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Riveneuve A la une

Le désespoir voilé. Femmes et féministes en palestine
Norma Marcos

Femme, palestinienne et artiste, Norma Marcos retrace avec empathie la passionnante histoire du mouvement féministe en Palestine. Puisant à des sources anglo-saxonnes peu accessibles en France, reprenant des travaux européens et arabes, elle ouvre aussi son carnet d’adresses personnel. Depuis la première association caritative de chrétiennes aisées en 1903 jusqu’au blocage du processus de paix entre l’Etat israélien et l’Autorité palestinienne aujourd’hui, elle retrace la politisation du mouvement sous l’influence du nationalisme arabe. Sans gommer les débats houleux sur la place des femmes dans la société palestinienne. Elle nous fait entrer dans l’intimité de féministes emblématiques, issues des grandes familles, et témoigner des femmes de milieux plus populaires. Elle explore l’imaginaire culturel, à travers l’art et la littérature, pour retranscrire l’image des femmes à laquelle se réfère leur engagement politique et social. Les féministes palestiniennes sont souvent prises sous une double contrainte : celle de l’occupation israélienne comme celle d’une société qui garde ses archaïsmes, contraintes qui interagissent ainsi qu’avec celles de la mondialisation.

Norma Marcos, réalisatrice née à Bethléem, vit entre Paris, New York et sa ville natale. En 1994, elle signe « L’Espoir voilé », documentaire sur des femmes de Palestine, diffusé sur une dizaine de chaînes de télévisions européennes. Lauréate de plusieurs prix internationaux (Fondation Umverteilen, Villa Médicis hors les murs, Grand prix du meilleur scénariste...), elle est présente sur de nombreux festivals internationaux. Elle réalise le court métrage de fiction « Wahdon » (2012) et de nombreux documentaires comme « Fragments d’une Palestine perdue » (2011).


14 x 21 cm - 329 pages
ISBN: 978-2-36013-147-1
Prix : 20 €


Les nouveautés

12 X 20 - 112 pages
ISBN: 978-2-914214-174-7
Prix : 10 €

J'ai courru comme dans un rêve
Compagnie le Sans Cou. Mise en texte Igor Mendjisky

Préface de Wajdi Mouawad

Martin apprend qu’il est atteint d’une maladie grave, qu’il va être papa, qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. Tout à coup, pour lui et son entourage, la vie devient une urgence, une course folle dont le terme est connu mais dont le sens échappe toujours. Cette maladie plonge notre personnage dans une confusion entre rêves et réalité, rêves dans lesquels il rencontre un personnage énigmatique, qui se révèle être l’auteur de sa vie, l’auteur de la pièce de théâtre dont il est le personnage principal.
A travers cette expérience collective en perpétuelle mutation, dans laquelle tous les acteurs interagissent en tant que créateurs du spectacle, la compagnie Les Sans Cou se donne pour objectif de promouvoir un théâtre en mouvement, fondé sur la rupture, le décalage, l’improvisation, ainsi que le mélange des genres et la conjugaison des moyens d’expression : jeu, chant, musique, danse. Bref, un théâtre non formaté et vivant.


Le roi Farouk. Un destin foudroyé
Caroline Kurhan

Un journaliste français écrit en 1952 que «Le jeune Hercule est devenu Ubu roi». Rien ne pouvait mieux résumer l’évolution du règne du roi Farouk.
En 1936, il monte sur le trône, adulé et porté par une nation toute entière. Jusqu’en 1943, il entreprend de grandes réformes inscrites dans un plan quinquennal où figurent notamment la redistribution des terres et une politique de santé publique. Le premier roi «égyptien» de la dynastie est aussi un souverain très pieux qui souhaite restaurer le califat et entraîner son pays dans une politique résolument pro-arabe. Pour mener à bien ses réformes, il s’oppose aux Anglais et au puissant parti Wafd. Il doit aussi faire face à d’anciennes querelles de famille...
Tout s’arrête brutalement en 1943 après un violent accident de voiture qui marque le tournant du règne. Progressivement, il perdra la volonté de gouverner, deviendra un souverain obèse à la réputation sulfureuse dont on a seulement gardé le souvenir aujourd’hui.
Cet essai historique restaure une vérité sur Farouk qui aurait pu être un très grand roi.

