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Collection Essais

Le sacré à l'épreuve du politique. Noël à Bethléem.
Sossie Andésian

 Le 7 février 2011, l’Autorité palestinienne soumet à l’Unesco une demande d’inscription de la ville de Bethléem, « lieu de naissance du Christ selon la tradition chrétienne », sur la liste du patrimoine mondial. Non recevable à l’époque, la demande est réitérée avec l’adhésion de la Palestine à l’Unesco le 31 octobre 2011. Cette démarche se situe dans le prolongement de la politique palestinienne de réappropriation des villes de Cisjordanie à partir de 1994 à la suite des accords de paix.
L’ouvrage se propose de mettre au jour les logiques de formation d’une entité nationale par la patrimonialisation d’un site sacré chrétien transnational dans une société à dominante musulmane.

Ainsi, Noël à Bethléem, événement religieux chrétien, se révèle comme un objet pertinent d’analyse du lien entre religion et politique. L’auteure s’attache à retracer la genèse du processus de constitution de la basilique de la Nativité et des cérémonies de Noël en emblèmes nationaux afin de mettre ce projet de patrimonialisation en perspective.

Sossie Andézian, anthropologue, est chercheure au CNRS (LAHIC, IIAC). Elle travaille sur les relations entre religion, politique et culture dans les sociétés contemporaines du monde arabe.



Format : 14 X 21 cm - 237 p.
ISBN : 978-2-36013-072-6
Prix : 20,50 €


Format : 16 X 24cm
ISBN 978-2-36013-078-8
Prix : 20 €

Jean Charbonnel
Entretiens avec Laurent De Boissieu

Pour l'honneur du Gaullisme. Contre-enquête sur un héritage.

Jean Charbonnel est l’un des derniers ministres encore en vie du général de Gaulle.

« Fantassin de tous les gaullismes », il mène, à travers ce livre d’entretien, une contre-enquête sur ce qu’il reste actuellement de l’œuvre du Général, à la lumière de ses réflexions et de son parcours personnel.

Pour lui, une part majeure de cet héritage s’est progressivement délitée. Initiateur dans les années 1960 de l’équipée des « jeunes loups », il soutint les débuts en politique de Jacques Chirac. Mais sa fidélité à une certaine idée du gaullisme le conduisit à plusieurs reprises à rompre avec la droite chiraquienne pour se rapprocher de la gauche modérée. Elle le conduisit également à oeuvrer avec efficacité pour la modernisation de la France puisqu’il fut aussi le promoteur d’Ariane et du programme électro-nucléaire, tout en s’efforçant, dans l’affaire Lip, de répondre aux exigences de la justice sociale.
Bien qu’il ait appuyé Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007, espérant un sursaut national, Jean Charbonnel porte aujourd’hui un regard critique sur la pratique présidentialiste et le bilan extérieur et intérieur du président de la République sortant.

Il convient donc à ses yeux, au moment où s’ouvre le débat national pour l’élection présidentielle, de proposer aux Français un nouveau chemin, inspiré du gaullisme social, pour leur rendre, sans nostalgie d’un passé qui ne reviendra pas, l’ambition d’incarner à nouveau, pleinement, la France dans l’Histoire.

Ancien député et maire de Brive, Jean Charbonnel a été ministre de Charles de Gaulle puis de Georges Pompidou. Normalien et agrégé d’histoire, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont À la gauche du Général et Les légitimistes de Chateaubriand à De Gaulle. Il préside la Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République.

Laurent de Boissieu est journaliste politique et fondateur des sites Internet gaullisme.net et France-politique.fr.


Francis Gutmann

Changer de politique
Une autre politique étrangère pour un monde différent.

Le monde a plus changé en 20 ans qu’au cours des 40 années précédentes. Comment notre politique extérieure pourrait-elle rester la même ? Pour un monde différent, il faut une autre politique. Dépasser l’immédiat en est une condition essentielle, ce n’est pas parce que tout est de plus en plus difficile et complexe qu’il faut renoncer à voir au-delà.

Pour la France, ce sont toujours les grands mots : ordre mondial, communauté internationale, Europe, modernité, exception française, etc., sans nous préoccuper de savoir ce que vraiment ils peuvent représenter aujourd’hui et ce qu’ils pourraient signifier encore demain.
Trop souvent des discours, des postures, des effets d’annonce nous tiennent lieu de politique.

Pourtant, sans être une superpuissance, la France est et peut demeurer un grand pays. A condition que les Français cessent de se conduire en perpétuels embusqués. Récusant le passé sauf à le dénigrer, ignorant le présent si ce n’est pour s’en plaindre, redoutant l’avenir plutôt que de chercher à le construire.
Les Français embourgeoisés ont pris de la bourgeoisie l’obsession de la sécurité, mais ils en ont perdu l’esprit d’entreprise.

Francis GUTMANN est Ambassadeur de France, ancien Secrétaire Général du Quai d’Orsay ; il a été également PDG de Gaz-de-France , PC Ugine Kuhlmann, de l’Institut Français du Pétrole ainsi que Directeur de Pechiney et administrateur et Directeur Général de la Croix Rouge Française.


Format : 14 X 21 cm
ISBN 978-2-36013-063-4
Prix : 20 €



14 X 21 - 527 pages ISBN: 978-2-36013-067-2 Prix : 18 €

Walter Benjamin

Récits d'Ibiza et aures écrits

Traduction et introduction Pierre Bayart

Par une froide après-midi de février 1932, Walter Benjamin rencontre dans une rue de Berlin Félix Noeggerath, son ancien camarade de lycée. Ce dernier lui parle d’une île, au sud des Baléares, où il va partir avec sa femme et son fils, « faire l’exode ». Le climat y est doux, la vie très bon marché. Le Frankfurter Zeitung vient d’offrir à Benjamin quelques centaines de marks pour un supplément spécial dédié au centenaire de la mort de Goethe. « Heureuse conjonction », écrira-t-il plus tard.
Île ouverte, la blanche Ibiza des années 30, accueille chercheurs de silence, de paix et de modernité. A bord du Catania, Benjamin s’y rend dès le mois d’avril, par le plus grand détour, le contour d’un continent entier, du port de Hambourg à celui de Barcelone, dernière escale avant l’éblouissement. Et bientôt des histoires jaillissent, des amitiés se nouent, des amours, des projets d’écriture : le récit d’un voyage raconté avec des histoires vraies, et celui d’une enfance. Il revient à Ibiza le printemps suivant, déjà sur le chemin de l’exil, y retrouve la foi en son étoile, son Ange nouveau. Cependant, le répit que sont peut-être ces semaines, ces quelques temps de bonheur, la détente de la pensée qui se met en images de paix et de beauté frugale, celle de l’île sauvage, sont probablement les derniers du philosophe. La vie d’errance au cours des sept années qui lui restent à vivre, entre Paris, l’Italie, le Danemark, auprès de Bertolt Brecht et de quelques amis, va se faire plus dure, jusqu’à l’internement à Nevers et le dernier voyage, vers Portbou…


Saint Louis et la couronne d'épine.

Histoire d'une relique à la Sainte-Chapelle

Chiara Mercuri

Préface d'André Vauchez

En 1238, l’empereur latin Baudouin de Flandre met en gage auprès de banquiers vénitiens la relique de la couronne d’épines pour soutenir l’Empire latin d’Orient, qui est agonisant. En cette circonstance, Baudouin propose à son cousin, le roi de France Louis IX, d’acquérir la relique qui, autrement, aurait été vendue aux Vénitiens.
Après l’acquisition de la relique, Louis IX bâtit une magnifique chapelle dans l’enceinte du palais royal, la Sainte-Chapelle, pour conserver dignement la relique. Il institue une fête en son honneur, fixée au 11 août, jour de l’arrivée de la relique en France, dans le but de promouvoir le culte de cet objet qui devait devenir un status symbol pour la monarchie française et pour Paris.
L’étude des textes de l’office liturgique en l’honneur de la couronne d’épines, qui constitue le principal objet de ce livre, montre comment la monarchie a fait de la translation de la relique en France le support d’un message théologique et politique d’une audace déconcertante.
Le désir des monarchies de revendiquer un charisme religieux propre, de rivaliser avec les rites du clergé en lui contestant la gestion exclusive du sacré, a toujours poussé le pouvoir royal à instituer des fêtes religieuses qui avaient comme centre de rayonnement « le Palais ». Cependant le sanctuaire royal de la Sainte-Chapelle à Paris est un cas particulièrement significatif.
La couronne devint, dans le langage des liturgistes, un gage entre Dieu et le peuple français. Un gage que Dieu avait remis au roi de France jusqu’au Jugement dernier, quand le Christ en personne viendra frapper à la porte du palais royal de Paris pour récupérer le symbole le plus éclatant de sa royauté. De cette manière, la monarchie s’attribuait une légitimité théologico-politique permanente, indépendamment de la reconnaissance de sa fonction par le pouvoir ecclésiastique.

