles Louis-Philippe, elle rêve toujours devant le portrait d’un jeune homme au mystérieux destin : Charles Delcambre.
Mais nous sommes en juin 1955. Ce qui a commencé en novembre 1954, l’insurrection algérienne, est en marche et ne s’arrêtera plus. L’Histoire va faire fait voler en éclats le paradis provincial. Reine découvre peu à peu le vrai visage de sa ville grâce à l’amour qu’elle éprouve pour un lointain cousin d’Arras, Yves, venu faire son service militaire à Constantine. A travers les discussions souvent douloureuses qui opposent le « métropolitain » agrégé d’histoire et la jeune bourgeoise « pied-noir » apparaissent les déchirements d’une génération marquée à jamais.
A l’arrière-plan, on assiste au dénouement d’une énigme : le destin tragique de Charles Delcambre, le jeune homme au portrait, lui aussi broyé par le drame de la conquête de 1837.


Le café de l'imam

Fadéla M'Rabet

Le café est un lieu magique : ignorant les limites du temps et de l'espace, il permet une libre circulation de l'imaginaire entre le présent et le passé, réveille des émotions qu'on croyait oubliées, ressuscite des pans entiers de notre existence. « C'est le patio à portes ouvertes, sans la contrainte sociale (...), un territoire libre (…), où je deviens un lieu de résonance de voix nouvelles et de voix retrouvées,…un lieu de passage de fantômes et de revenants », écrit Fadéla M'Rabet dans son nouveau livre, à l'écriture tantôt poétique et nostalgique, tantôt cinglante, mais toujours fluide et limpide, et d'une très haute tenue.

Ainsi, de Constantine à Samarcande, de Vienne ou de Venise à Istamboul, de Boukhara à Paris ou Alger, Fadéla M'Rabet évoque une existence toujours ouverte sur les autres : au-delà d'elle-même, c'est aussi dans la vie des êtres qu'elle croise et des sociétés qu'elle parcourt qu'elle nous introduit. Telles cette rencontre avec l' imam de Sarajevo, ou ces retrouvailles imaginaires avec Arthur Schnitzler, Mahler ou Kokochka au célèbre café Griensteidl à Vienne. Presque à chaque page surgit un souvenir qui en appelle un autre, toujours avec émotion, parfois avec colère, quand surgit l'évocation des tartuffes et des imposteurs.

Mais c'est une autre image, plus réjouissante, que l'auteur nous donne en terminant son récit : feuilletant, à l'aéroport d'Alger, la presse nationale, Fadéla M'Rabet découvre dans El Moudjahid un article élogieux sur le Sila 2010, qu'illustre en grand sa photo. Il y a 45 ans, le même quotidien orchestrait son linchage médiatique…


Format : 120 X 175 cm 128 pages
ISBN 978-2-36013-059-7
Prix : 10 €



14 X 21 cm - 195 pages
ISBN: 978-2-36013-048-1
Prix : 15 €

La nuit du Tagueur

Nathanaël Fox

Préface d'Alain-Dominique Gallizia

Collection Urbania

Richard Killroy est un peintre en pleine crise. Alors qu'il se sépare de la femme, leur fils David, 17 ans, entre en rébellion contre lui en intégrant un groupe de tagueurs. Le meurtre inexpliqué de l'un des membres du groupe plonge David dans le désarroi. Pour se rapprocher de son fils, Richard tente d'élucider ce crime. Mais l'affaire se corse lorsque lui parvient une lettre étrange, telle une flèche tirée d'un passé qu'il ne soupçonnait pas. Ce roman interroge les liens entre art moderne et art de la rue (le tag) par le biais du conflit des générations.

Dans sa main, une bombe aérosol. Un sentiment irrépressible le conduisait à taguer son nom stylisé partout où il le pouvait. En traçant ses lettres sur la surface décrépite, quelque chose en lui cédait. Une lumière intérieure l'irradiait: il voyait très clairement un fleuve puissant et secret l'entraîner.

C'est le premier roman sur l'univers du tag préfacé par Alain-Dominique Gallizia ,
collectionneur et spécialiste mondial du tag.