Caroline Kurhan est historienne. Elle a vécu quinze ans en Egypte où elle a dirigé le département Patrimoine culturel de l’Université Senghor d’Alexandrie.



Format : 12 X 20cm - 230 p.
ISBN : 978-2-36013-170-9
Prix : 15 €



Format : 12 X 20cm - 98 p.
ISBN : 978-2-36013-173-0
Prix : 10 €

Camille Claudel. Naissance d'une vocation
Jeanne Fayard

Tout semble dit ou écrit sur Camille Claudel, sauf sur ses jeunes années où éclot sa vocation à la sculpture qui deviendra une passion dévorante. Très tôt, « l’artiste de la famille » comme son frère Paul l’appelle, observe, dessine ses proches, ramasse de l’argile et du plâtre dans les carrières pour modeler de petites statues. A Nogent-sur-Seine où elle est adolescente, elle reçoit les premiers conseils d’un nogentais, le sculpteur Alfred Boucher. En 1881, elle a 17 ans. Elle arrive à Paris, suit enfin un enseignement, bien que les filles n’aient pas encore le droit d’entrer à l’Académie des Beaux Arts, fait une première exposition. Elle entre deux ans plus tard dans l’atelier de Rodin sans se douter du destin qui l’attend.
Récit de la genèse d’une oeuvre et de la naissance d’une vocation chez une adolescente qui se révélera être une artiste de génie, l’ouvrage, dans un style alerte et intimiste, explore le processus de création.

Jeanne Fayard, spécialiste de Camille Claudel, d’Auguste Rodin et de Tennessee Williams, co-écrit, en 1981, une pièce de théâtre Une femme, Camille Claudel qui marque la renaissance de cette femme-sculpteur oubliée. Elle édite et préface le livre de référence Dossier Camille Claudel de Jacques Cassar (dernière édition, Klincksieck- Archimbaud, 2011). Elle a été la conseillère littéraire de Marie-Claude Pietragalla qui a créé, en 2000, une chorégraphie Sakountala, à partir de la vie et l’œuvre de Camille Claudel.


L'engagement à travers la vie de Germaine Tillion

Colloque parrainé par
Simone Pâris de Bollardière et Stéphane Hessel


Germaine Tillion, a été honorée en 2010. La mairie de Lorient avec les archives municipales, l’École de musique et de danse et le Grand Théâtre s’est associée à l’Université de Bretagne Sud pour permettre au plus grand nombre de découvrir le destin de cette femme brillante et d’une grande humanité à travers un colloque international, une exposition et la création/ présentation de son opérette « Le Verfügbar aux Enfers ». Les communications du colloque ont été réunies pour reconstituer l’histoire extraordinaire de cette femme de lettres, ethnologue, qui s’engagea au service de la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale et voua sa vie à la réflexion nourrie de ses expériences sur le terrain. Germaine Tillion fut de tous les combats : contre la pratique de la torture pendant la Guerre d’Algérie à l’instar du général Pâris de Bollardière, pour le respect de la dignité humaine, pour l’émancipation de la femme, pour l’instruction dans les prisons, pour la régularisation des sans-papiers aux côtés de Stéphane Hessel... Cet ouvrage a également vocation à nous interroger sur d’autres formes et figures de l’engagement et à nous inviter à poursuivre ce sillon tracé par Germaine Tillion où la résignation n’avait pas de place. L’ouvrage est accompagné d’extraits de l’opérette Le Verfügbar aux Enfers (sous forme de DVD) avec les commentaires des artistes qui ont participé à sa création nourris de cet engagement pluriel et contagieux.


Format : 16 X 24 cm - 338 p.
ISBN : 978-2-36013-120-4
Prix : 26 €



17 X 23 - 120 pages
ISBN: 978-2-36013-141-9
Prix : 15 €

Portraits d'ailleurs
Carnet de 22 jeunes voyageurs


Voici cinq ans que Libération et l'Association pour l'aide aux jeunes auteurs (APAJ) organisent un concours sur le thème duvoyage réservé aux moins de 30 ans.Portraits indiens, naissancekirghize, nuit torride de Rio, Canton sous la pluie... En cinq ans,les jeunes routards-auteurs offrent un étonnant tour du monde.Petit Poucet rêveurs et lyriques, ils savent aussi nourrir leurplume au vitriol pour dépeindre les matins blafards en banlieue,
le tourisme de masse, la misère qui s'accroche... Un livre comme une invitation au voyage !