Chiara Mercuri est née à Rome en 1969. Elle a fait des recherches tant en Italie qu’en France dans le domaine de l’histoire sociale et religieuse du Moyen Age et a publié de nombreuses études, dont «Santità e propaganda» (Rome, 1999) et «Corona di Cristo , Corona di re» (Rome, 2004) . Elle collabore actuellement au magazine «Medioevo».


Taille 14 x 21 cm - 214 p.
ISBN: 978-2-36013-055-9
Prix : 20 €


Taille 14 x 21 cm - 208 pages
ISBN: 978-2-36013-037-5-*
Prix : 20 €

Constantin Cavafy

Eros, Thanathos, Hypnos

Poèmes érotiques

Traduction et commentaires Pierre Jacquemin

Constantin Cavafy, le grand poète d'Alexandrie de langue grecque, (1863- 1933) est encore bien trop peu connu du public français malgré de nombreuses traductions. Il demeure cette figure dont la vie et l'oeuvre contrastées sont constamment plongées dans l'étrangeté d'une obscurité créatrice et d'une mise en lumière toujours provisoire. Ainsi, si de nombreux témoins nous révèlent un personnage austère, parlant seul dans la rue, renfermé, isolé, E.M. Forster nous en fait un portrait amusant et déconcertant. Issu d'une famille très aisée d'Alexandrie qui va se retrouver soudain ruinée, Cavafy, devenu humble fonctionnaire, fréquentera cependant l'élégante société d'Alexandrie mais également les quartiers les moins recommandables de la ville où il pourra vivre, en secret, d'homosexuelles amours. On évoquera souvent la froideur de son style, le contrôle des émotions. Il nous laisse, en réalité, des poèmes érotiques parfois incandescents, parfois pleins d'un charme retenu. Mais comme toujours chez Cavafy, Éros, force de vie et de sensualité, est déjà condamné par Thanatos, la mort et son continuel cortège d'empêchements. Que sera le rôle d'Hypnos, troisième force symbolique en jeu, dans cet étrange essai ? La cinquantaine de poèmes présentés in extenso dans cet ouvrage sont traduits par l'auteur ainsi que les divers extraits.


Le merle Blanc. Itinéraire de Raphël Chan Nam en terre réunionaise
Yves Bosquet

Du chef d’entreprise fabriquant de glaces Miko, biscuits LU, jus de fruit Caprisone, à la tête de 350 employés, de la boutique chinoise « Le Merle Blanc » à la holding du même nom, c’est toujours l’esprit d’Aurore-Développement qui s’invite au banquet de l’inventivité et du dynamisme.
Raphaël Chane-Name concilie la tradition chinoise avec la « tribu » de ses neuf frères et sœurs et des traits occidentaux, comment il s’est fait « égorger » par les banques et la concurrence, et comment il est devenu au bout du compte calligraphe de talent.

Dans un style très alerte et enjoué, l’auteur fait vivre cette branche réunionnaise de l’intelligence de Chine ! Course impétueuse vers la réussite et la gagne, pages d’histoire revisitées, grands personnages de l’État et petites gens entremêlés, essor prodigieux et traverses judiciaires fatales.


Format : 16 X 24 cm - 365 p.
ISBN 978-2-36013-062-7
Prix : 20,00 €


Format : 14 X 21 cm - 314 p.
ISBN : 978-2-36013-047-4
Prix : 20 €

Quelques affaires retentissantes Seznec, Dominici, Dils, Raddad
Jean Favard

  Etudiant en droit en 1954, Jean Favard assiste médusé aux contradictions du procès de Marie Besnard, ce qui l’amène à se pencher sur d’autres condamnations telles celles de Marie Lafarge ou encore du pharmacien Danval. Trois affaires qui iront en révision à partir de critères différents, la législation évoluant. Et c’est à Paris, en tant que conseiller à la Cour de cassation, que Jean Favard est appelé en 1996 à faire partie de la Commission de révision. C’est donc cette fois « de l’intérieur » qu’il peut connaître le fonctionnement (et les dysfonctionnements) de la justice française. C’est alors qu’il découvre aussi toutes les pressions et passions qui se créent autour d’une demande de révision.
Au fil de cet ouvrage, Jean Favard (qui a souhaité que ces mémoires ne soient publiées qu’après son décès, survenu le 18 janvier 2010) reprends minutieusement chacune des affaires abordée, avec soin il examine toutes les pièces du dossier afin de déterminer s’il y a ou non « faits nouveaux » pouvant conduire à la révision. Il resitue chaque période dans le contexte de l’époque, parfois distant de plus de 70 ans du procès à la (ou aux) révision. Il nous fait partager l’ambiance qui entoure ces demandes de révision : l’ardeur des familles à vouloir réhabiliter leur ancêtre et le déchaînement des passions souvent orchestré par les avocats et/ou la presse, en passant par les pressions politiques.

Cet ouvrage se veut centré sur quatre affaires retentissantes pour lesquelles Jean Favard à siégé lors de leur révision à partir de 1996 : Seznec, Dominici, Dils et Raddad.


Le baiser afghan

Récit

Yves Bourguignon

Mars 2003... le bataillon de Bruno GRANGIER est envoyé pour quatre mois en Afghanistan afin de protéger les populations autour de Kaboul. Cette mission, qui n'aurait pu être qu'un banal baroud, va devenir pour le jeune officier un véritable voyage initiatique durant lequel il sera amené à remettre en question certains des principes qui ont forgé toute son éducation. Derrière les hauts murs en torchis des fermes de la Chamali, symboles d'une méfiance bâtie sur trente années de guerre, il va découvrir des paysans attachants et désireux de reconquérir leur dignité. Sur les chemins de cette nouvelle quête, toute auréolée des joies du partage et de la tolérance, notre militaire aura l'occasion d'être confronté au trouble de la séduction ainsi que d'être immergé dans l'univers de quelques professeurs avides de ranimer la flamme de la francophonie dans deux des plus illustres lycées de Kaboul : Esteqlal et Malalaï.

 

Yves BOURGUIGNON est né en 1949 à Saint-Sulpice de Ruffec en Charente.

Après avoir suivi une formation d'instituteur, il va rapidement s'intéresser à l'enseignement du français langue étrangère, spécialité qui va naturellement l'attirer vers une carrière au titre de la coopération. Détaché auprès du Ministère des Affaires Etrangères durant une trentaine d'années il va successivement découvrir plusieurs pays d'Afrique, les Antilles anglophones puis le moyen Orient. Son long périple s'achèvera en Afghanistan en mars 2002 où il participera à la reconstruction de la filière francophone, durement mise à mal sous l'ère talibane, au sein des lycées Esteqlal et Malalaï. Pendant 3 ans et demi, en compagnie de 5 autres collègues, l'auteur aura la tâche d'encadrer les enseignants exerçant dans ces deux institutions.