POUPAK

conte philosophique iranien

 Hormuz Kéy

Poupak est un oiseau gris au regard vif et étonné : quelques plumes très noires et longues dépassent de son petit corps. Il arrive de l'autre côté du désert, à Hormuzabad, aux portes du désert iranien pour retrouver la paix …

Mais ici, comme là-bas, il est fébrile et inquiet. Pour apaiser son esprit troublé, il demande l'adresse de Dieu à tout le monde mais personne ne sait lui répondre. Un jour pourtant, un vieil oiseau, avant de mourir, la lui murmure à l'oreille. Aussitôt Poupak lance un appel à tous les oiseaux et se perche sur la plus haute branche d'un vieil amandier, dans un village abandonné, pour tenir un long discours. Des créatures dont les races, les tailles et les couleurs sont confondues se pressent sur le sol…

Très attentifs, les oiseaux écoutent Poupak, qui les invite tous à le suivre pour contempler Dieu en personne. 

Une fois sa harangue terminée, Poupak descend de la branche qui lui a servi de tribune et tous les oiseaux se rassemblent autour de la fontaine pour s'abreuver, avant de s'envoler vers la montagne d'Alborz, près de Téhéran : là où se situe la demeure de Dieu. Le voyage prit une nuit entière, nuit obscure et glaciale. A l'aube d'une journée ensoleillée ils atteignirent l'Alborz. Ils réunirent leurs forces pour ouvrir la grande porte. Poupak, escorté des autres oiseaux, pénétra dans la demeure de Dieu. A l'intérieur il n'y avait rien, hormis la poussière et un miroir immaculé.

Cependant nul n'ouvrit le bec pour décrire ce qu'il avait vu dans le miroir…

Hormuz Kéy porte le même nom que son village natal planté au bord du désert tout près de Yazd en Iran. Écrivain et cinéaste, il enseigne le cinéma à l'Université de Marne-la-Vallée depuis 2003. Il a réalisé  notamment « Filles d'Iran,  un chemin secret dans la montagne », " La vie est une goutte suspendue » et co-réalisé "Jardins du paradis"...


120 X 175 cm - 193 pages
ISBN: 978-2-36013-052-8
Prix : 12 €


Taille 12 x 17.5 cm - 268 p.
ISBN: 978-2-36013-050-4
Prix : 15 €

À Dongora, coulera à nouveau la rivière

Roman

Cheick Oumar Kanté

Des lecteurs de tous pays, de tous âges, de toutes conditions, des deux sexes, téléphonent, envoient des lettres par la poste ou par le courrier électronique à leur auteur favori. Certains lui dédient des poèmes, d'autres lui conseillent des sujets ou des styles d'écriture, tous lui suggèrent un grand rendez-vous : un « apéreau-livres » suivi d'un pique-nique littéraire. Le lieu des retrouvailles ? Dongora ! Bords de rivière d'un genre de pays perdu évoqué par l'auteur sorte de paradis littéraire à gagner en participant à sa construction.

Parviendront-ils à le convaincre du bien-fondé d'une telle rencontre ? Réussiront-ils pendant ou après, sinon avant, à inspirer quoi que ce soit à l'écrivain ? D'ailleurs, tous lui sont-ils fidèles sans aucune arrière-pensée ? Et, un drame ne se profile-t-il pas à l'horizon ?

Après trois essais, un récit, un recueil de nouvelles et un « recueil » de poèmes, Cheick Oumar KANTÉ revient au roman, celui-ci est son quatrième. D'éducation et de culture peules malgré un patronyme sosso-mandingue, il se sent « ivoiro-centrafricain » mais aussi « franco-européen » en raison de ses nombreuses pérégrinations. Mieux, il s'estime « afro-humain » sans cesser pour autant d'être un « fieffé Guinéen »…


Et si c'était écrit ?

Christophe Bigeonneau

Le jeune homme reste figé. Le temps aussi vient de s'arrêter. Il n'entend plus son fils et ne sent plus sa main dans la sienne. Sa douleur semble soudainement partie. Une fraction de seconde aura suffit pour qu'une image immobilise son cerveau et neutralise tous ses sens. Plus rien n'existe. Il est nulle part, le corps tétanisé. Son regard est collé sur le bas de la jambe droite de cette femme qui pose un pied au sol et s'apprête à descendre côté passager. Il ne l'a pas encore vue mais sait déjà qu'il ne se trompe pas.

Pour faire partie des grands de ce monde, Séverine invente une seconde vie. Mais que vient y faire Marc ? Jusqu'où est-il maitre de sa vie ? Est-il manipulé ou manipulateur ?

Et si c'était écrit ?