« Notre planète est un livre. Un livre géant, avec de drôles depages mais unlivre quand même. Un livre qu'il faut apprendreà lire... » Erik Orsenna


L’ascenseur de Saïgon
Thuân

Traduit du vietnamien par l’auteure et Janine Gillon

Une jeune Vietnamienne mène l’enquête, après la mort subite de sa mère dans un ascenseur à Saïgon, sur un certain Paul Polotski que celle-ci avait rencontré dans la Prison Centrale de Hanoi, à la veille de la bataille de Dien Bien Phu. Entre Hanoi, Saïgon, Paris, Pyongyang et Séoul, son enquête va de fantôme en fantôme. Carnets d’errance, L’Ascenseur de Saïgon décrit avec ténacité et dérision les mutations du bloc communiste en Extrême-Orient. Dans ce roman à la fois contemporain et historique, aussi politique que tragique, Dien Bien Phu, Indochine et amour perdu ne sont que trompe-l’oeil d’une recherche exigeante et profondément personnelle.

Après des études à Moscou,Thuân s’est installée à Paris qu’elle quitte parfois pour Hanoi, New York ou Berlin. Deux de ses précédents romans, Chinatown et T. a disparu, ont été traduits en français. L’Ascenseur de Saïgon est son sixième roman.



12 x 20 cm - 300 pages
ISBN: 978-2-36013-163-1

Prix = 15 €



12 x 20 cm - 230 pages
ISBN: 978-2-36013-156-3

Prix = 15 €
Une opportunité pour Dieu
NguyenViet Ha

De Hanoi à Saïgon, en passant par l’Europe et l’Amérique, de jeunes vietnamiens sont confrontés à une impasse matérielle et morale. Désespérés, ils se réfugient dans l’exil, l’argent, l’alcool ou la mort. La foi, au coeur de la littérature officielle, en une double émancipation, sociale – par le marxisme-léninisme – et nationale – par la guerre –, a fait ici place à l’absence d’idéal dans la jeunesse de l’après-guerre. Vingt-cinq ans après la fin du combat contre les Américains, le Vietnam est aussi pauvre en héros qu’en événements. A travers leurs journaux intimes, quatre personnages principaux occupent tour à tour la scène du roman. S’ils font tout à coeur, en amour ou dans les affaires, c’est dans les mots qu’ils vivent avec le plus de passion.

Nguyen Viet Ha, écrivain catholique, est considéré comme l’un des chefs de file de la nouvelle génération. Il domine la scène littéraire dès son premier roman paru en 1999, Une opportunité pour Dieu. Aujourd’hui, son oeuvre compte une dizaine de romans, d’essais et recueils de nouvelles.

Khmer Boléro
Do Kh.

Anciens amants à Paris, Kim et Nam se retrouvent par hasard à Bangkok au moment du Songkran, la fête qui célèbre l’arrivée de la saison des pluies. Le couple tente de renouer, par les paroles autant que par les caresses, mais la mousson se fait désirer. Ils décident de partir à sa rencontre, vers l’Est, qui est aussi la direction de leur pays d’origine : le Vietnam. En compagnie de Phailin, une jeune fille de la haute société thaï, s’engage alors un road-trip à travers le nouveau Cambodge, au gré des rencontres et au rythme des boléros asiatiques, qui s’achève à Bavet, poste frontière piqué de casinos et de karaoké improbables. Et la météo reste capricieuse... Humour cru et amour sexe, voyage et exil forment ici un cocktail détonant.

Né au Vietnam en 1955, Dô Khiêm alias Do Kh., vit entre Paris et la Californie après Beyrouth où il s’est marié. Poète, romancier, essayiste et scénariste attiré par le cinéma documentaire, il compte parmi les écrivains les plus novateurs de la littérature vietnamienne actuelle. Khmer Boléro est son premier roman écrit en français.