Taille 14 x 21 cm - 244 p.
ISBN: 978-2-36013-044-3
Prix : 20 €


16 x 24 cm - 950 pages
ISBN: 978-2-36013-043-6
Prix : 30 €

Commissaire de police en Algérie 1952-1962

Une grenouille dans son puits ne voit qu'un coin du ciel

Roger Le Doussal

Arrivé de métropole à 22 ans, il découve à Laghouat puis Bou-Saada, que la France républicaine menait dans ses départements d'Algérie une politique coloniale ? Comment, à partir de 1954, a-t-il vécu le terrorisme FLN et ses horreurs, puis la répression et ses excès? Quelle impression a-t-il gardé des Aurès et de Benboulaid, le chef historique qu'il a interrogé à Tunis? Comment, à Bône puis à Alger, a-t-il ressenti le chaotique passage de la souveraineté intransigeante exercée par la IV° République au retrait total mené par la V° ? Comment, à partir de 1961, a-t-il réagi au terrorisme OAS ? Comment, dans ces temps noirs, la police s'est-elle comportée et combien de policiers ont payé de leur vie leur loyalisme?

C'est à ces questions que l'auteur s'est efforcé de répondre en relisant aux Archives Nationales les rapports qu'il a lui-même écrits il y a 50 ans. Comme aucune monographie historique sérieuse n'a encore été faite ni sur la police française en Algérie ni sur le terrorisme urbain (ailleurs qu'à Alger), ce livre apporte, sur ces deux sujets, de nombreuses précisions inédites. Et il aide à comprendre qu'au sein de ce qui s'est progressivement imposé comme la guerre d'indépendance d'un Etat nouveau, il y a eu plusieurs guerres civiles entrelacées. Avec, en filigrane, le conflit de deux conceptions de l'organisation politique d'une société, celle où chaque individu s'intègre à un Etat démocratique laïc et celle où prédomine son allégeance communautaire et religieuse. Ce conflit, porteur de djihad, n'est-il pas toujours actuel ?

D'une totale sincérité mémorielle et d'une rare richesse documentaire, cet ouvrage fournit de la guerre d'Algérie une histoire vivante, à partir de faits trop souvent étouffés sous des représentations et des idées reçues.

Il est dédié à toutes les victimes, européennes et musulmanes, françaises et algériennes, d'une guerre qui n'aurait pas dû avoir lieu et qui fut inutilement longue et cruelle.

Directeur de l'Inspection Générale de la Police Nationale en 1989, Roger Le Doussal  a été de 1952 à 1962 commissaire des Renseignements Généraux en Algérie. Ce sont ces dix ans qu'il ressuscite et examine d'un œil nouveau.


Histoire d'une musique métisse à l'île Maurice

Chutney indien et séga Bollywood

 

À l'île Maurice, la rencontre entre les formes musicales africaines, européennes et indiennes, a donné naissance à un style de musique « épicé, piquant, explosif » , le chutney, comparable à celui des Caraïbes. Partant de la tradition chantée du Nord-Est de l'Inde, retraçant l'arrivée des premiers Indiens engagés ou « coolies » , après l'abolition de l'esclavage en 1834, explorant les dynamiques d'influence de la scène lyrique européenne et du séga, et donnant largement la parole aux chanteurs, l'histoire d'une musique en diaspora est reconstituée. La circulation renouvelée des textes et des rythmes, l'échange des savoirs et des savoir-faire musicaux entre chanteurs-compositeurs, et l'impact du chutney sur l'émancipation de la femme rurale, montrent le rôle de cette expression créolisée dans la construction de la modernité mauricienne. De la musique indienne dévotionnelle aux dernières évolutions du séga Bollywood, l'effervescence du chutney et de ses orchestres, les Bhojpuri Boys, les Bhojpuri Baja Baje Boys, les Dhamaka Groups, les Mix Chutnee Bands, apparaît. De nombreux textes inédits de chansons en langue indienne et en créole sont présentés et traduits. Une discographie est jointe.

 

Catherine Servan-Schreiber est chercheur au CNRS, elle est rattachée au Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud, et enseigne les littératures médiévales indiennes à l'INALCO. Après avoir publié plusieurs ouvrages sur la tradition orale indienne et la musique bhojpuri, elle s'est intéressée à la transmission musicale en contexte de diaspora, dans l'Océan indien et les Caraïbes, aux musiques de fusion entre l'Inde et l'Afrique, et à la place des orchestres de variété dans les sociétés contemporaines.


16 x 24 cm - 320 pages
ISBN: 978-2-36013-025-2
Prix : 25 €



14 x 21 - 240 pages
ISBN: 978-2-36013-005-4
Prix : 20 €

Le dernier ARAGON
Patrice Lestrohan
"C'est le siècle qu'on porte en terre", avait écrit "Libération", au jour des obsèques du grand écrivain Louis Aragon (1897-I982) à qui Mitterrand refusa toutefois des funérailles nationales. De ce siècle-là et de sa légende, le romanesque Aragon, fils caché d'un ancien préfet de police de Paris, a en effet tout connu : les deux guerres mondiales, Résistance incluse ( ses médailles militaires n'étaient pas sa moindre fierté), l'épopée débutante, puis la tragédie du communisme, la guerre froide du côté qu'il avait choisi dès les annnées 20, les premiers soubresauts à l 'Est, la rébellion de la jeunesse en 68 ( il fut le seul hiérarque du PCF à se risquer, en Mai, au Quartier Latin), etc. Pour ne rien dire d'une oeuvre multiple, sinon infinie qui a fait de lui l'autre Victor Hugo, "moins le théâtre", disait-il en souriant . "Quoi qu'on dise et pense, il restera Le Virtuose", répétait son vieil ami des premiers temps du surréalisme Philippe Soupault.
Au soir de sa vie, au tournant des années 7O, la disparition de sa compagne de quarante-deux années, de sa Muse aussi, Elsa Triolet le laisse cependant prostré et quasi-incapable d'écrire une ligne. Il ne faut pas huit mois pour qu'il s'invente une nouvelle de ces métamorphoses dont il n'a jamais été à court. Au feu, les costumes de banquier communiste. Aragon réapparaît habillé par Saint-Laurent, les cheveux longs et entouré d'une cour de jeunes hommes qu'il régente en souverain matois, mais dont il est parfois la victime trop consentante : "le Fou d'Elsa" vient de découvrir, selon sa formule, "une autre façon d'aimer". Dupe de rien, l'ex-pape rouge de la littérature ne se soucie toutefois plus d'excommunier ou d'encenser. Prodigue, Aragon flambe et voguent les galères. Le ton impérieux, sinon cassant de naguère cède souvent la place à une gentillesse attentive. Sur fond de survie désespérée, ses journées oscillent entre des bonheurs de rencontres (ou de voyages) et des tristesses ( ou des angoisses) secrètes, des enthousiasmes et des dépressions, des provocations folâtres et des honneurs bien traditionnels et, au rayon politique, entre une inébranlable orthodoxie et de petits assauts contestataires: c'est la libération d'un dissident incarcéré, le cinéaste homosexuel Sergueï Parajdanov, qu'il vient pour la première fois en somme réclamer du Kremlin à son dernier voyage à Moscou (1977). La direction du Parti qu'inquiètent ses écarts publics, et plus encore privés, s'efforce de le tenir à l'oeil et l'assomme périodiquement de spectaculaires hommages. Au "pot" qu'organise en son honneur" "l'Humanité"" quelques mois avant sa mort, Aragon grommelle : "On me traîne ici comme un chien ". Un chien très savant alors... "Mise en scène de son déclin" pour les uns, "tragédie" pour d'autres, le crépuscule d'Aragon (197O-1982) avait été à ce jour très peu évoqué par les aragonautes (ou aragoniens) Pour le raconter, l'auteur a rencontré de nombreux proches et familiers : peintres, comédiens (Judith Magre, Patrice Kerbrat), écrivains (Régis Debray, Jean d'Ormesson ), dirigeants com-munistes (Jack Ralite, notamment), universitaires et autres" personnages" plus méconnus, mais pas moins attachants, du "grand théâtre aragonien " (François Nourissier). "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard", chantait le si complexe "Louis" ( pour ses amis). Il parlait sans doute d'expérience ...
Patrice Lestrohan a 56 ans . Journaliste, il a collaboré successivement au "Nouvel Observateur", au "Quotidien de Paris", à "L'Evènement du Jeudi", à l'hebdomadaire "Stratégies" et, plus longuement, au "Canard Enchaîné". Il a notamment publié en 2OO7 au Cherche-midi éditeur une biographie d'Edgar Faure : "L'Edgar".


