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Collection académique


Actes académiques

Se battre pour ses idées

La violence militante en France des années 1920 aux années 1970

Sous la direction de Michel Audigier et Pascal Girard

Même si on excepte l’Occupation, l’histoire de France au XXe siècle reste jalonnée d’épisodes de violence militante parfois spectaculaires qui ont pu avoir de lourdes répercussions sur la vie politique nationale : émeute du 6 février 1934, grèves «insurrectionnelles» de 1947-1948, manifestation Ridgway de 1952, « journée des tomates » du 6 février 1956, soulèvement du 13 mai 1958, massacre de Charonne en 1962 et bien entendu barricades de mai 68. Même si cette tension n’atteint pas les pics révolutionnaires du siècle précédent (du Printemps des Peuples à la Commune), elle est remarquable par son ampleur, sa fréquence et son intensité. Ligueurs des années 30, communistes et gaullistes de la Guerre froide, poujadistes, nationalistes OAS puis gauchistes, beaucoup se sont « battus pour leurs idées » au sens propre de l’expression, c’est-à-dire à coup de poings, de cannes-épées et de matraques, voir de grenades et de revolvers. Le terme « militant » n’est-il d’ailleurs pas issu du vocable latin « milites » qui renvoie au soldat ? La politique semble bien parfois être le prolongement de la guerre par d’autres moyens…
Pour autant, en France, si la violence constitue un objet d’étude déjà bien défriché par les politologues, le thème est encore peu exploré en histoire politique. D’où l’intérêt de cet ouvrage collectif qui fait le point sur ce sujet passionnant au travers d’études de cas originales. L’enquête aborde tous les acteurs de cette violence (militants, service d’ordre, policiers) et pose la question des raisons et origines d’un tel niveau de radicalité (modèle révolutionnaire hérité, brutalisation des sociétés par la violence de guerre, influence d’un cadre de propagande archaïque et accidentogène). On y découvre que ce phénomène a été non seulement plus important et persistant qu’on le pense (débordant les seules formations extrémistes) mais qu’il a été aussi longtemps valorisé par les états-majors de parti et l’opinion considérant la violence comme la forme ultime de l’engagement et de la conviction politique. Il est certain que le lent reflux de cette tension autant physique que verbale, entre les années 1920 et les années 1970, constitue une des formes de la modernisation de la vie politique française.


16 x 24 cm - 246 pages
ISBN : 978-2-36013-076-4
Prix : 26 €


16 x 24 cm - 210 pages
978-2-36013-069-6
Prix : 24 €

De l'épopée au Japon : Narration épique et théâtralité dans le Dit des Heike

Sous la direction de

Claire Akiko-Brisset, Arnaud Brotons et Daniel Struve

Cet ouvrage réunit huit études qui abordent par différents biais l’épopée du Dit des Heike et sa réception dans le Japon médiéval ou pré-moderne. La double diffusion de ce récit épique comme texte à lire et à réciter a abouti à la formation de nombreuses versions qui connurent un immense succès tout au long de l’histoire littéraire et culturelle du Japon. Les arts de la scène ont repris des motifs du Dit des Heike et ont contribué à les populariser auprès des publics les plus divers. Les études réunies ici abordent un certain nombre d’aspects de la réception et de la diffusion du Dit des Heike, à travers sa relation au théâtre (théâtralité propre de l’épopée et fortune de ses thèmes dans divers genres médiévaux et modernes), son efficacité rituelle, les différents vecteurs de sa diffusion (versions imprimées, conteurs), sans oublier un détour comparatiste par la Chine.
Cette épopée médiévale est aujourd’hui accessible grâce à la traduction française de René Sieffert, aux adaptations cinématographiques ou en bandes dessinées. Cependant, les études portant sur les récits guerriers en général, et sur le Dit des Heike en particulier, sont encore très peu nombreuses enFrance, voire en Europe, malgré l’importance de l’influence exercée par le Dit des Heike et l’intérêt qu’il présente pour l’histoire générale de la littérature comme pour celle des arts de la scène. La présente publication vise à combler ce manque et à offrir une première approche de cette oeuvre fondamentale dans l’imaginaire japonais.


L'expérience de lecture et ses médiatons.