12 X 17,5 cm - 212 pages
ISBN: 978-2-36013-033-7
Prix : 12 €


12 x 17.5 cm - 128 pages
ISBN: 978-2-36013-039-9
Prix : 12 €

Place au cirque

Michèle Barbier

On les voit l'hiver dans les villages, les banlieues, et l'été au bord des plages… Ces petits cirques de famille n'ont pas de grande enseigne, mais viennent décorer les places de leurs chapiteaux aux dimensions modestes. D'eux, on ne connaît que les spectacles : le clown au nez rouge, à la veste bariolée et aux chaussures démesurées… les chevaux qui tournent sur une pise, les petits chiens facétieux, la jolie acrobate aérienne, les enfants de la balle dans leur numéro de cascade ou de contorsion… Et puis, le rideau se referme. On s'en va, le bâton de barbe à papa à la main…et on oublie ! Mais que sait-on de la vie quotidienne de ces artistes itinérants, qui apprennent leur métier sur le tas, de génération en génération ? L'auteure a puisé dans ses propres souvenirs pour en dresser un portrait vivant et attendrissant. Elle a vécu ou vu les anecdotes qu'elle raconte, empruntant le langage des circassiens, dévoilant leur humour, leurs ruses, leurs tendresses et leur implacable lucidité. Ce roman-réalité fait découvrir l'âme de ces familles de cirque. Un monde où on jongle avec l'inconnu, entre chance et malchance, bonne ou mauvaise recette, caprices du temps, humeurs des villes d'accueil… où l'on perpétue la valeur sacrée des arts de la piste : la Tradition. Avec, en toile de fond, l'esprit du cirque et le travail en famille.


Alger
un théâtre de revenants
Fadéla M’Rabet
Récit

C’est une sorte de symphonie à voix multiples que Fadéla M’Rabet nous présente dans ce nouveau livre, écrit, comme tous les autres, dans une belle langue poétique. Mais à la différence des précédents, qui s’organisent autour d’un personnage principal celui-là constitue une sorte de fresque historique où se succèdent des personnages d’hier et d’aujourd’hui. Alors que l’indépendance permettait, en principe, toutes les innovations, la pièce que jouent la plupart des Algériens d’aujourd’hui n’est que la reproduction d’une autre, écrite par des ancêtres qui ne sont même pas les leurs et qui leur font la loi. Moeurs, tenues vestimentaires, attitudes, croyances sont un mélange de modernité superficielle et de passéisme borné, et qui retrouverait l’Algérie 47 ans après sa victoire
contre le colonialisme aurait l’impression de s’être trompé d’époque, de pays, de pièce, de personnages. Tristesse des rêves avortés et des illusions perdues ? Sans doute. Mais Fadéla M’Rabet ne donne pas, pour autant, dans un pessimisme intégral, elle « rêve de jeunes filles surfant sur les vagues » et entend déjà, même si elles restent très discrètes, leurs voix, des « voix qui ne sont pas celles de leurs mères, rauques, brisées par le
chagrin, mais celles d’un nouveau monde. »
Fadéla M’Rabet, féministe algérienne de la première heure, est docteur en biologie. A la suite de la publication de La Femme algérienne (Maspero 1965) et de Les Algériennes (Maspero 1967), elle est interdite d’enseignement, de médias et doit quitter l’Algérie. Parisienne, elle a été maître de conférences et praticien des hôpitaux à Broussais Hôtel-Dieu.


12 x 17.5 cm - 107 pages
ISBN: 978-2-36013-006-1
Prix : 10 €



12 x 17.5 cmcm - 150 pages
ISBN: 978-2-36013-007-8
Prix : 10 €

Une femme d'ici et d'ailleurs
Fadéla M'Rabet

Fadéla M'Rabet poursuit ici son autobiographie. Au-delà des tranches de vie évoquées (ses études, ses amies, son mariage avec un Français), elle porte un regard à la fois tendre et critique sur les femmes et les hommes qu'elle croise dans les pays qu'elle parcourt. Elle découvre les somptueuses Maliennes de Bamako, joyeuses malgré la dureté de leur vie, la magie de la rue africaine, évoque en contrepoint les foules tristes du Maghreb et se souvient du rire et de la joie de vivre de ses amies étudiantes de Strasbourg auprès de qui elle a découvert une vie différente. Puis brosse au vitriol le portrait de ces beurettes aliénées qui, barricadées derrière leur voile, hantent nos rues comme de véritables ghettos ambulants.

Une parole de femme, en toute liberté.

Fadéla M'Rabet, féministe algérienne de la première heure, est docteur en biologie. A la suite de la publication de La Femme algérienne (Maspero 1965) et de Les Algériennes (Maspero 1967), elle est interdite d'enseignement, de médias et doit quitter l'Algérie. Aujourd'hui Parisienne, elle a été maître de conférences et praticien des hôpitaux à Broussais Hôtel-Dieu. Elle a également publié, en septembre 2008, chez Riveneuve Editions :  Une enfance singulière  et  Le Muezzin aux yeux bleus.