H. C. Andersen - Voyages
Michel Forget
Tout le monde connaît Hans Christian Andersen (1805-1875) et garde en mémoire quelques-uns de ses contes les plus célèbres mais peu de gens se souviennent que le conteur danois a aussi été un grand écrivain qui s’est illustré dans tous les genres (roman, poésie, théâtre) ni qu’il a été l’un des plus grands voyageurs de son temps.
Andersen a effectué une trentaine de voyages qui lui ont permis de visiter vingt-cinq pays, de la Norvège au Portugal, de L’Europe centrale au Maroc et à Malte et qui ont nourri son œuvre d’écrivain. Quelques-uns ont fourni la matière d’un récit entier et quatre d’entre eux – traduits en français pour la première fois - sont réunis dans le présent volume. Leur rédaction s’étend de 1831 (Ombres chinoises) à 1866 (Une visite au Portugal) et jalonne donc toute sa vie d’écrivain. Entre les deux, Skagen (1859) raconte sa découverte d’une région alors mal connue de son propre pays, tandis que la Visite chez Charles Dickens (1860) rend compte de l’amitié qui unissait ces deux grands écrivains
Ces récits constituent d’abord des témoignages irremplaçables sur la vie quotidienne dans l’Europe du XIXème siècle car Andersen s’intéresse à tout, à la vie des cours princières comme à celle des petites gens, aux paysages comme au théâtre ou à la littérature des pays qu’il traverse. Ils permettent aussi de mieux comprendre sa personnalité ainsi que les sources de son imaginaire. On y retrouve, l’humour, la vivacité du trait, les qualités d’observation qui ont fait le succès de ses contes en même temps que les grandes interrogations qui n’ont cessé de l’habiter sur le sens de la vie, de l’amour, du progrès ou de la destination de l’homme.

14 X 21 - 435 pages
isbn : 978-2-360-13-003-0
Prix 20 €




14 x 21 cm - 224 pages
ISBN: 978-2-914214-45-2
Prix : 15 €
Vauban, ou la mauvaise conscience du roi
par Alain Monod

Vauban est un des rares personnages historiques qui soient aussi légendaires. Sa théorie du « pré carré » est bien connue : elle a aidé à fixer les frontières de la France ; ses oeuvres de fortifications sont également célèbres et l’UNESCO vient tout juste de les inscrire au patrimoine mondial. Pourtant, l’image qu’on se fait de lui est souvent faussée : loin d’être soumis au Roi, Vauban était un esprit libre et audacieux. Et c’est le portrait de ce Vauban contestataire, quasipré- révolutionnaire que dresse ici Alain Monod. Aucun des grands commis de Louis XIV n’osa s’adresser au Roi Soleil avecune telle liberté, frisant l’impertinence, en bousculant toutes les étiquettes, les règles et les lâchetés des grands courtisans du monarque absolu. Vauban, ce maréchal proche du pouvoir, nécessaire au pouvoir, fidèle au pouvoir, interpelle avec vigueur le plus puissant monarque que la France ait jamais connu. Contre l’indigne oppression religieuse et l’expulsion des protestants, au nom du credo « un roi, une foi, une loi ». Pour la liberté d’opinion et de conscience qu’il revendique avec fermeté. Vauban s’insurgea ainsi contre la révocation de l’Édit de Nantes. Contre les inéquités et les injustices qui frappent un peuple plongé dans la misère, Vauban défendit un projet de réforme de la fiscalité fondée sur une contribution générale éliminant tous les « traitants » et autres intermédiairesvéreux. En rupture avec son siècle, il est le premier à afficher officiellement une exigence morale devenue universelle. Tant et si bien que Fontenelle a pu écrire en 1707, dans son éloge pour l’Acédémie des sciences, que Vauban a été « un Romain qu’il semblait que notre siècle eut dérobé aux plus heureux temps de la République. » « Vauban hors les murs » apparaît ainsi comme un personnage exceptionnel qui marche, tout botté et encuirassé qu’il est, vers le siècle qui vient, le siècle des Lumières et le temps d’une Révolution dont il craignait la fatale conclusion. « Aujourd’hui le bouclier fiscal qui protège si bien les plus riches français, les parachutes dorés qui sauvent les dirigeants d’entreprises menées au désastre, le confort des paradis fiscaux dont sont équitablement écartés les damnés de la terre, tous ces privilèges modernes font irrésistiblement songer à ce que Vauban tenta de réformer...»
Extrait de la préface de Pierre Joxe

Condorcet
Raison et connaissance

Olivier de Bernon
Condorcet disait avoir toujours aimé presque également les mathématiques et la philosophie. Jusqu’en 1780, son oeuvre scientifique consista essentiellement en une suite de mémoires sur le calcul intégral et différentiel qui lui assurèrent une place de premier plan parmi les mathématiciens européens. Son intérêt se porta ensuite sur le calcul des probabilités, en même temps que s’affirmait son engagement philosophique et politique. L’Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions constitue, en 1785, à la fois sa première oeuvre politique d’importance et sa principale contribution à la théorie des probabilités. Ce texte est ainsi l’expression la plus achevée de la science nouvelle que Condorcet baptise la « mathématique sociale ». Le présent ouvrage examine les matrices de l’oeuvre de Condorcet, les ressorts de son développement dans le cadre de la philosophie des Lumières et les traits les plus originaux de sa pensée. Disciple de d’Alembert, de Turgot et de Voltaire, Condorcet élabore les fondements d’une philosophie probabiliste de la connaissance.
Olivier de Bernon est directeur d’Études à l’Ecole française d’Extrême-Orient


14 x 21 cm
224 pages
ISBN: 978-2-914214-67-4

Prix: 20 €




14 x 21 cm - 515 pages
ISBN: 978-2-36013-014-6
Prix : 28 €

ROME au Moyen Âge
André Vauchez
Rome médiévale ? L’expression sonne presque comme un défi ou une provocation ! Entre le cadre monumental de l’Antiquité et les splendeurs de la Renaissance et du Baroque, on a longtemps cru que s’était ouverte dans l’histoire de la Ville éternelle une parenthèse de près de
mille ans, sur laquelle il n’y avait pas lieu de s’attarder, sinon pour déplorer qu’elle ait duré si longtemps. C’est sans doute la raison pour laquelle cette période est restée dans une large mesure méconnue et peu appréciée. Mais ce jugement négatif résulte dans une large mesure d’un malentendu : le Moyen Âge n’a pas seulement permis à Rome de survivre en tant que cité pendant les siècles obscurs et de devenir au XIIIe siècle un des foyers les plus brillants de la civilisation italienne. Il a fait d’elle l’instrument d’une unification de l’Europe occidentale sous l’égide de l’Église romaine et à travers le rayonnement de modèles culturels et de formes artistiques qui, de la mosaïque à la peinture murale, ont rendu possible une synthèse efficace entre l’héritage antique et la culture chrétienne. Enfin, en s’affirmant, surtout à partir de 1300, comme le seul lieu au monde où tous les fidèles pouvaient obtenir la rémission de leurs péchés, Rome a acquis un statut de ville sacrée et un prestige spirituel qui ont fortement marqué son visage et ses destinées ultérieures.
André Vauchez, professeur émérite d’Histoire du Moyen Âge à l’université de Paris Ouest-Nanterre et membre de l’Institut, a été directeur de l’Ecole française de Rome de 1995 à 2003. Il a dirigé le t.Ier d’une Histoire religieuse de l’Italie (Rome, Laterza 1993) et a publié avec Andrea Giardina Rome, l’idée et le mythe (Paris, Fayard, 2000).


Le moyen-âge miraculeux
Edina Bozoky

La vision médiévale du monde a été fortement imprégnée de miraculeux, de surnaturel. Une immense littérature rapporte des événements pris pour miracles, de la guérisons des malades au châtiment des pécheurs. La Ière partie de ce livre (Les saints, leurs sanctuaires et leurs miracles) et la IIe (Le pouvoir des reliques) expliquent comment on imaginait le fonctionnement de la force miraculeuse résidant dans les reliques, comment l’image des saints se construisait, et comment le pouvoir politique instrumentalisait le culte des saints et des reliques à des fins de représentation et de communication.