Réflexions pour une didactique

Sous la direction de
Anne Godard, Anne-Marie Havard et Ève-Marie Rollinat-Levasseur

La didactique de la lecture s’est déplacée, depuis une quinzaine d’années, vers le lecteur, non pas seulement pour mettre en évidence les habiletés ou stratégies que celui-ci peut être amené à développer face aux difficultés d’un texte, mais pour le prendre en compte dans sa qualité de sujet, dont l’expérience, la sensibilité, les pratiques sociales et la culture éducative déterminent des styles et des attitudes de lecture qui varient selon le statut des textes, les supports et la perception qu’il a lui-même des processus de compréhension, d’interprétation et d’appropriation de leurs contenus. C’est donc autour de l’expérience du lecteur et des différentes médiations mises en oeuvre par les enseignants de français langue maternelle et/ou étrangère, que les différentes contributions de ce volume ont été réunies. Linguistes, littéraires et didacticiens proposent ici une réflexion plurielle, faisant dialoguer les disciplines et les approches, théoriques et pratiques, sur l’évolution de la didactique de la lecture et la conception de la littérature, sur les pratiques d’enseignement et les cultures éducatives, sur les spécificités de l’expérience de lecture en langue étrangère ainsi que sur l’évolution des supports, en intégrant, notamment, la relation à l’image.

Anne Godard, Anne-Marie Havard et Ève-Marie Rollinat-Levasseur sont toutes trois agrégées de lettres, docteures en langue et littérature françaises et membres de l’équipe de recherche DILTEC (EA 2288). Anne Godard et Ève-Marie Rollinat-Levasseur sont maîtres de conférences à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 ; elles enseignent dans le Département de Didactique du français langue étrangère. Anne-Marie Havard a travaillé plusieurs années à l’Université Sorbonne Nouvelle- Paris 3, au CIEP et auprès de l’ambassade de France en Italie ; elle enseigne actuellement à l’EHESS.

Contributions de : Auréliane Baptiste, Jean-Louis Chiss, Francine Cicurel, Florence Ferran, Emmanuel Fraisse, Anne Godard, Anne-Marie Havard, Vincent Jouve, Dominique Maingueneau, Hélène Merlin-Kajman, Patricia von Münchow, Anne-Claire Raimond, Ève-Marie Rollinat-Levasseur, Youmna Tohmé, François Vanoosthuyse et Monica Vlad.



16 x 24 cm - 432 pages
ISBN: 978-2-36013-064-1
Prix : 24 €



Taille 160 X 240 - X pages

Prix : 26 €
Les droites et l’économie
en France au XX° siècle

Sous la direction d'Olivier Dard

L’actualité française récente, à travers les polémiques sur la présidence de Nicolas Sarkozy, la soirée du Fouquet’s, le yacht de Vincent Bolloré et bien entendu « l’affaire Bettencourt » et la mise en cause du ministre Éric Woerth, a relancé des débats déjà anciens sur les droites et l’argent. Le phénomène n’est pas nouveau et a déjà une longue histoire derrière lui, depuis la mise en cause du « Mur de l’argent » et « les Deux cents familles », dans laquelle se sont illustrées bien des plumes venues de gauche (Francis Delaisi, Augustin Hamon) mais aussi des droites nationalistes, d’Emmanuel Beau de Loménie à Henry Coston. Aujourd’hui, d’essais journalistiques en numéros spéciaux d’hebdomadaires, la collusion entre les droites et les affaires est largement dénoncée
Sur plus d’un siècle, les relations entre les droites et l’économie ont fait l’objet tout à la fois de lieux communs et de représentations solidement établies.
L’ouvrage n’élude nullement cet aspect de la question (les représentations sont évoquées à travers les « Deux cents familles » et la chanson) mais il procède d’une démarche différente.
C’est fort de ces héritages et de ces constats que le volume s’est employé à investir quatre principaux chantiers. Le premier d’entre eux analyse comment les droites françaises appréhendent et pensent l’économie, ce qui pose la question des doctrines et des idéologies à l’œuvre.
Le deuxième chantier porte sur l’examen des milieux privilégiés avec lesquels se nouent des relations entre les droites françaises et l’économie : les entreprises et les patrons.
Le troisième chantier concerne les forces politiques et sociales.
Un quatrième chantier enfin renvoie aux expériences gouvernementales menées sous la conduite des droites auxquelles certaines de leurs composantes ou figures sont associées.