Une enfance singulière
Fadéla M'Rabet

Une enfance singulière est d'abord le récit d'une enfance algérienne. Celle d'une petite fille à qui sa grand-mère, Djedda, dont la maison est un peu celle du bonheur, fait découvrir la vie. À ses côtés, l'enfant apprend le monde – et en particulier le monde des femmes. Oncles et tantes, frères et sœurs, parentèle et voisins, l'univers de la narratrice est simple, chaleureux, même si la cohabitation avec les pieds-noirs n'est pas toujours exempte de malentendus. L'adulte qu'elle devient sera confrontée au monde des hommes, chaleureux, violent à l'occasion mais aussi inquiet et désespéré. Machiste, voire haineux à l'endroit des femmes. À travers son histoire et celle de bien d'autres femmes, Fadéla M'Rabet met en lumière le tragique de la condition féminine dans une société qui reste – pour les hommes comme pour les femmes, profondément mortifère


12 x 17,5 cm - 120 pages
ISBN: 978-2-914214-43-8
Prix : 10 €


12 x 17,5 cm - 96 pages
ISBN: 978-2-914214-44-5
Prix : 10 €
Le muezzin aux yeux bleus
Fadéla M'Rabet

Le muezzin aux yeux bleus est le récit autobiographique de l'éducation morale d'un petite fille dans un milieu arabo-islamique éclairé du temps de la colonisation. À la différence de tant de Maghrébins qui se disent déchirés, Fadéla M'Rabet vit ses deux cultures d'une façon fusionnelle. Deux, et même trois personnages-clé lui ont permis, comme elle le raconte dans ce nouveau livre, de l'acquérir : le muezzin « aux yeux bleus », dont la voix s'élève comme un chant de fado, et qui la rend sensible aux beautés de l'arabe littéraire ; son père, surtout, qui joue dans sa formation un rôle majeur et dont elle nous donne ici un très beau portrait : parfait bilingue, à la fois croyant et rationaliste, il lui donne l'exemple d'un équilibre réussi entre la fidélité aux meilleures traditions de sa culture et l'ouverture aux apports d'autres cultures ; sa maîtresse, enfin, qu'elle admire. Ainsi, s'identifiant avec évidence à un père arabe qu'elle magnifie et une institutrice française qu'elle vénère, Fadéla M'Rabet s'initie en même temps à deux cultures et à deux langues, celle de Verlaine et celle de Mahomet. C'est cette éducation – linguistique, spirituelle, morale – que Fadéla M'Rabet nous présente dans ce livre écrit dans une belle langue sensuelle et poétique, où chaque mot est juste, où chaque phrase porte en elle de multiples résonances et associe, dans une musique très personnelle, « toutes les saveurs, tous les parfums d'Arabie » et la rigueur de la rationnalité cartésienne.

Frankétienne
Melovivi ou Le piège
suivi de
Brèche ardente

Né le 12 avril 1936, Frankétienne a publié plus d’une quarantaine d’ouvrages. Poète, romancier, dramaturge, artiste-peintre, musicien, jouissant d’une audience à la fois nationale et internationale, Frankétienne est l’un des écrivains et des artistes majeurs d’Haïti, dont il a profondément marqué et marque toujours la création contemporaine.
La pièce théâtrale « Melovivi » ou « Le Piège » est une remarquable illustration de la Spirale, forme littéraire impliquant l’esthétique du chaos. Ecrite en décembre 2009, cette œuvre, où se dessine une dimension écologique universelle, anticipe et retrace d’avance la terrible catastrophe qui allait ravager la terre haïtienne soumise aux déglingailles épileptiques démentielles du séisme du 12 janvier 2010.

Quant à « Brèche Ardente », elle affirme et matérialise la densité, l’intensité et la transcendance créatrice de la parole poétique, novatrice et subversive. « Brèche Ardente », beaucoup plus pure que le néant. Beaucoup plus envoûtante que la lumière d’un astre émergeant de la beauté d’un désastre énigmatique.
Invention et douleur. Appel et déchirure. Violence et tendresse. L’œuvre de Frankétienne interpelle, interroge, dérange, propose, s’impose, entre ténèbres et clartés, comme l’une des productions les plus fortes de la littérature d’aujourd’hui.

Célébration tempête nouvelle à hautes couleurs femelles avec mamelles caraïbes tropicales en exercice de sexe pour une sanglante copulation.

La fumée d’un mirage

à splendeur irréelle.