La IIIe partie (La protection surnaturelle) présente les croyances et pratiques utilisées pour se prémunir contre les maladies et les dangers. Les amulettes et les formules verbales (charmes) apotropaïques (« qui détournent le mal ») et prophylactiques (« qui préservent ») étaient largement répandues dans toutes les couches de la société médiévale.

Enfin, la IVe partie (L’imaginaire du roman breton) rassemble des études sur la littérature médiévale en rapport avec la religiosité de l’époque. Les romans de la Table Ronde, et en particulier les romans du Graal, reflètent d’une façon imagée et allégorique les dévotions religieuses, notamment le culte de l’Eucharistie et du Précieux Sang, ou encore les enseignements sur la tentation, le péché et le diable.

Edina Bozoky est spécialiste de l’histoire religieuse médiévale ; ses recherches englobent les croyances hérétiques, les pratiques apotropaïques, les légendes hagiographiques, le culte des saints et des reliques. Elle est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Poitiers et membre du Centre d’Études supérieures de Civilisation médiévale.


Taille 16 X 24 - 370 pages
ISBN: 978-2-3613-013-9
Prix : 28 €



16 x 24 cm
313 pages
ISBN: 978-2-36013-008-5
24 €

L'empire des sultans
anthropologie politique au Maroc

Ali Benhaddou

Après avoir enquêté sur l’organisation du pouvoir au Maroc (Les élites du Royaume), l’auteur s’intéresse ici à l’univers sacré des sultans, des seigneurs et des hauts dignitaires du Royaume chérifien, depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours. Pour prendre le pouvoir, guerriers et suzerains, théologiens et mystiques, capitalistes et politiques animent des intrigues se déroulant sur la scène de l’Histoire. Qui gagne ? Qui perd ? Qui dépend de qui ? Qui manipule qui ? Vainqueurs et vaincus partagent la même angoisse née de l’incertitude de l’avenir, source de conflits entre les acteurs cherchant à tirer parti de leurs avantages et à minimiser ceux des autres. Beaucoup ont une prédilection pour le despotisme théocratique, hors duquel il n’est ni vérité, ni salut. D’autres, formés aux valeurs universelles, exaltant leur ardeur pour la cause libérale ou socialiste, exhortent au combat pour la démocratie formelle. Mais, très vite, leur espérance tourne au cauchemar, leurs idéologies progressistes deviennent dangereuses.
Monographies, portraits, témoignages des principaux acteurs, nourris des archives inédites sur les hommes
et les institutions, démontrent que tout le problème, depuis un siècle, de génération en génération, repose sur la lutte pour le pouvoir. Et cette lutte, complexe, incompréhensible, irrationnelle, dépend de la capacité des protagonistes à se conformer aux règles du jeu non écrites du système politique. L’ensemble ne tient que par le fractionnement des groupes constitués, qui génère des compétitions, des rivalités, des tensions, des incohérences et, par conséquent, l’inefficacité des organisations en apparence les plus modernes. Les partis d’opinions se dégradent d’année en année depuis mars 1965, entraînant une défaite historique de la pensée politique et même de la pensée tout court. Jamais échec n’eut de conséquence plus grave.
Le processus démocratique ne devait reprendre qu’en mars 1998. L’alternance ? C’est la césure. C’est l’inachèvement qui brise l’illusion de la modernité née de la transition politique. C’est la défiance des citoyens à l’égard de leurs dirigeants qui se reproduisent par héritage ou par cooptation sélective, et qui essaiment dans tous les lieux où s’exerce le pouvoir, sans légitimité politique. Des dynasties technocratiques se fortifient au gré des formations scolaires, des successions patriarcales, des alliances politiques, des croisements, jamais révolus, de lignages sacrés et profanes. Ce sont les vainqueurs de la croisade du bien contre le mal, et inversement, substitut du politique, stratégie de luttes subjectives réservées aux élites, mais toujours en passe de détrôner des idoles et d’en fabriquer de plus efficaces, selon les circonstances. Si cette croisade morale constitue une contrainte extrêmement forte à tout changement, elle procure aux bénéficiaires l’avantage d’exercer le pouvoir, puis le transmettre aux générations suivantes, jusqu’à ce qu’une autre raison politique fasse surgir de nouveaux rapports de force. Ce vieux fond anthropologique, porté sur les structures familiales ou tribales à base politique, se maintient en dépit de tous les mouvements historiques.
Chercheur universitaire, il a notamment participé à des actions de développement social urbain et à des missions d’enquête sur des organisations économiques et sociales.


Riveneuve Editions titre du livre
Les Elites du royaume
de Ali Benhaddou

Pouvoir, richesse et prestige sont concentrés entre les mains d’une minorité de familles dirigeantes. Pour conserver ces privilèges et défendre leur rang, elles se reproduisent à l’identique en utilisant les ressources de la tradition: filiations patriarcales, mariages de convenance et alliances économiques. De cette organisation à base familiale, émergent des hommes riches, instruits mais avides de puissance. Tous sont héritiers, les uns de la fortune, les autres de la noblesse. Placés à la tête des institutions de l’Etat, des organisations patronales, des associations sportives et philanthropiques, ils possèdent tous les pouvoirs. Sans créer une classe, ils s’associent pour former une unité de pouvoir qui domine la société. Qui sont ces hommes ? Comment accèdent-ils au pouvoir politique et économique ? Comment exercent-ils ce pouvoir sur les hommes et les institutions ? Bénéficient-ils réellement d’une autonomie d’action et de jugement ? Ou sont-ils simplement formés par l’Etat pour servir des intérêts supérieurs comme ceux des multinationales ? L’auteur propose des réponses basées sur une étude rigoureuse de la formation historique et sociologique des élites marocaines. Il explique la manière dont elles se recrutent au sein des grandes familles aristocratiques. Il analyse le processus de leur organisation, depuis les mariages d’affaires jusqu’à l’exercice du pouvoir économique. Il développe leur conception de l’administration des entreprises, du libéralisme, du management de la pauvreté et des ressources humaines. Il nous invite enfin à découvrir l’univers protégé des élites qui se replient dans les espaces clos des établissements de loisir et qui se barricadent dans les quartiers chics de la métropole marocaine. L’auteur, docteur en sciences humaines, consultant international, est spécialisé dans la sociologie des élites.
Chercheur universitaire, il a notamment participé à des actions de développement social urbain et à des missions d’enquête sur des organisations économiques et sociales.


16 x 24 cm
210 pages
ISBN: 978-2-914214-85-5
24 €


16 x 24 cm - 494 pages
ISBN: 978-2-914214-39-1
Prix : 28 €
Le sillage de la tribu
de Karim Rahem

La crise que traverse l’Algérie ne peut se réduire à l’antagonisme entre deux projets de société, l’un incarné par des démocrates nationalistes et l’autre par des islamistes, par l’opposition d’un modèle occidental ou « moderniste » à un autre, oriental et réactionnaire. En filigrane, transparaît le fantôme de valeurs segmentaires, lesquelles structurent l’imaginaire collectif et les inconscients individuels. En ce sens, l’origine de la crise est d’ordre culturel, car elle ne peut se réduire à des conflits mécaniquement corrélatifs à la structure sociale contemporaine. C’est en interrogeant le passé qu’il faut tenter de dévoiler les dynamiques en oeuvre et leur impact sur le présent. C’est dans une histoire contemporaine douloureuse, qui vit le démantèlement des solidarités lignagères et l’atomisation des groupes sociaux, processus commencé lors de la conquête et poursuivi par l’État indépendant, dans le différentiel entre ethos et réalité sociale, entre culture et structure de la société, entre valeurs du passé et nouvelles formes d’échange, que se trouve la clef de l’explication de l’anomie et de l’aliénation de la société algérienne. C’est le passage de la tribu, oubliée un peu vite par des historiographes, pour des raisons liées en partie au passé colonial, à l’État qu’il faut décrire pour tenter d’éclairer le présent. Notre postulat est que l’Algérie actuelle est le fruit de confrontations culturelles issues de son histoire contemporaine, c’est-à-dire depuis les débuts de la période coloniale, se déployant dans le temps et qui ont imposé leurs marques, non pas de manière contingente, mais comme contraintes dans la formation des imaginaires politiques.
Cet ouvrage est tiré de la thèse soutenue par l’auteur en 2002 à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales. Docteur en médecine et anthropologie politique, Karim Rahem est aujourd’hui chercheur et responsable du CEDEJ (Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales) à Khartoum.