Théorie de l'évolution et religions

Sous la direction de P. Portier, M. Veuille, J.-P. Willaime

Plus de 150 ans après la publication de l'Origine des espèces (1859) du biologiste anglais Charles Darwin (1809-1882),la théorie de l'évolution est toujours mise en cause aujourd'hui, tant en milieu chrétien que musulman, par des personnes considérant qu'elle est incompatible avec les enseignements de la Bible et du Coran. Ces conceptions dites « créationnistes » sont certes minoritaires, mais elles ont pu bénéficier d'une large diffusion (comme le montre l'envoi massif en 2007 d'un ouvrage créationniste musulman L'Atlas de la Création dans les écoles de France). Aux Etats-Unis, ces conceptions, notamment sous la forme des théories du «  Dessein Intelligent  » (Intelligent Design) ont provoqué de vifs débats sociaux obligeant la Cour Suprême fédérale à rappeler la distinction fondamentale, dans les pays démocratiques respectant la séparation des Religions et l'Etat, entre vérité scientifique et vérité religieuse. A l'occasion de « l'année Darwin » en 2009, nul n'était mieux placé que l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) pour examiner en profondeur l'histoire de la réception de la théorie de l'évolution et des débats scientifiques, philosophiques et religieux qu'elle a suscités. Riche de sa section des Sciences de la Vie et de la Terre et de sa section des Sciences Religieuses, l'EPHE a en effet pu mobiliser, tout en sollicitant l'apport de collègues d'autres universités, les compétences de ses enseignants-chercheurs pour étudier historiquement et philosophiquement la question et ses enjeux. Une des conclusions importantes de ce riche ensemble de contributions est la nécessité de renforcer dans l'enseignement scolaire aussi bien l'histoire et l'épistémologie des sciences que l'étude pluridisciplinaire des faits religieux.


Format : 160 X 240 cm
ISBN 978-2-36013-058-0
Prix : 26 €


Taille - 225 pages
ISBN: 978-2-36013-045-0
Prix : 26 €

Patrimoines oubliés de l'Afrique

Collection Patrimoines africains

2010, année de la Commémoration des Indépendances en Afrique permet également de se pencher sur les patrimoines africains qui étaient réduits au temps de la colonisation au musée.

Le séminaire sur les patrimoines oubliés de l'Afrique subsaharienne a permis d'ouvrir des pistes sur les patrimoines existants hors les murs des musées et d'affirmer la multiplicité typologique du patrimoine africain en menant une réflexion différenciée sur leur mode de collecte, de découverte et de conservation.

En Afrique, les patrimoines oubliés, disparus, confisqués, détournés, sont légions. Qu'il s'agisse de patrimoine bâti, de patrimoines familiaux, d'archives, de patrimoine monétaire ou encore de patrimoine immatériel...

Cet ouvrage reprend les interventions de conservateurs, chercheurs, universitaires d'Afrique et d'Europe qui se sont réunis fin 2010 afin de dresser un état des lieux des patrimoines africains voués à l'oubli sinon à la disparition.


Collection Actes académiques

Expériences combattantes

Du XIX e au XXI e siècles

- I -

Former les soldats au feu

Sous la direction de François Cochet

Premier ouvrage d'une série de quatre qui analyseront les « Expériences combattantes du XIX e au XXI e siècles ».

Ce programme international et pluridisciplinaire, doit permettre de mieux cerner les comportements de long terme des combattants face à l'environnement hostile du champ de batailles, à travers les invariants que l'on peut y rencontrer, mais également à travers les nouveautés induites par la technologie des conflits.

Le présent ouvrage « Former les soldats au feu », approche les processus de formation des combattants selon trois axes majeurs.

  • Les formations théoriques des combattants , tant au niveau des chefs que des exécutants. Si la guerre du général n'est pas celle du fantassin de base, il n'en demeure pas moins que l'un et l'autre participent au même événement et que les deux regards se complètent.
  • La prises en compte de la réalité du champ de bataille , permettant d'intégrer à la recherche, aussi bien les dimensions de l'expérimentation, du « retour d'expérience » (« retex »), que des adaptations individuelles comme institutionnelles à la guerre vécue.
  • La prise en considération la formation des troupes d'élite par rapport aux troupes conventionnelles. Qu'est-ce qu'une troupe d'élite ? Les définitions que l'on peut en donner ne sont-elles pas fluctuantes en fonction des évolutions chronologiques ? Comment les troupes d'élite sont-elles formées et dotées par rapport à des unités conventionnelles ?