Et la vie qui renaît

brèche ardente érotique

beaucoup plus pure que le néant

beaucoup plus forte que le danger.

Astre

émergeant d’un beau désastre.


16 x 24 cm - 244 pages
ISBN: 978-2-36013-019-
Prix : 20 €


12 x 17,5 cm
286 pages
ISBN: 978-2-914214-77-3

10 €
Crabe de métal pur
Gaston Zossou

« Notre savoir-faire et notre outillage sont pour nous des choses sacrées. La première anime et inspire notre dévouement, la seconde prolonge et affine nos doigts, afin que nous nous acquittions dignement de notre tâche. Qu’est ce que la tondeuse, s’il n’y a pas des têtes à tondre ? La tondeuse ! Elle tond, mais n’accueille pas le client, ne le console pas, ne lui sourit pas, ne le distrait pas, ne le raccompagne pas, ne demande pas des nouvelles de la famille du client. La tondeuse tond ce qui est à la portée de ses mandibules. Quant à vous autres, le vrai travail vous revient. Dès lors que le client s’assoie sur votre fauteuil, que vous l’avez ajusté et ceint à son cou la blouse de protection, souciez vous de son prochain retour chez vous, et travaillez-y. Le repas de ce jour qui ne prépare pas celui de demain n’est qu’un ajournement de la faim. Le sort vous a confiés à mes soins, il ne sera pas dit demain que j’ai manqué à mon devoir de vous enseigner. » Le mal que l’on fait, par manie, a migré. Il a quitté l’Afrique traditionnelle de nos sortilèges et s’est fait une place forte dans le monde moderne. Cependant un rien préserve la vie de l’innocent et promène, devant ces yeux éblouis, la silhouette floue du bonheur, comme pour nous dire qu’il faut croire au bien, par une manie adverse, et agir.

Ces gens-là sont des bêtes sauvages
Gaston Zossou

« Du temps où j’étais dehors, j’entendais parler de voleurs et de vols, rien que de l’amateurisme ! Ici c’est l’art à son sommet, la technique dans ses plus subtils raffinements. Dans cette enceinte, si quelqu’un te serre la main et se retire, assure-toi que tes cinq doigts sont encore en place, c’est comme de la magie noire ! Ici on nous enseigne qu’il faut être silencieux mais rapide comme la foudre qui descend, frappe et rengaine. Au troisième jour de mon arrivé dans ce pays, j’entrepris de me faire bouillir quelques tubercules. Je formai, à l’aide de trois pierres, un foyer, où je fis du feu en plein soleil. Je plaçai la marmite de tubercules sur le foyer et posai dessus son couvercle. Puis j’osai m’absenter la moitié d’une minute, juste ça, pour me procurer une pincée de sel auprès d’un voisin, vraiment à deux pas. Étaitce déjà une faute ? À mon retour près de ma marmite, je crus m’être mal orienté. Il ne pouvait d’ailleurs pas en être autrement, puisque juste à l’endroit où je croyais avoir établi, en plein état de veille, ma cuisine de fortune, il n’y avait plus rien d’autre que le sol nu, et même des traces récentes de balai. Pendant que je regardais autour de moi pour me réorienter, un jeune ancien m’aborda et ironisa : je viens dire mes salutations au maître cuisinier. Puis j’ai compris.»
C’est sur ce ton plein d’humour et d’ironie que Gaston Zossou nous entraîne dans les aventures puis les difficultés du jeune Amila Lanta de la mission catholique où il enseigne, à l’engagement politique qui le mènera en prison.


12 x 17,5 cm - 256 pages
ISBN: 978-2-914214-47-6
Prix : 10 €


12 x 17,5 cm - 160 pages
ISBN: 978-2-914214-27-8
Prix : 10 €
Le Guerrier vénète
François-Pierre Niezery