14 x 21 cm - 250 pages
ISBN: 978-2-914214-162-4

Prix = 15 €



12 x 20 cm - 128 pages
ISBN: 978-2-36013-0061
Prix : 12 €

Sonnets votifs - Sonetos votivos
Ex-votos érotiques/exvotos eroticos
Tomàs Segovia

Tomás Segovia a très tôt attiré l’attention par sa façon d’aborder une thématique gênante pour la poésie en langue espagnole : l’érotisme. Non seulement parce qu’il le faisait d’une manière subtile, sans la misogynie en usage, au-delà du lieu commun et de la provocation, mais parce qu’il le faisait de l’intérieur même du langage, en incarnant l’expérience dans des mots. L’amour – ou l’une de ses particularités : l’érotisme – peut parfaitement constituer un axe thématique servant à saisir sa poésie lyrique, à l’ordonner, à composer des anthologies. C’est l’objet de ce livre, un sommet de la poésie amoureuse contemporaine. Dans les années 1970, les vingt premiers sonnets furent traduits en décasyllabes par Jean-Jacques Pécassou et en alexandrins par Louis Panabière, tous deux amis du poète. Le projet de publication n’ayant pu se concrétiser, Tomás Segovia confia en 2010 à Bernard Sicot et à Thomas Barège la traduction des trente sonnets suivants dans les mètres choisis par les premiers traducteurs. Au regard des hendécasyllabes originaux, cette poursuite de l’exercice de double traduction, conforme aux voeux de l’auteur, conserve à l’entreprise initiale son triple aspect, technique, ludique et poétique. Tomás Segovia (Valencia 1927 - Mexico 2011) et sa famille ont connu l’exil au Mexique après la guerre civile espagnole. Traducteur, essayiste, narrateur mais surtout poète de renommée internationale, publié à la fois au Mexique et en Espagne, traduit en plusieurs langues, il est titulaire des prix Octavio Paz (2000), Juan Rulfo (2005) et Federico García Lorca (2008).
Texte bilingue français / espagnol
Traduction de l’espagnol par Thomas Barège (maître de conférences, Université de
Valenciennes), Louis Panabière († professeur, Université de Perpignan), Jean-Jacques
Pécassou (professeur d’espagnol, ex-chargé de cours à l’Université de Toulouse-
Le Mirail) et Bernard Sicot (professeur émérite, Université Paris Ouest).


Lorsque finira la guerre
Enrique de Rivas


Une enfance vécue dans l’histoire bouleversée d’une époque (1931- 1947) : la IIème République espagnole, la Guerre civile et l’exil, en Suisse et en France d’abord, au Mexique ensuite. Par la force de l’écriture, Enrique de Rivas recrée le monde de l’enfant et du jeune homme qu’il a été. Ce récit va bien au-delà d’une simple évocation des souvenirs et de la mémoire historique. Entre l’Espagne et ses pays d’exil, l’enfant grandit comme l’eau d’un fleuve, il capte les sons, les couleurs, les images des lieux traversés ou habités pour les réinventer et en faire sa musique intérieure, son monde intérieur, encore invisible. Un fleuve avec ses creux, ses eaux calmes et ses orages. Et tout ce temps d’exil s’écoule autour d’un espoir messianique : « Lorsque finira la guerre », il y aura le retour en Espagne, la libération du père. Puis l’attente deviendra, longtemps, « lorsque Franco tombera ». Cet espoir est le fil qui porte le récit, menant l’enfant au seuil de l’âge adulte et à l’éveil à la poésie. C’est en poète qu’Enrique de Rivas nous conte ce cheminement de l’être.

Traduit de l’espagnol par María Luisa Broseta Martí, agrégée d’espagnol et traductrice.

Exilé au Mexique avec sa famille en 1941, Enrique de Rivas (Madrid, 1931) étudie à l’Université nationale autonome (UNAM) puis à celle de Berkeley (Etats-Unis) où il obtient son doctorat. Après avoir enseigné dans plusieurs universités mexicaines et américaines, il s’installe en 1967 en Italie où il réside aujourd’hui. Poète, il est l’auteur d’une dizaine de recueils. Outre Endimión en España, sa principale oeuvre en prose est le beau récit autobiographique Cuando acabe la guerra (1992).