François Cochet, agrégé, docteur en histoire, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paul Verlaine-Metz, au sein de la Maison des Sciences de l'homme (MSH) Lorraine. Spécialiste des conflits contemporains et des expériences combattantes, il a publié de nombreux ouvrages de référence et dirigé plusieurs ouvrages collectifs et colloques internationaux


16 X 24 cm - 395 pages
ISBN: 978-2-36013-042-9
Prix : 28 €


16 x 24 cm - 277 pages
ISBN: 978-2-36013-054-2
Prix : 24 €

Discours d'enseignants

Sur leur action en classe

Enjeux théoriques et enjeux de formation

Sous la direction de

Violaine Bigot et Lucile Cadet

Pour préparer son cours, un enseignant s'appuie sur un certain nombre d'outils et de ressources, parmi lesquels des instructions officielles, des programmes, des manuels, des convictions méthodologiques, son expérience. Mais lorsqu'il s'engage dans le vif de l'interaction avec les élèves, sait-on (sait-il ?) toujours pourquoi il agit de telle ou telle manière ? Connaît-on (connaît-il) les ressorts de son action ? Quels sens les enseignants donnent-ils à leur action et à celle de leurs apprenants, lorsqu'ils sont confrontés aux interactions qui se développent dans leurs cours ? Quels discours sur la pratique ces enseignants produisent-ils ? Que nous apprennent ces discours sur la spécificité de leur métier ?

Lucile Cadet est Maître de conférence à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis (UMR 7023, Structures formelles du langage) et Violaine Bigot est Maître de conférence à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Toutes deux conduisent des recherches dans le cadre de l'équipe DILTEC (Didactique des langues, des textes et des cultures, EA 2288) de l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Au sein de cette équipe, elles participent, depuis plus de dix ans, aux travaux du groupe Interactions Didactiques et Agir Professoral (IDAP), dirigé par Francine Cicurel

Le français, discipline d'enseignement :

histoire, champs, terrain

Collection Actes académiques

Sous la direction de

J.L. Chiss H. Merlin-Kajman, C. Puech

Cet ouvrage traite du français comme discipline scolaire, discipline d'enseignement et apprentissage. Il aborde la consistance et le fonctionnement de cette discipline et en particulier les relations entre langue, littérature et culture. Il élargit les problématiques qui « travaillent » la discipline à l'ensemble des sciences humaines interpelant l'école et que l'école interpelé.

Les débats concernant l'enseignement du français en France sont innombrables et multiformes. Ils dépassent de très loin les limites d'une question technique et sont devenus « débats de société » où, chacun ayant son mot à dire, les perspectives d'une avancée quelconque reculent sans cesse au profit d'alternatives très (trop) tranchées (modernité vs tradition ; laxisme vs exigence, démocratisation vs « massification », valeurs vs utilitarisme…) entre lesquelles on serait contraint de choisir. Or, ces « tenailles » permettent surtout de « prendre parti » sans avoir à définir vraiment ce dont on parle. La question des enjeux de l'enseignement du « français » ne parvient jamais à être posée au niveau d'ensemble où elle le devrait : les points de vue catégoriels l'emportent souvent dans les débats sur la prise en compte des médiations et des « formations de compromis ». Sont abordées ici les éléments d'histoire de la discipline et ses relations aux disciplines de référence, ainsi que le « terrain » comme cause, argument et alibi

Jean-Louis CHISS est professeur en sciences du langage et didactique du français à l'Université Paris III. Il est Directeur de l'EA 2288 DILTEC (Didactique des Langues, des Textes et des Cultures) et est membre du Comité de direction de la revue Langue Française (Larousse) et de l'Observatoire National de la Lecture (Paris).