Les femmes algériennes pendant la colonisation
Diane Sambron

Les femmes musulmanes furent les héroïnes de la bataille d’Alger. A ce titre, elles gagnèrent toute la reconnaissance et respect de la patrie naissante en 1962. La Constitution algérienne reconnut, qu’en raison de leur participation à la guerre, « les femmes algériennes ont acquis tous leurs droits ». Or, l’évolution de leurs droits s’infléchit constamment sous les gouvernements successifs de l’Algérie indépendante, jusqu’à l’adoption en 1984 du code de la famille, aussi qualifié « code de l’infamie », ou des projets de vote par procuration des femmes dans les années 90. Cette situation est inédite dans un bassin méditerranéen où les droits des femmes, notamment en matière de charia, ont partout progressés : en Tunisie, Maroc… Cet ouvrage offre un plaidoyer en faveur des droits des femmes d’Algérie et démontre que la liberté et l’égalité, valeurs universelles et louables pour revendiquer, comme le fit l’Algérie, le droit à l’indépendance, ne se sont pas traduites par l’émancipation d’une moitié de sa population. Au-delà de l’aspect militant, le livre retrace de manière fidèle, précise, et exhaustive l’évolution de la condition des femmes en Algérie, depuis la fin du XIXème siècle jusqu’aux années post-indépendance. L’exercice étant inédit, il entend permettre aux femmes musulmanes d’Algérie et à celles issues de l’immigration algérienne, de se réapproprier une mémoire, celle de l’évolution de leurs droits et de leur condition et permet en outre de témoigner de l’évolution du système colonial français de l’époque.


16 x 24 cm - 352 pages ISBN: 978-2-914214-82-7
Prix : 24 €


24 X 16 - 527 pages
ISBN: 978-2-914214-71-1
Prix : 28 €
Les successeurs d’Alexandre en Asie centrale
et leur héritage culturel
François Widemann

Quand on parle de la civilisation grecque à l’époque hellénistique, c’est-à-dire après l’énorme bouleversement de la conquête d’Alexandre le Grand, on pense à la Macédoine dominant la Grèce, aux Ptolémées en Egypte, aux Séleucides, souvent nommés « rois de Syrie » alors que leur empire a touché à l’Inde et aux monts Pamir ; on a oublié quelque chose. Ce n’est pas nouveau. Déjà dans l’Antiquité, les historiens grecs et romains ont presque complètement ignoré la multitude des colons grecs bien armés et parfois hautement cultivés, installés dans de nombreuses villes, dont les premières avaient été fondées par Alexandre dans l’Extrême–Orient de son empire : la Bactriane et les pays qui l’entourent. L’Iran envahi par les Parthes, en guerre quasi permanente contre les Grecs puis contre les Romains, a fait écran.
Pourtant des États grecs se sont maintenus presque trois siècles et les villes, les oeuvres d’art, les monnaies qu’ils ont laissées montrent, conservé jusqu’au bout, leur caractère grec ; au point que cette population grecque minoritaire qui aurait pu être rapidement assimilée par les autochtones, les a au contraire plus ou moins assimilés. Les États fondés par les nomades qui les ont envahis ont adopté le grec comme langue officielle, encore même après la disparition du dernier État grec dans la région. Leur religion, leur art en sont restés profondément marqués. Alors que la domination grecque n’était plus qu’un lointain souvenir, l’épopée romancée d’Al Iskandar, devenu un héros perse, circulait parmi les peuples de la région. L’alphabet grec servit à transcrire de nombreuses langues : successivement, Tokhares, Perses, Huns, Türks et jusqu’aux premiers gouverneurs arabes l’utilisèrent, ces derniers délaissant l’écriture du Prophète pour être compris.
Les précédentes tentatives sérieuses de reconstitution historique sont largement dépassées, à cause de leurs lacunes documentaires et pour les sacs de noeuds chronologiques que leurs auteurs n’ont su éviter, par exemple, dans la confusion autour de rois homonymes. Cet ouvrage, sans être un catalogue exhaustif, a utilisé toutes les données disponibles aujourd’hui : textuelles, archéologiques, numismatiques, unies, quand c’était raisonnablement possible, par un fil géopolitique. L’influence artistique des Grecs apparaît très forte et durable dans l’art du Bouddhisme alors en plein essor du nord de l’Inde à l’Asie centrale. Il en est présenté quelques exemples particulièrement évocateurs.
Ce livre, ouvrage universitaire par sa rigueur, ses nombreuses notes, cartes, schémas chronologiques et références bibliographiques, est écrit dans un style clair, agréable à lire, appuyé en permanence sur des illustrations, qui le rend accessible à un plus large public désireux de connaître ces Grecs, oubliés dans leur lointain exil.

Les paradis fiscaux et judiciaires
Claude Ducouloux-Favard

Il n’est guère question de la « Crise » sans que l’on évoque les paradis fiscaux comme s’ils étaient les responsables de ce qui arrive au monde. Mais que sont-ils exactement, qui les utilisent et à quelle fin. Qu’est-ce qui les caractérise suffisamment pour que des organismes internationaux de l’importance de l’OCDE, de l’ONU ou du G 20 les montrent du doigt en dressant des listes noires, assorties parfois de listes grises ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en s’appuyant sur une riche documentation non exclusivement livresque, mais illustrée par des cas d’espèce tirés de jugements répressifs souvent non publiés. Ces pages ont pu ainsi mettre en lumière comment les paradis fiscaux constituaient les noeuds des réseaux internationaux du commerce honnête comme de la criminalité organisée. L’auteur en déduit que s’ils favorisent la corruption internationale, voire des crimes plus graves encore, ils n’en sont pas les auteurs ; ils ne sont qu’un important facteur criminogène. Lutter directement contre eux ne peut être que insuffisant à assainir l’économie internationale car les paradis fiscaux, outre qu’ils sont aussi parfois utiles aux multinationales décentes, ne peuvent être combattus que sur le terrain de la fraude internationale dans tous ses aspects. D’autant que les paradis fiscaux sont des Etats souverains et donc maîtres de rendre particulièrement attractive aux non résidents leur législation.
Claude Ducouloux-Favard est docteur d’Etat en droit privé, maître de conférences à l’Université de Paris Dauphine, avocat au barreau de Paris, professeur invité dans des Universités étrangères, notamment à Rome, Trento et Salerno. Comparatiste en droit des affaires, elle a fondé le Cercle des Comparatistes Droit et Finance qu’elle préside.

14 x 21 cm - 342 pages
ISBN: 978-2-36013-001-6
Prix : 20€



14 x 21 cm - 237 pages
ISBN: 978-2-914214-66-7
Prix: 18 €
Destins croisés, Israéliens-Palestiniens, l’histoire en partage
Michel Warschawski

Ce livre est une histoire du conflit israélo-arabe, mais pas une parmi tant d’autres. Il ne s’agit pas d’un manuel d’histoire au sens propre du terme, mais bien de l’histoire sur plus d’un siècle d’une région déchirée, racontée à des non-initiés à travers la vie de deux familles sur quatre générations. Fruits de l’imagination de l’auteur, ces récits familiaux se révèlent très représentatifs de l’histoire des Israéliens et des Palestiniens. Pour raconter cette histoire, Michel Warschawski a choisi de suivre deux familles, une juive et une arabe, qui représentent, dans la diversité des opinions qui les traversent toutes les deux, la mémoire des communautés arabe-palestinienne et juive-israélienne. Ceci a été rendu possible grâce à la place très spéciale qu’occupe l’auteur depuis près de quarante ans, à la frontière entre les deux communautés, ce qui lui permet une connaissance intime des deux camps. Un récit, ou plutôt des récits souvent tragiques pour une histoire partagée entre Israéliens et Palestiniens sur laquelle personne n’est d’accord mais qu’il faudra bien aplanir un jour pour envisager une paix durable entre les deux peuples.