14 x 21 cm - 228 pages
ISBN: 978-2-914214-151-8

Prix = 18 €



14 x 21 cm - 422 pages
ISBN: 978-2-914214-153-2

Prix = 20 €
Le Chérif des Djebala
René Rodriguez

À la mort de Moulay Hassan en 1894, les puissances européennes poussent leurs pions au Maroc où des aventuriers convoitent le trône. Dans la région de Tanger, abandonnée aux spéculateurs et aux trafiquants, sévit un jeune chef de bande qui acquiert une réputation internationale en séquestrant un riche Américain. Ce Moulay Ahmed Raissouni, fils d’une noble famille du Djebel el Alam, est un authentique chérif descendant du prophète. Mais qui est-il vraiment ? Un intraitable combattant de l’islam, pourfendeur des infidèles, ou un traître prêt à livrer sa patrie aux étrangers ? Un tyran, un apostat, « le pire des chrétiens » selon certains ? Mêlant étroitement histoire et fiction, l’intrigue nous emporte sur ses> traces jusqu’à sa mort en 1925, entre les mains d’Abdelkrim, son dernier rival. Le narrateur, un jeune diplômé de l’École des langues orientales, est enrôlé dans les services de renseignement de l’armée française pour l’espionner. Lorsqu’il débarque à Tanger en 1905, il est ébloui par la beauté et la grandeur de ce pays. Il prend vite conscience du fossé qui sépare les deux mondes...

René Rodriguez est né à Casablanca en 1942. Professeur de lettres et de cinéma, il publie ici son second roman.

Al-Andalus
Abdelaziz Kacem

« Al-Andalus » - éternelle expression de la nostalgie d’un âge d’or chez les Maghrébins et les amoureux de la civilisation arabo-musulmane - aurait pu fêter son 1300e anniversaire en 2011. C’est dans ce voyage au travers de l’histoire, de la géographie autant que de la culture euro-méditerranéenne que l’auteur entend entraîner son lecteur sur le tempo d’un « que reste-t-il de nos amours ? » Que reste-t-il aujourd’hui de cette civilisation musulmane et européenne à la fois qui a rayonné au Xe siècle jusqu’à placer Cordoue – la capitale du califat omeyyade – comme la plus grande ville d’Europe ? Essor scientifique ; coexistence des juifs, des chrétiens - les Mozarabes - et des musulmans, eux-mêmes en majorité des convertis à côté des Berbères et des Arabes ; civilisation raffinée qui attirait les beaux esprits d’Orient et d’Occident ; croissance économique d’une région tirée par ses villes mythiques comme Séville, Grenade, Cordoue ou Alméria dont l’effondrement devant les royaumes de Castille en 1492 n’en fera pas moins la base de l’expansion espagnole en Amérique. Si l’expulsion des juifs et des musulmans fait écho à la sortie forcée du Paradis, il demeure toutefois, treize siècles après, au nord comme au sud de la Méditerranée, de nombreux vestiges de cette utopie. Une utopie qu’il est urgent de partager, à l’heure des révolutions arabes incertaines et des crises européennes où la civilisation, la convivance, autrement dit le vivre-ensemble, sont soumis à rude épreuve.

Abdelaziz Kacem (Tunisie) est agrégé de l’Université. Il a assumé de hautes responsabilités dans les secteurs de l’éducation, de la culture et de la communication. Écrivain bilingue, il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie et d’essais. L’Académie Française lui a décerné, en 1998, le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises.


Taille 12 X 20 - 244 p.
ISBN 978-2-36013-097-9
Prix : 18 €



14 x 21 cm - 398 pages
ISBN: 978-2-36013-148-8
Prix : 20 €

Une vie partagée avec Messali Hadj, mon père
Djanina Messali-Benkelfat
« Printemps 2012. Il est minuit à Montréal. J’éteins mon ordinateur. J’ai fini. Ce livre, je le porte en moi depuis 35 ans. Comme une braise dans mon corps. Ce n’est pas un roman, ni un livre d’histoire, ni un essai politique. C’est une promesse. Un serment fait à un homme d’honneur qu’on a voulu déshonorer, la plus célèbre personnalité algérienne de l’histoire récente, la plus adulée et la plus calomniée, une des plus grandes figures du 20è siècle qu’on s’est épuisé à salir, à maudire et que j’ai vu trembler, à la fin de sa vie, sous le poids des ingratitudes et des amnésies. Cet homme est mon père. Messali Hadj. Le père du nationalisme algérien. Celui qui orienta le mouvement national algérien comme creuset de la conscience nationale et qui forma une vraie classe politique au sens moderne du terme. Oui, ce livre est une parole donnée à ce libérateur de légende accablé de contre-vérités historiques, de campagnes de diffamations et d’injures, un personnage exceptionnel qui a consacré et sacrifié sa vie à son idéal de liberté et d’indépendance pour l’Algérie, qu’on a adulé, admiré avant de le caricaturer et de le diffamer, lui et ses proches. Puisse-t-il restituer aux jeunes générations une partie de l’histoire de leurs pères, celle-là qu’on a travestie… »