16 x 24 cm - X pages
ISBN: 978-2-36013-041-2
Prix : X €


14 x 21 cm - x pages
ISBN: 978-2-36013-015-3
Prix : 26 €

L’histoire nationale en débat
Regards croisés sur la France et le Québec
Collection actes académiques
Sous la direction de Eric BEDARD et Serge CANTIN
avec la collaboration de Daniel LEFEUVRE

Le général de Gaulle se faisait « une certaine idée de la France » qui était pour lui comme une personne concrète, à la fois charnelle et spirituelle. Quarante ans après sa mort, cette « certaine idée » paraît de moins en moins certaine. Qu’est-ce qu’être Français ? Qu’est-ce qu’être Québécois ? Qu’est ce que l’identité nationale ? Les nations sont-elles des héritages à préserver ou des formes historiques d’organisation politique qui ont fait leur temps ? Des projets encore porteurs d’avenir ou des survivances d’un autre âge ? Est-il toujours possible d’en écrire l’histoire sans s’exposer à des accusations de chauvinisme ou d’ethnicisme ? Ces dernières années, Français et Québécois ont été amenés à s’interroger sur les implications politiques d’une certaine philosophie de la diversité très en vogue dans les pays anglo saxons et selon laquelle l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants requerrait non seulement l’acceptation, la reconnaissance et la célébration de la « différence », mais aussi la réécriture de l’histoire dite « nationale ». Cet ouvrage collectif s’efforce d’identifier quelques uns des obstacles auxquels semblent se heurter les deux projets d’histoire nationale, celui du Québec et celui de la France. Bien que, de part et d’autre de l’Atlantique, les contextes ne soient pas les mêmes, que des concepts comme ceux de multiculturalisme, de communautarisme et de nationalisme n’aient pas toujours le même sens, et que, à première vue, nos débats sur l’identité nationale participent de dynamiques politiques distinctes, il nous a paru opportun de réunir des intellectuels français et québécois afin de jeter un regard croisé sur le sort réservé à l’histoire nationale et sur les défis auxquels celle-ci se trouve aujourd’hui confrontée.


L’Europe face à son passé colonial
dirigé par Olivier Dard et Daniel Lefeuvre

La colonisation a-t-elle eu un « caractère positif » ou a-t-elle été facteur d’une exploitation et d’une domination féroces des peuples et des territoires colonisés ? Faut-il la traiter comme une page d’histoire parmi d’autres ou bien l’expier comme un péché, qui entache la France depuis plus d’un siècle ? Loin d’être un objet froid de la recherche historique, le passé colonial nourrit aujourd’hui dans l’héxagone une véritable guerre des mémoires. Depuis la loi du 23 février 2005 et son article 4, le débat fait rage autour de ces questions. Ces débats sont-ils uniquement franco-français ? Il suffit de porter le regard au-delà de nos frontières pour se convaincre du contraire. Au nom du gouvernement italien, Silvio Berlusconi ne vient-il pas de faire officiellement acte de repentance pour la colonisation de la Libye ? Ce livre le montre, toutes les anciennes puissances coloniales, sont confrontées à ce passé, le Japon ne faisant pas exception. Comme d’ailleurs les sociétés anciennement colonisées. Cette approche comparative permet donc de mieux saisir ce qui, dans les débats sur ce passé, est spécifique à notre pays et ce qui relève d’un passé partagé des puissances impériales.

Collection Actes académiques



16 x 24 cm - 394 pages
ISBN: 978-2-914214-55-1
Prix : 26 €



16 x 24 cm
312 pages
ISBN: 978-2-914214-97-1

Prix : 26 €
Corsaires et forbans en Méditerranée - (XIVe - XXIe siècle)
Textes réunis par Gilbert Buti pour la Société Française d’Histoire Maritime