Le prix de la paix
Bernard Philippe
Cet ouvrage se veut une contribution à l’action de l’Europe pour la paix au Moyen-Orient.
Une sorte de malédiction implacable semble avoir frappé, au cours des années récentes, la politique de l’Union au Proche-Orient. Elle se caractérise par la disproportion frappante entre, d’un côté, un travail politique acharné en faveur de la paix, des contributions financières colossales pour éviter une banqueroute des institutions palestinienne fatale à la paix et, de l’autre côté, la modestie de son influence sur le jeu politique proche-oriental et le front de la paix. La critique du renforcement des relations entre Israël et l’Union européenne, son quasi-silence, jugé assourdissant pour beaucoup, face à la violence de « Plomb durci », ont tous abouti au même résultat: la réduction de la crédibilité de l’Union dans la région. Si, par ailleurs, comme on a tendance à les caricaturer, Netanyahou ne parle qu’à Washington et Lieberman à Moscou, l’Europe ne se trouve pas dans la meilleure configuration politique pour influencer le nouveau contexte régional. L’Europe se doit ainsi d’examiner, de toute urgence, les voies et moyens de développer un appui renforcé à la paix, sur base d’un nouveau paradigme que nous avons cherché à formuler.
Elle doit porter à plein bras l’initiative arabe en l’aidant inlassablement à prendre corps et à devenir réalité. Il lui faut en outre : 1) lutter contre la violence excessive par une force d’intervention et d’interposition
2) conduire un plan Marshall pour combattre la pauvreté et retisser l’unité palestinienne
3) initier un agenda européen plus ambitieux en accordant un statut avancé à la Palestine et un passeport études pour les jeunes des deux côtés.


14 X 21 - 239 pages
isbn : 978-2-914214-90-2

Prix = 20 €


16 x 24 cm - 332 pages
ISBN: 978-2-914214-87-2

Prix = 25 €
Henri Curiel, Le mythe mesuré à l’histoire
René Gallissot

Ciblé comme le super-agent du KGB et pour son action d’aide à l’indépendance algérienne, suspect de toutes parts et communiste suspect, Henri Curiel est exécuté à Paris par des tueurs professionnels le 4 mai 1978. La période de la Présidence de Valéry Giscard d’Estaing et d’Alexandre de Marenches à la tête du SDECE, qui croit avoir pour mission de vaincre le KGB à travers le monde, est lourdement grevée d’assassinats politiques.
Avant l’examen des raisons de ce crime policier qui n’a plus guère de mystères, ce sont aussi les légendes sur un homme mystère qu’il faut dissiper pour mesurer l’itinéraire des engagements noués sur des problèmes majeurs de l’époque et de son champ identitaire.

Jacques Chevalier
Michelle Barbier

S’il est un nom qui soulève encore des réactions passionnées chez ceux qui ont vécu les dernières années de l’Algérie française, c’est bien celui de Jacques Chevallier. Député-maire d’Alger, secrétaire d’Etat aux Armées puis ministre de la Défense dans le gouvernement Mendès-France, ce personnage haut en couleurs a été un des rares à chercher désespérément la meilleure façon de maintenir l’Algérie sous influence française, alors que l’indépendance commençait à paraître inéluctable. Libéral, ouvert au dialogue, profondément humain, il fut à la fois rejeté par les tenants du système français et par les combattants algériens engagés sur la voie de la coupure définitive avec la Métropole. Mais c’est à lui que firent appel le général Salan et le chef de l’OAS Jean-Jacques Susini pour élaborer les accords FLN-OAS qui tendaient à préserver les intérêts des Européens dans une Algérie indépendante. Un homme profondément attaché à son pays, représentatif d’une époque où les valeurs établies faisaient place, dans la violence, à l’ère mondiale de la décolonisation.



14 x 21 cm - 240 pages
ISBN 978-2-36013-002-3

Prix : 18 €



14 x 21 cm - 288 pages
ISBN: 978-2-914214-93-3

Prix = 24 €
Constantin P. Cavafy
Pierre Jacquemin

Si l’oeuvre de Constantin Cavafy, poète grec d’Alexandrie (1863-1933), fut fréquemment traduite et commentée par les plus grands auteurs : Marguerite Yourcenar, E.M. Forster, Stratis Tsirkas, pour ne citer que ceux-là, elle demeure très souvent, en revanche, bien ignorée du grand public. Sa poésie reste singulière, inclassable, bien que de nombreux auteurs aient essayé de la définir comme historique, symbolique, mystique, didactique, gnomique, liée à un certain courant décadent, etc. Le poète serait essayiste, moraliste, visionnaire, moderne, tourné vers le passé. En vain.
Le personnage lui-même est mystérieux, ambigu, original, avare de publications qu’il ne favorisa jamais. Il ne connut la gloire qu’à la fin de sa vie. Dans cet ouvrage, c’est encore sous un jour nouveau que ses poèmes sont envisagés.
Son oeuvre, que caractérise une grande unité, semble générer une démarche d’ordre initiatique qui le conduit tout le long d’un cheminement douloureux et difficile. Le franchissement des étapes et des obstacles inévitables caractérisa le grand chemin de la poésie du cherchant solitaire et grandiose qu’il ne cessa d’être. Le passage de l’Obscurité à la Lumière le conduira-t-il à une libération et à laquelle ?
C’est le sujet de ce livre.

Maxime Rodinson : un intellectuel du XXème siècle
Sébastien Boussois

Très prolifique, Maxime Rodinson a rempli les étagères des bibliothèques universitaires pendant quarante ans et ses livres sont aujourd'hui devenus des classiques sur tout le pourtour méditerranéen. Orientaliste, sociologue, anthropologue et linguiste exemplaire, il connaissait une trentaine de langues dont l'éthiopien ancien qu'il enseignait à la Sorbonne. Membre du parti communiste qu'il quitte en 1958, Rodinson a traversé le XXe siècle avec ses espoirs et ses désillusions.
Dans cet ouvrage, l'auteur revient sur le parcours hors-norme de l'un des plus grands intellectuels du siècle dernier. Celui qui passait sa vie dans les livres, qui avait une soif de connaissances inextinguible, a eu des compagnons de route que Sébastien Boussois a rencontrés. Tous témoignent d'une réalité : quatre ans après sa mort, il n'est pas trop tard pour célébrer la mémoire et l'humanisme hors-pair de Maxime Rodinson en France et dans le monde, même si ses opinions politiques ne suivent pas l'air du temps. Cet ouvrage amorce, à travers descriptions, interviews et article inédit, la redécouverte des travaux de Rodinson dont on pourrait regretter de ne pas assez entendre parler aujourd'hui. Mais pour certains de ses amis, « Maxime Rodinson n'est pas oublié. Il est juste silencieux ».