Djanina Messali-Benkelfat est née à Alger en 1938. Fille du leader historique et d’Émilie Busquant, la conceptrice du drapeau algérien, elle a accompagné Messali Hadj jusqu’à ses dernières années. Témoin majeur, elle s’est impliquée aux côtés de Charles-André Julien, Charles-Robert Ageron, Annie Rey-Goldzeiguer, Benjamin Stora et Mohamed Harbi dans l’écriture de l’histoire de l’Algérie contemporaine. Elle livre ici un témoignage inédit et clarificateur sur le leader historique algérien.


Le tombeau perdu d'Alexandre le Grand
Gilles Kraemer, Damir Nikšić, Jean-Yves Empereur

Et si on retrouvait enfin le tombeau d'Alexandre le Grand dont on a perdu la trace depuis le IVe siècle après J.-C. ? Le journaliste Omar Le-Chéri mène l'enquête dans la cité d'Alexandrie. Et l'archéologue Jean-Yves Empereur enrichit cette bande dessinée d'aventure en passant en revue les différentes hypothèses sur l'emplacement de la tombe. En Egypte ? En Grèce ? En Asie mineure...
Omar le-Chéri, le héros de l'histoire, est un jeune journaliste égyptien francophone dont le nom est un clin d'oeil au grand acteur de cinéma de réputation mondiale : Omar Sharif (Omar el-Sharif en arabe). Il est apparu en 1991 dans les pages pour la jeunesse du quotidien francophone Le Progrès égyptien, publié au Caire depuis plus de cent ans. Il a depuis 1997 donné son nom à une association qui anime des ateliers d'écriture journalistique et de blog auprès des jeunes de la Méditerranée. www.omarlecheri.net

Gilles Kraemer, auteur et journaliste, a raconté l'histoire d'Omar Le-Chéri lorsqu'il vivait au Caire et qu'il s'occupait des pages pour les jeunes dans le quotidien de langue française Le Progrès égyptien, entre 1991 et 1992. Il en a tiré un scénario en 1995 qui a dormi dans les tiroirs jusqu'à la rencontre d'un dessinateur à Sarajevo où il s'occupait de coopération à l'ambassade de France.
Damir Nikšić a dessiné l'histoire. Né en Bosnie-Herzégovine en 1970, il vit entre les Etats-Unis et la Suède avant de rentrer à Sarajevo. Passionné de vidéo, d'installations et de performances – il a exposé à la Biennale de Venise (2003, 2007) et dans le monde – il signe ici sa première BD.
Jean-Yves Empereur, archéologue installé à Alexandrie, a rédigé l'article sur les différentes hypothèses pour la localisation du tombeau d'Alexandre le Grand. Chercheur au CNRS, il a fondé le Centre d'études alexandrines en 1990 et dirige de nombreuses fouilles sur terre et sous les mers qui ont donné lieu à de films documentaires (le phare d'Alexandrie, la nécropole, etc.)
.


17 x 24 cm - 120 pages
ISBN: 978-2-36013-135-8
Prix : 15 €


14 X 21 - 284 pages
isbn : 978-2-36013-161-7
Prix 15 €
Le Clan Obama. Les anges gardiens de Chicago
François Clemenceau

Impossible de comprendre la réélection de Barack Obama et de prévoir ce qu’il fera de son deuxième mandat sans braquer le projecteur sur ceux qui l’accompagnent et influencent sa politique depuis le début. Ce premier cercle de l’homme le plus puissant du monde tourne autour d’une ville paradoxale : Chicago. Réputation sulfureuse mais véritable laboratoire de l’art de gouverner. Ce livre dresse les portraits atypiques d’une nouvelle génération de dirigeants américains : David Axelrod, directeur désormais de l’Institut de sciences politiques de l’Université de Chicago ; Valerie Jarrett, l’amie intime du couple Obama et messagère auprès du monde des affaires ; Rahm Emanuel, chief of staff de la Maison Blanche devenu maire de Chicago ; William Daley, l’héritier de la dynastie qui a tenu cette ville plus d’un demi-siècle ; Austan Goolsbee, l’homme du sauvetage économique de 2009 ; Arne Duncan, ministre de l’Education au programme révolutionnaire… Une galerie de portraits complétée de bien d’autres proches du président qui en disent long sur ses atouts comme ses failles.