Évoquer la course et la piraterie conduit aussitôt notre imaginaire à voguer vers de lointaines et exotiques contrées, des Caraïbes à la mer de Chine, en négligeant la Méditerranée familière qui a pourtant été aussi un des berceaux du brigandage maritime. Aussi vieilles que l’histoire et souvent confondues, course et piraterie connaissent une vitalité nouvelle en Méditerranée dès la fin du XVe siècle. Débordant sur le proche Atlantique et se prolongeant sous différentes formes jusqu’au XXIe siècle, ces pratiques demeurent un domaine sensible de l’histoire ainsi que le suggère pour les nommer l’emploi des termes course, guerre de course, piraterie, corso ou djihad maritime. La course, les corsaires et les forbans – ces hors-la-loi des mers – ont donné lieu à des recherches nombreuses et approfondies depuis le milieu du XXe siècle. À la suite des travaux pionniers de Michel Mollat du Jourdin, un des pères de l’histoire maritime en France, et notamment depuis la tenue du XIIIe Colloque international de San Francisco (Course et piraterie, 1975), les études se sont multipliées autour de ces questions. Cependant, de nombreux champs restent à explorer et des pistes à défricher au-delà du cliquetis des sabres d’abordage. Tel a été un des objectifs de cette rencontre scientifique, tenue à Toulon sous le patronage de la Société française d’Histoire maritime présidée par l’Amiral Jacques Chatelle, sans prétendre à l’exhaustivité, moins encore à une synthèse. Des études de cas, autour d’événements et de personnages emblématiques, et une traversée de la Méditerranée sur la longue durée, permettent d’approcher une thématique qui reste complexe et ne peut se limiter à des réponses simples, sinon simplistes et définitives. Les auteurs : Bévérini Jean-Noël, Bois Paul, Brogini Anne, Buti Gilbert, Célérier Marie-Christine, Daeffler Michel, Delhaye Marion, Farganel Jean-Pierre, Garnier Edith, Gobert Christophe, Hrod j Philippe, Lafon Jean-Marc, Laget Yves, Martinez Lucas, Maziane Leila, Rampal André, Rigaud Philippe, Vignal Alain, Villiers Patrick, Zbitou Ali.

Riveneuve Editions titre du livre
Lumières, religions, laïcité
Sous la direction de Louis Châtellier, Claude Langlois & Jean-Paul Willaime

En 2005, un double événement : le 250ème anniversaire de la construction d’une des plus belles places baroques d’Europe, la place Stanislas de Nancy et le centenaire de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, fut l’occasion de réunir à Nancy les meilleurs spécialistes des rapports entre Lumières, Religions et Laïcité. L’ouvrage qui en découle est d’une extraordinaire richesse par la diversité et l’originalité des approches qu’il propose : non seulement sur la façon dont La Révolution française et les Lumières ont abordé les religions, mais aussi sur la façon dont les religions (catholicisme, protestantisme, judaïsme, islam) ont accueilli ou non les Lumières. Des rapports entre Lumières et Religions qu’il faut également comprendre en élargissant le regard au-delà de la France et en analysant ce qui a suivi : la séparation des Églises et de l’État et la laïcité. Ce vaste mouvement scientifique, philosophique, religieux et politique des Lumières salué en 1784 par Kant comme « la sortie de l’homme hors de l’état de minorité où il se maintient par sa propre faute » conduira, par des voies diverses et non sans conflits, à ces biens précieux que sont aujourd’hui, en démocratie, les libertés de croire ou de ne pas croire, de s’exprimer et de critiquer, de pratiquer ou non une religion dans le respect de l’autonomie du politique et du spirituel.


16 x 24 cm
282 pages
ISBN: 978-2-914214-76-6

26 €



16 X 24 - 312 pages
ISBN: 978-2-914214-58-2
26 : €
Subversion, anti-subversion, contre subersion
Textes réunis par François Cochet et Olivier Dard

Sur fond de lutte anti-communiste, la guerre froide et les guerres coloniales ont mis sur le devant de la scène les vocables de « subversion », « antisubversion» et « contre-subversion ». Depuis lors, ces termes ont été employés de manière confuse, voire indifférenciée, quand ils n’ont pas été associés à une fantasmagorie conspirative. Une première ambition de cecolloque, située à l’interface du militaire et du politique est de s’attacher à l’archéologie de ces mots, qui se sont progressivement érigés en théories et en concepts. En même temps que le contenu des discours, le colloque envisage d’étudier les lieux, groupes et figures où ils ont émergé et se sont développés, pour diffuser, sur la base d’une telle grille de lecture, une intelligence des conflits et plus largement du politique. Loin d’être cantonnées aux discours, ces analyses ont débouché sur des pratiques qu’il s’agira de revisiter en s’interrogeant sur la diversité de leurs modalités de mise en oeuvre, comme sur celles de leurs postérités et de leurs usages contemporains.
Lieu : université Paul Verlaine de Metz
Date : 9 et 10 avril 2008.
Organisation : Centre Régional universitaire lorrain d’histoire (François
Cochet, Olivier Dard, professeurs d’histoire contemporaine à l’université
Paul Verlaine).