Le Guerrier vénète est une sorte de condensé d'une histoire de la peinture, une histoire de la beauté cachée du monde vue à travers un morceau de vie d'un peintre breton. Immergé dans son monde, Yann n'est pas pour autant isolé dans sa bulle. La source de son art tient aussi bien du regard de l'Autre sur le chemin de Yann, c'est d'abord celui de sa femme Marie, à la fois fascinée par l'art de son mari et soucieuse de maintenir une distance sans laquelle son regard n'est plus Autre. L'Autre, c'est aussi Johan, l'ami belge, peintre de la ville et du fractionnement des âmes, à l'opposé de Yann, peintre des champs, de la pierre, et de la fusion corporelle et spirituelle. Et puis il y a Gaud, surgie d'un lointain passé sur le chemin de Yann, image de la séduction charnelle et de la tentation mondaine, qui ne réussira pas à détourner Yann du regard de Marie. Enfin, il y a Zacharie, le vieux curé atypique, conteur, sculpteur et pêcheur à ses heures, amoureux tout autant des secrets des mégalithes que des mystères de sa religion, celui dont la parole apaise les antagonismes et offre au regard de ses amis l'image de la réconciliation, ce tableau d'un peintre belge qu'il achète un jour dans une galerie de Vannes. " Ecrit " de la main gauche et de la main droite, il figure une sorte de face-à-face entre deux chevaux cabrés s'opposant l'un à l'autre et séparés par un mur qui semble infranchissable. Peu à peu, à mesure qu'on en prolonge la contemplation, le face-à-face, que le peintre a intitulé " En reflet " comme si le mur empêchait le regard sur l'Autre et ne laissait voir que l'image du regardant, s'efface et se transforme en un visage japonais, symbole de paix et d'unité retrouvée.


Le manteau blanc de Berlaymont
François-Pierre Nizery

L'Europe est-elle soluble dans la matière bruxelloise ? La rationalité à la parisienne, dont l'Europe s'est longtemps nourrie, est-elle compatible avec le surréalisme de la capitale belge ? Le Manteau blanc du Berlaymont suggère les contours de l'un des antagonismes fondateurs de l'Europe, à travers l'histoire d'un couple de jeunes fonctionnaires européens, Thomas et Barbara, sortis tout droit du " moule " parisien et confrontés rapidement à la surréalité belge et au regard d'un autre couple, Sonia et Jan, plongés dans leurs rêves (délires) artistiques et eux-mêmes résultats d'un métissage entre la Belgique et la Bohème , entre Sonia, modèle d'académie, et Jan, étrange sculpteur maniaque enfermé dans le mutisme absolu après ses années de détention pour dissidence sous le régime communiste.

12 x 17,5 cm - 128 pages
ISBN: 978-2-914214-28-5
Prix : 10 €


12 x 17,5 cm - 128 pages
ISBN: 978-2-914214-29-2
Prix : 10 €
Le Télescope
François-Pierre Nizery

Le Télescope est l'histoire d'une folie, celle d'un homme, Paolo, Breton par sa mère et Toscan par son père, donc amoureux des horizons vides, des déserts d'Armorique et des steppes arides de la campagne toscane autour de Volterra, si dépité par l'échec de sa maison d'édition parisienne qu'il en vient à rechercher la solitude absolue dans une île déserte quelque part au large de la côte sud du Morbihan. Pauline, sa femme, Cévenole et familière du désert protestant, porte la solitude en elle comme une marque de naissance mais ne supporte pas celle du regard sur l'espace vide qui entoure l'île. Son regard à elle est celui posé sur la paroi rocheuse de l'Aigoual, le regard sur un mur, la matière abstraite et éternelle de sa peinture. Car elle est peintre, évidemment. Elle fuira l'île lorsque la folie de Paolo prendra des proportions insoupçonnées au départ. Paolo avait l'habitude d'observer les étoiles avec son télescope. Un jour, tout bascule...
Romancier poète et peintre, François-Pierre Nizery est également l'auteur d'un essai littéraire consacré à André Chamson, publié en 2005 chez Bernard Gilson éditeur à Bruxelles. Il anime également des émissions littéraires sur Canal Académie, la radio sur Internet des Académies de France. Directeur honoraire des Communautés européennes, il est aussi membre du conseil scientifique de l'Institut international Transcultura et membre du comité de rédaction de Riveneuve Continents.