François Clemenceau est rédacteur en chef étranger du Journal du Dimanche. Il a été correspondant d’Europe 1 à Washington pendant 7 ans. Il a traduit et préfacé le discours de Philadelphie de Barack Obama sous le titre De la race en Amérique (Grasset) et publié un bilan sur la société américaine de Bush à Obama : Vivre avec les Américains (L’archipel). Son blog « USA 2008 » sur la précédente campagne américaine a reçu la Coupe de l’Info 2009 du meilleur blog politique et économique.


Secrets de clown
Paul-André Sagel

Ce livre est une bicyclette à roues carrées : un numéro de clown. Il est le résultat d’une compilation de notes de travail, de réflexions, d’interrogations, d’hypothèses et de commentaires accumulés pendant des années à enseigner le clown. Prof de clown ; c’est déjà un gag en soi, sinon une curiosité ! Ce n’est ni un essai, ni une thèse, ni même un précis méthodologique. C’est un témoignage imparfait établi à partir des expériences partagées avec de très nombreux acteurs qui ont osé se confronter à ce personnage mythique aussi simple que paradoxalement difficile et complexe. Le clown échappe à toutes définitions parce qu’il est éminemment humain et toujours en mouvement.
C’est pourquoi ce livre n’est pas un recueil de recettes. Il se présente comme un glossaire facétieux dont on peut critiquer les choix. Il est fait pour ça. Il veut informer, intriguer, susciter le débat voire la polémique, et surtout inciter et stimuler la recherche créatrice pour celles et ceux qui veulent s’aventurer avec le clown.

Paul-André Sagel, professeur à l’Ecole supérieure d’arts dramatique de Paris, au Centre national des arts du cirque de Châlon-en-Champagne et à l’Académie Fratellini de Saint-Denis, intervient aussi dans plusieurs établissements du Canada. Il coordonne aujourd’hui, avec Fhemi Karaaslan, la formation des acteurs turcs pour le Théâtre municipal d’Istanbul.

Sercrets de clown

Format : 12 X 20cm - 138 p.
ISBN : 978-2-36013-136-5
Prix : 15 €

Chirac
Taille 16 X 24 - 250 pages
ISBN: 978-2-3613-139-6
Prix : 20 €

La politique étrangère de Jacques Chirac

Sous la direction de Christian Lequesne et Maurice Vaïsse

Que reste-t-il des douze années de présidence de Jacques Chirac (1995-2007) dans le monde ? Une politique étrangère active et pragmatique, que le président a toujours considérée comme au cœur de ses responsabilités : la suspension de la conscription, l’arrêt des essais nucléaires dans le Pacifique, l’opposition résolue à la guerre des Etats-Unis en Irak, le soutien au projet de Constitution européenne malgré le rejet de la population française.
Les contributions de ce livre - écrites par les meilleurs spécialistes - s’appuient sur les archives, les mémoires et les témoignages des acteurs. Elles illustrent la densité d’une période marquée par l’attentat du 11 septembre, les guerres d’ex-Yougoslavie et d’Irak, la cohabitation en France.
Pendant le premier mandat de Jacques Chirac, la France semble reculer en Europe face à l’élargissement et au poids grandissant de l’Allemagne et elle est paralysée par la pesanteur de vieilles pratiques diplomatiques avec l’Afrique. Placé davantage sous le signe de la politique étrangère, le deuxième mandat est celui de l’opposition de Jacques Chirac à l’intervention en Irak, une décision qui divise l’Europe mais rehausse aussi le prestige de la France dans le monde non occidental.

Christian Lequesne est directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) et professeur de politique européenne à Sciences Po.
Maurice Vaïsse est professeur émérite des universités à Sciences Po, spécialiste de l’histoire des relations internationales. Il est également éditeur de la série la plus récente des Documents diplomatiques français.