Dom Augustin Calmet, un itinéraire intellectuel
Fabienne Henryot et Philippe Martin

En 1757 disparaissait dom Augustin Calmet, abbé de l’abbaye bénédictine de Senones, après une existence vouée à l’érudition historique et exégétique. Ce personnage s’est imposé dès son vivant comme une figure emblématique de l’érudition bénédictine et demeure une référence importante de l’histoire religieuse. Pourtant, hormis l’hommage obligé rendu par son neveu, dom Fangé dès 1757, aucune synthèse ne lui a jamais été véritablement consacrée. Cet ouvrage se propose de replacer dom Calmet dans son époque, celle d’une vive émulation scientifique dans les milieux monastiques, celle aussi de profonds bouleversements intellectuels ; de le confronter à ses pairs et à ses contemporains ; de restituer enfin l’originalité de la pensée de dom Calmet, mais aussi ses emprunts, ses oublis, ses projections intellectuelles.


16 x 24 cm - 432 pages
ISBN: 978-2-914214-54-4
Prix : 26 €


15.3 x 24 cm - 246 pages
ISBN: 978-2-30613-020-7
Prix : 26 €

Collection Actes académiques

L'invention de la Lorraine industrielle

Quêtes de reconnaissance, politiques de la mémoire

Sous la direction de Jean-Louis Tornatore

 

Depuis une dizaine d'années, les usages politiques du passé et les politiques de la mémoire ont donné lieu à une riche littérature, croisant les différentes perspectives des sciences sociales. Plus récemment, le thème de la reconnaissance, développé par la philosophie morale et politique, est venu nourrir une sociologie confrontée à de nouvelles formes du conflit politique et intéressée à penser le renouveau de la critique.

Cet ouvrage se situe à la jonction de ces centres d'intérêt : il propose une nouvelle contribution à l'analyse des rapports réputés difficiles entre histoire, mémoire et patrimoine, non pas en se disséminant dans une pluralité de cas mais en explorant un « terrain » dans sa complexité et depuis la diversité des points de vue des sciences de l'homme et de la société. En retour, ce terrain montre à l'œuvre une dynamique compensatoire de luttes pour la reconnaissance qui croît dans les décombres de ce qui a été, selon le mot de Pierre Bourdieu, « un immense désastre collectif ». En somme, les quêtes de reconnaissance traversent et instruisent la relation au passé.

La Lorraine industrielle est le lieu de ce désastre et l'objet de la perte : c'était hier une configuration issue de la médiation mono-industrielle (mines de charbon et de fer, et sidérurgie) des hommes et d'un territoire. Aujourd'hui, la Lorraine industrielle est en passe de devenir une entité patrimoniale, de ce fait ouverte à toutes les appropriations. Il aura fallu un quart de siècle pour en arriver là. C'est à la compréhension de ce processus que se consacrent les textes ici réunis d'historiens, de sociologues, d'anthropologues, de spécialistes en sciences de l'information et de la communication, universitaires en Lorraine pour la plupart. Une temporalité se dessine : aux actions, individuelles et associatives, de résistance à la politique de la table rase a fait suite une certaine reconnaissance du passé dont témoigne la mise en œuvre par des collectivités territoriales de politiques de l'histoire et de la mémoire ; des figures collectives s'estompent, d'autres s'affermissent : les ouvriers, les immigrés, les femmes… Au final, les engagements sont questionnés : dans quelles mesures et selon quelles modalités les sciences sociales localement représentées contribuent-elles à l'invention de la Lorraine industrielle ?

 

Jean-Louis Tornatore est socio-anthropologue, maître de conférences à l'université Paul Verlaine – Metz et chercheur au Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'institution de la culture (IIAC-LAHIC, Paris).

Avec les contributions de : Ahmed Boubeker, Laurent Commaille, Luc Delmas, Magali Demanget, Béatrice Fleury, Piero Galloro, Jean-Marc Leveratto, Fabrice Montebello, Jean-Louis Tornatore, Jean-Yves Trépos, Virginie Vinel, Jacques Walter.