Retour de manivelle
Julien Kilanga Musinde

Josué a quitté très jeune son village natal à la conquête de nouveaux horizons et y revient des années plus tard avec toute sa famille, pour assister aux funérailles de son père. Il ne supporte pas le choc et tombe inerte au bas du « Mulela », un arbre symbolique, majestueusement dressé derrière la maison de son père. Inconscient, Josué se voit blotti au bord de la rivière « Ayamo » attendant la barque vers l’autre rive, vers le royaume des morts. C’est dans cet état qu’il voit défiler les étapes de sa vie, qui dévoilent tout un itinéraire mythique, du monde rural initié aux secrets de la nature en passant par la ville d’Ubal jusqu’à celle de Vouillé où il a conquis de nouvelles cultures. Après avoir revu, comme dans un rêve, les méandres d’un passé insaisissable, un entretien avec une écrivaine au cours d’une table ronde à Vouillé, le ramène à ce jour de septembre où il a cru pouvoir couper le cordon qui le liait à ses racines. Belle illusion ! Il aperçoit dans l’eau, vers l’autre rive, son père, sa mère et son oncle Lukuki, tous déjà décédés, qui lui font de grands signes le suppliant de ne pas traverser la rivière fatale. Lukuki fait alors surgir des profondeurs la corne du buffle qui avait failli ôter la vie du père de Josué avant sa naissance. La seule vue de cette corne lui fait reprendre conscience. La fraîcheur de la rivière sacrée lui permet de saisir les réalités connues et inconnues de la vie et ravive ses souvenirs. Ce double retour – le retour à la vie et le retour au village – persuade Josué de continuer sa vie dans ce village mythique pour l’aider à se développer et transmettre des savoirs acquis ailleurs, tout en assurant à son tour la garde de la corne sacrée. Un retour en force au son du tam-tam et au rythme de la danse Tango qui le ramène au point de départ. Véritable retour de manivelle.
Docteur en langue et littérature françaises, puis professeur titulaire à la Faculté des Lettres de Lubumbashi en République Démocratique du Congo dont il sera recteur pendant sept ans, Julien Kilanga Musinde est aujourd’hui chef de la division langue française et langues partenaires au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie.


12 x 17,5 cm - 128 pages
ISBN: 978-2-914214-24-7
Prix : 10 €


12 x 17,5 cm - 176 pages
ISBN: 978-2-914214-38-4
Prix : 10 €
Algies
Sid Ali Boulaloua
Alger, juin 1996.
Je me rends au port avec pour tout bagage un léger sac de voyage en nylon noir.
Surtout pas de valise qui attirerait immédiatement les regards et en dirait assez sur mes intentions d'embarquer.
Il me revient à l'esprit le funeste "la valise ou le cercueil".
A mon tour de fuir ma terre...
Ecrivain, journaliste culturel et politique, Sid'Ali Boulaloua est né en 1951 à Alger-Casbah d'une famille nombreuse dont le père meurt sous la torture en 1957. Réfugié en France au titre de l'asile territorial dans les années 90 suite à des menaces de mort, il est accueilli à Aubervilliers en 2000.

Les Bonnes De Paris
Essai sur l'émigration des femmes maghrébines
Rita El Khayat

Voici un document sur les migrants et les femmes, nouvellement migrantes, leur vie dans l'émigration, leur arrivée dans ce processus de départ et d'exil, de tentatives de vie dans les pays d'accueil et de difficultés de tous ordres à tenter d'exister dans un milieu si différent du leur et si ardu à comprendre. Rita El Khayat, médecin et psychiatre, spécialiste de médecine du travail et d'ergonomie, ne pouvait traverser la vie des migrants et travailler sur la question avec Alain Goussot et Pino L. Trombetta, chercheurs italiens, sans écrire ce livre, un plaidoyer pour les femmes, un pamphlet contre leur exploitation, un récit de toute l'accumulation des données glanées patiemment ou dans la précipitation au milieu des émigrés, si dignes d'intérêt, si divers et si touchants dans leurs problématiques encore si peu élucidées. La situation se transformera pour le bien de tous les migrants car il faut lire, dans leur déplacement et leur recherche, d'autres possibilités, une orientation vers l'espoir d'une vie meilleure. Ce qu'il faut attendre et voir, dans quelques années : les femmes, par l'émigration, sont en train de dessiner un autre contour à la féminité. En émigrant par leurs seules volonté et capacité, elles traverseront des siècles en ne traversant que des espaces ! C'est un hommage rendu par l'auteur à ces jeunes filles et à ces femmes.


12 x 17,5 cm - 312 pages
ISBN: 978-2-914214-37-7
Prix : 10 €



14 x 21 cm
155 pages
ISBN: 978-2-914214-75-9

15 €
Caresser la cime des arbres
de Arny Iancu

Ce roman relate l’histoire d’une passion pour la musique qu’éprouve l’enfant Cornel, né dans la Roumanie stalinienne. Le lecteur pénètre ainsi dans l’univers sombre d’une époque où la survie se nourrissait souvent d’une dérision libératrice. L’enfance de Cornel est riche en événements. La rencontre avec l’apprenti tzigane de son père, grand virtuose de l’accordéon, est déterminante pour l’épanouissement artistique du jeune héros. Comment va-t-il réagir devant la persécution politique de ses parents alors que son talent le conduit jusqu’au coeur même du système ? Cornel séduit les foules. Le rêve le plus invraisemblable devient réalité.
Arny Iancu grandit dans la Roumanie des années cinquante. Il poursuit ses études au Canada et en France, pays qu’il choisit d’adopter. Entré dans l’administration, son parcours le conduit aussi à servir à l’étranger (Europe centrale et orientale, Proche-Orient, Afrique).