Le train fait son cinéma

Patrick Brion – Georges Di Lallo

1896, projection de l’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat. Un vent de panique souffle dans la salle de cinéma : les spectateurs effrayés et impuissants, croient voir un train lancé à pleine vitesse fondre directement sur eux ! Fait historique ou légende ? Peu importe finalement, puisque l’anecdote rend surtout compte de la force d’évocation du train dans sa transposition cinématographique. Alors, le train, star du cinéma ? Sa filmographie plaide pour lui : La Bête humaine, Le Crime de l’Orient Express, Le train sifflera trois fois, etc, autant de chefs-d’oeuvre dans lesquels le train tient le premier rôle. Deux passionnés de cinéma, Georges Di Lallo et Patrick Brion, ont entrepris de dresser un panorama sous forme d’hommage au train tel qu’il est représenté à travers l’histoire du cinéma. Une investigation richement illustrée (photographies extraites de films, affiches d’époque, etc), qui explore la mise en scène filmique du western par exemple, de la littérature, ou plus particulièrement du polar, toujours en prenant comme angle d’analyse la présence du train. On croisera au fil de cet ouvrage très documenté de grands noms comme ceux de Hitchcock, David Lean, Sergio Leone. Autant de maîtres qui ont su faire du train au cinéma un personnage de premier plan, comme en témoignent aujourd’hui de nombreux festivals dévolus à ce thème prolifique (le festival Ciné-Rail notamment).


Taille 21,5 x 28.5 cm - 248 pages
ISBN: 973-2-36013-114-3
Prix : 34 €



21 X 29 cm - 168 pages
ISBN: 978-2-36013-129-7
Prix : 28 €
Olivier Beytout (photographies)
Leonardo Padura (nouvelle)
Una Liutkus (témoignage)


Ce livre de photos rares sur Cuba était nécessaire. Les enfants, les hommes et les femmes qu’il présente, rencontrés au hasard des chemins de traverse, le sont dans la simple réalité de leur vie quotidienne, loin des clichés touristiques et sans a priori partisan. Des portraits pleins de complicité chaleureuse, qui témoignent d’un échange réel avec des Cubaines et des Cubains de toutes conditions et de tous âges. Olivier Beytout a effectué pendant dix ans plus de vingt voyages à travers l’île, avec la lenteur d’un humaniste curieux et respectueux. De La Havane à Santiago de Cuba, voici donc des portraits et paysages, subtil et tendre miroir d’un « récit photographique » au long cours, introduit par une nouvelle inédite de Leonardo Padura. Clin d’oeil au photographe, par l’illustre inventeur d’un certain lieutenant Mario Conde cher aux amateurs de polars et auteur de romans dont le remarquable L’homme qui aimait les chiens. Les Cubains est le troisième ouvrage publié par Olivier Beytout chez Riveneuve éditions, après Sénégal : Portraits (2009), et Haïti : Avant l’orage (2010).

Riveneuve Editions titre du livre
Destins croisés, Israéliens-Palestiniens, l’histoire en partage
Michel Warschawski

Ce livre – nouvelle édition enrichie d’un titre paru en 2009 – pourrait s’intituler « Le conflit israélo-palestinien raconté à mes enfants ». Voici près de quinze ans que Michel Warschawski porte ce projet. Il s’agit de dire l’histoire de ce Moyen-Orient compliqué au travers d’une double saga familiale pour le rendre accessible à tous. Son but est d’aider les enseignants comme leurs élèves à comprendre ce qui rapproche et déchire les peuples de Terre Sainte.
Deux familles, une juive et une arabe, sur quatre générations, représentent, dans la diversité des opinions qui les traversent toutes les deux, la mémoire des communautés arabe-palestinienne et juive-israélienne.
Ceci a été rendu possible grâce à la place très spéciale qu’occupe l’auteur depuis près de quarante ans, à la frontière entre les deux communautés, ce qui lui permet une connaissance intime des deux camps. Un récit, ou plutôt des récits souvent tragiques pour une histoire partagée entre Israéliens et Palestiniens. Sur cette histoire, personne n’est d’accord mais il faudra bien l’aplanir un jour pour envisager une paix durable entre les deux peuples.

Michel Warschawski, journaliste et militant pacifiste franco-israélien, lutte depuis 1968 contre la politique coloniale de l’Etat hébreu. Il préside le Centre d’information alternative à Jérusalem et est l’auteur de nombreux ouvrages.



14 x 21 cm - 282 pages
ISBN: 978-2-36013-130-3
Prix: 18 €

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