De Gaulle et les « Jeunes Turcs »
dans les armées occidentales (1930-1945)
François Cochet

Si le débat sur les idées novatrices de De Gaulle dans l’entre-deuxguerres est bien connu en France (et souvent simplifié), la démarche qui consiste à comparer les comportements des « novateurs » ou « Jeunes Turcs » de différentes armées du monde occidental n’avait jamais été abordée d’une manière aussi systématique. Il s’agit de replacer la pensée gaullienne par rapport à celle de certains de ses camarades de l’armée française. De Gaulle n’a pas été le seul à réfléchir aux questions doctrinales et stratégiques. Il s’agit aussi et surtout d’envisager le combat des « anciens » et des « modernes » dans différentes structures militaires. Comment se fait la prise de parole des officiers les plus brillants au sein de ces armées ? Comment sont perçues leurs idées par les politiques en fonction des structures plus ou moins démocratiques des Etats concernés. Le colloque fournit un certain nombre de réponses originales à toutes ces questions.
François Cochet, agrégé, docteur en histoire est professeur des universités (histoire contemporaine) à l’université Paul Verlaine-Metz. Spécialiste des conflits contemporains et des expériences combattantes, il a publié et dirigé plusieurs ouvrages collectifs et colloques internationaux.
16 x 24 cm - 296 pages
ISBN: 978-2-914214-50-6
Prix : 24 €


16 x 24 cm - 216 pages
ISBN: 978-2-914214-52-0
Prix :18 €
Plurilinguismes et enseignement
Identités en construction

Coordonné par Pierre Martinez, Danièle Moore et Valérie Spaëth
Histoires de vie, mutations sociales et culturelles, politiques linguistiques et didactique des langues… L’identité d’un individu plurilingue est le résultat d’une construction complexe et des processus variés y sont à l’oeuvre, dont les enseignants et le grand public doivent être informés. On donne à voir ici, sous une forme accessible, une sélection de recherches émanant de différentes équipes réunies en 2007 à Paris, équipes au travail en Europe, en Afrique, dans les Amériques ou encore l’Océan indien. Elles permettront au lecteur de conduire sa réflexion personnelle à partir des savoirs les plus actuels et avec des éclairages disciplinaires variés, qui peuvent contribuer à une meilleure prise en charge de l’action, notamment à travers l’éducation.
Pierre Martinez est professeur à l’Université Paris 8 Saint-Denis, coordonnateur du réseau « Dynamique des langues et Francophonie » de l’AUF. Danièle Moore est professeure à l’Université Simon Fraser de Vancouver. Valérie Spaëth est professeure à l’Université de Franche-Comté à Besançon. Tous trois sont rattachés à l’équipe de recherche DILTEC (EA 2288) de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle.
Etudes académiques
Haute-Silésie 1920-1922
Remy Porte

Aux premiers jours de février 1920, en application du traité de Versailles, une division française renforcée est déployée en Haute Silésie pour préparer un plébiscite qui doit permettre à la population de cette région de choisir entre le maintien au sein de l’Allemagne vaincue et le rattachement à la Pologne renaissante. Des contingents italiens et britanniques doivent participer à cette mission internationale, placée sous l’autorité d’une Commission interalliée de gouvernement et de plébiscite dont le président est le général français Le Rond. Dans le contexte trouble de l’est européen durant l’immédiat après Première Guerre mondiale, les fonctionnaires civils et les soldats alliés doivent à la fois assurer la sécurité et l’ordre public, rechercher les milices et les caches d’armes, se préserver des attentats, tout en garantissant la sincérité des opérations électorales et en apportant aide et assistance aux populations locales en détresse. Confrontée aux combats de grande ampleur qui opposent quelques 100 000 insurgés polonais et irréguliers allemands en mai-juin 1921, la force internationale, numériquement surclassée, parvient pourtant à imposer une zone démilitarisée progressivement étendue à l’ensemble de la province avant sa partition, malgré la crise diplomatique majeure qui oppose Paris, Londres et Rome.
Trop souvent oubliée dans l’historiographie générale, cette première opération moderne d’interposition entre des factions en lutte, riche d’enseignements, mérite d’être redécouverte à l’aune des engagements actuels des principales armées occidentales.
Le lieutenant-colonel Rémy Porte, diplômé de sciences politiques et docteur habilité en histoire contemporaine, est actuellement affecté à l’Ecole supérieure des officiers de réserve spécialistes d’état-major. Son champ de recherches s’étend essentiellement aux opérations extérieures sous les IIIe et IVe républiques, aux rapports politico-militaires, à l’organisation du commandement, aux questions de renseignement et de logistique.

16 x 24 cm - 438 pages
ISBN: 978-2-914214-91-9
Prix : 28 €
Riveneuve à paraître

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