Hassan voyage
de Hassan Hourani

Ce recueil de poèmes, accompagné des illustrations de Hassan Hourani, déborde de beauté, d’amour et de sagesse, d’imagination et de vie et ce avec une rare simplicité. Ne cédant jamais au narcissisme, l’auteur est parvenu à voir comment son âme pouvait pénétrer les moindres phénomènes de l’être. Ce livre ne se perd jamais dans l’imaginaire mais reflète la profonde foi en lui-même de Hassan, ses forces de dépassement, les puissances d’amour et de vie qui l’ont habité jusqu’à la fin. Il croyait - et une telle croyance touchait réellement à la foi - qu’il avait quelque chose à dire à ce monde.
Ce discours qu’il se devait de tenir ne pouvait qu’emprunter la voie de la création, celle d’une mythologie personnelle, tendant à reconstruire le lien entre l’homme et l’univers, à reconsidérer ce que sont l’être et les créatures, dans un monde où l’homme semble coupé de ce qui l’entoure. La proposition d’une autre vie qui nous est faite ici est à la fois esthétique, humaniste et morale. L’auteur n’a jamais perdu de vue la fraîcheur de l’enfance et l’envol de l’imagination, propre à cet âge de la vie, son innocence enfin.
Natif de la ville d'Hébron, en Palestines, Hassan Hourani est artiste plasticien, diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Bagdad. Parallèlement à ses activités artistiques, il enseigne ensuite les arts plastiques en Palestine. Il meurt en août 2003 dans un accident dramatique au large des côtes de Jaffa.


12 x 17,5 cm - 104 pages
ISBN: 978-2-914214-19-3
Prix : 10 €


14 X 21 - 207 pages
isbn: 978-2-914214-92-6

Prix = 20 €
Au temps pour moi
Benabdalah Médiène

Au temps pour moi se voudrait une chronique romancée où les personnages priment sur l’intrigue.
Nasser, Catherine, Victor, Nadia, Solale et les autres protagonistes ne sont ni exemplaires ni mesquins. Ils ne portent pas leur croix mais ne se pavanent pas pour autant. L’amour, l’amitié, l’alcool, la famille, les conflits cimentent et défont leurs espoirs. Ils sont résolument citadins dans le troisième millénaire, celui des cultures multiples qui se croisent, se tolèrent et parfois se rejettent sans appel. Nasser, le narrateur, ne mérite aucune indulgence mais aucun mépris non plus. Il excelle dans l’art de s’éloigner de ceux qui l’aiment et réussit le tour de force de tourner le dos au bonheur qui est souvent si simple.
Benabdalah Médiène est né en France en 1958. Il grandit à Oran où sa famille s’installe dès l’indépendance de l’Algérie. À Paris, il se passionne pour la correction dont il fait son métier. Au temps pour moi est son premier roman.

Comme un cerf altéré brame
Thierry Quinsat

Jeune photographe de mode, Elisée Tachan choisit pour un temps une vie de Robinson volontaire dans une ruine, dans les bois, à la recherche d’une autre vie, ou d’une chimère. De nombreuses rencontres, singulières et parfois cocasses, viennent déranger ce lecteur de Rousseau et de Thoreau qui rêve d’utopie dans son ermitage.


14 x 21 cm - 182 pages
ISBN: 978-2-914214-72-8
Prix : 15 €


14 x 21 cm - 194 pages
ISBN: 978-2-914214-68-1
Prix : 15 €
Le sang du Baobab
Richard Binet

Evan, correspondant de presse au Sénégal, s’apprête à rentrer à Paris après dix-huit mois de mission. Quelques jours avant son départ il fait la connaissance d’une jeune Peule venue de la région du Fleuve chercher un emploi à Dakar et qui va bouleverser sa vie.
Il la suivra tout au long d’un voyage initiatique au travers du Sénégal, aux confins du surnaturel et du merveilleux.
Le Sang du Baobab est, sur fond de montée de guerre du Golfe, le récit dramatique d’un amour éperdu, primitif et charnel entre deux êtres que tout oppose qui tentent maladroitement, à cause et en dépit de leurs différences, de conjuguer leurs corps, leurs âmes et leurs destins jusque dans une folie destructrice.

Richard Binet est grand reporter à France 2, spécialiste du Continent noir. Il a couvert de nombreux conflits en Afrique, en Europe centrale, en Afghanistan et en Irak.

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