12 x 17,5 cm - 192 pages
ISBN: 978-2-914214-42-1
Prix : 15 €


14 x 21 cm - 288 pages
ISBN: 978-2-914214-46-9
Prix : 25 €
Guillaume Bude, l'humaniste et le prince
Sylvie Le Clech-Charton

Cet ouvrage sur Guillaume Budé, grande figure de la Renaissance des lettres et des arts en France, prend la forme d'une biographie. Guillaume Budé (1468-1540), écrivain, traducteur, secrétaire de François Ier, ambassadeur, créateur du dépôt légal et fondateur du collège de France, était connu essentiellement pour son rôle de conseiller politique et culturel de François Ier. Il a été surtout étudié du point de vue de sa production littéraire savante mais pas sous l'angle de son milieu social, de ses liens avec les pouvoirs en place et son territoire d'origine et d'exercice, ni de son « humanité ».
Outre le fait d'illustrer le parcours individuel d'un « homme sans qualités » au service de l'humanisme et de ses valeurs, l'ouvrage de Sylvie Le Clech nous fait revivre la Renaissance à Paris, en Ile-de-France et en Europe étudie aussi sa stratégie d'ambition sociale familiale, le rôle joué par la culture dans cette ambition et le rôle d'un intellectuel conseiller d'un grand roi passionné de politique culturelle. Cette biographie vivante comprend aussi une grande partie consacrée à l'héritage humaniste aujourd'hui et aux relations actuelles entre le pouvoir politique et les élites culturelles


La Réunion des possibles
de Eric et Julien Magamootoo

Quelles ambitions pour La Réunion ?
Deux Réunionnais, un père, un fils, tentent de répondre à cette question dans ce livre citoyen qui nous amène à comprendre l’évolution récente et les principaux enjeux de cette île de l’océan Indien.
Livre humaniste où deux générations s’expriment à coeur ouvert. En parallèle à la réflexion, les auteurs dévoilent leur sensibilité d’homme et de Réunionnais.
Livre de l’espoir : une véritable vision de la Réunion y est proposée, basée sur un nouveau modèle de développement, sur une autre manière de voir la société.
Livre du changement : des orientations concrètes, des solutions pratiques et des exemples montrent qu’il est possible de faire de cette région française un modèle de société unique en Europe et dans le monde.
Eric Magamootoo : avocat, chef d’entreprise, Conseiller Régional, il est Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion depuis 2004.
Julien Magamootoo : diplomé en droit en France et en Espagne, puis en management à l’ESCP Europe, il a travaillé dans le secteur de la grande distribution en Chine.

14 x 21 cm - 300 pages
ISBN: 978-2-914214-96-4
Prix : 18 €


12 x 17,5 cm - 160 pages
ISBN: 978-2-914214-18-6
Prix : 15 €
Léopold Sédar Senghor
L’art africain comme philosophie
Souleymane Bachir Diagne

« L. S. Senghor a cherché à exprimer quelle philosophie se lit dans les arts plastiques, les chants et danses africains. C’est cette attitude, d’abord herméneutique, de déchiffrage, qui est la vérité de sa philosophie. Afin de relire Senghor, aujourd’hui, il ne faut pas se donner la Négritude trop vite, affronter tout de suite les formules trop bien connues à quoi on résume sa pensée. Il faut savoir d’abord retrouver l’attitude première, la posture herméneutique que Senghor a adoptée dès ses premiers écrits pour répondre à la question qui fut aussi celle de Picasso : que veulent dire les masques africains ? Que disent ces objets que l’on a appelés des fétiches lorsque les dieux en sont partis ? Partant de cette question, Senghor, avec beaucoup de bonheur, a mis à jour une ontologie dans laquelle l’être est rythme et qui se trouve au fondement des religions africaines anciennes. De cette ontologie il a montré que les arts africains constituaient le langage privilégié. »
Souleymane Bachir Diagne, l’auteur de cet ouvrage, a enseigné pendant vingt ans la philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Après avoir été professeur de philosophie et de religion pendant cinq ans à Northwestern University, près de Chicago, il vit aujourd’hui à New York où il est professeur aux départements d’études francophones et de philosophie de Columbia.

Les racines mésopotamiennes des ingouches et tchètchènes
Mariel Tsaroïeva

Cet ouvrage de Madame Mariel Tsaroïeva se recommande par son rôle de témoignage en faveur d'une nation dont la connaissance demeure très insuffisante aujourd'hui. Il examine successivement le rôle des Vainakhs dans le processus de spécification ethnologique des populations du Caucase, et leur place au sein des relations du Caucase avec la Mésopotamie et l'Asie Mineure. Cette étude est conduite à partir des recherches historiques et linguistiques, ainsi que des données légendaires et des connaissances que l'on possède sur les peuples antiques du Proche-Orient qui furent les voisins méridionaux du Caucase : Sumériens, Sémites, Hourrites, Ourartéens, Hittites, Phrygiens, Grecs et Scythes. Dans les parties, fondées sur des recherches personnelles (" Les "motifs mondiaux" dans la mythologie vaïnakhe ", " Les demi-dieux, leurs noms et leurs attributs ", " Les dieux du panthéon ancestral ingouche et leurs noms ", " Les théophores et différents termes relatifs aux croyances ancestrales "), l'auteur étudie plus spécifiquement la mythologie, le panthéon et le vocabulaire des Vaïnakhs comme reflets de leur passé antique. Le lecteur découvrira à travers ces pages un univers passionnant traité de manière rigoureuse, une étude dont l'aspect linguistique exploite les données dont on dispose, et où l'auteur fait montre d'une bonne connaissance de son sujet et apporte des éléments nouveaux et originaux dans un domaine encore mal connu. L'auteur apparaît ainsi comme une pionnière en la matière.


16 x 24 cm - 348 pages
ISBN: 978-2-914214-32-2
Prix : 30 €


14 x 21 cm - 144 pages
ISBN: 978-2-914214-53-7
Prix : 15 €
Les exclus de la cité
Jérôme Palazzolo, Mariam Bedwani et Marie Esther Tassiba
Le phénomène des enfants des rues est un drame mondial. Pourquoi des enfants qui ont besoin de l'affection et des soins de leurs parents éprouvent-ils le besoin de vivre dans la rue, où ils se retrouvent face à tous les dangers ? Ils y sont privés de la moindre hygiène, mais plus encore ils sont les victimes désignées de maladies contagieuses que l'on croyait disparues, et sont exposés aux infections sexuellement transmissibles, au trafic et à la maltraitante. Dans les rues, les enfants deviennent suspects aux yeux de la population qui ne les voit plus car devenus des parias déchus de leur place et de leur statut traditionnel dans la société. Ainsi les droits les plus élémentaires attachés à l'enfance et tout simplement à la dignité humaine leur sont désormais refusés. Comment alors parler de développement quand l'avenir ne leur appartient plus ? L'objectif de cet ouvrage est de mieux comprendre le pourquoi de la présence de ces enfants dans la rue. Il s'agit d'une analyse de leur situation, des causes qui les ont poussées à se retrouver là, des alternatives qui leur sont offertes par l'Etat, les différentes institutions et les centres de santé. Une telle approche est le prérequis nécessaire à toute action d'accompagnement visant à élaborer un projet de réinsertion familiale, scolaire, sociale et/ou professionnelle.
Psychiatre libéral à Nice (France), Jérôme Palazzolo est professeur au Département Santé de l'Université Internationale Senghor (Alexandrie, Egypte), chercheur associé au Laboratoire d'Anthropologie et de Sociologie: "Mémoire, Identité et Cognition sociale" (LASMIC) de Nice, et chargé de cours à l'Université de Nice - Sophia Antipolis. Spécialisé en psychopharmacologie et en thérapie cognitivo-comportementale, il est l'auteur de nombreux articles de référence et d'une trentaine d'ouvrages traitant des diverses pratiques psychiatriques. Mariam Bedwani et Martine Esther Tassiba sont diplômées de l'Université Senghor.


Offrandes et sacrifices en Mésoamérique
Danièle Dehouve

Les sacrifices humains pratiqués par les peuples de l'ancien Mexique ont fascinés les Européens. Se focalisant sur les aspects sanglants des cérémonies, ceux-ci ont isolé les sacrifices des rituels dont ils faisaient partie. Cet ouvrage propose une nouvelle approche des rapports entre les offrandes et le sacrifice, par l'analyse d'un rituel spécifique – le dépôt rituel- qui a traversé les âges depuis le début de notre ère jusqu'à nos jours, dans l'aire culturelle mésoaméricaine. Que signifient les dépôts rituels ? Un don aux dieux ? Une maquette de l'univers ? Un assemblage de nombres ? L'ouvrage répond à ce questions en déchiffrant les dépôts rituels effectués de nos jours par les Indiens tlapanèques de l'Etat de Guerrero, au Mexique, en appliquant les principes découverts à d'autres cas anciens et récents.
Danièle Dehouve, directeur de recherche au CNRS, Directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, est l'auteur de plusieurs ouvrages d'anthropologie et d'histoire sur les Indiens du Mexique.

14 x 21 cm - 262 pages
ISBN: 978-2-914214-20-9
Prix : 30 €

Riveneuve à paraître

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