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Louis-Philippe Dalembert
Transhumances
Transhumances, est-ce simplement de la poésie, quelques
mots chantés ou murmurés tout au long d’un parcours?
C’est bien plus que cela. Louis-Philippe Dalembert est un
oiseau, un drôle d’oiseau, certes, comme bien des poètes.
C’est un oiseau migrateur qui survole le monde, son monde,
l’observe avec toujours l’envie de garder sa distance, mais
aussi le besoin d’y picorer les zestes de l’enfance qui le
tenaillent encore, une enfance « dépoétisée », un « écran
vide... sans mémoire », une enfance haïtienne toujours là,
qui ne quitte pas son âme. « On ne quitte pas ce pays ».
Pourtant, l’oiseau repart, toujours, ailleurs, redevient «
l’étranger en marche sur la terre », portant sa « dissemblance
en bandoulière ».
Louis-Philippe Dalembert est un vrai poète, l’un de ces
arpenteurs qui, un jour, font étape dans la « maison »
Arpents, mais il est surtout un homme, profondément
humain, dont le regard sur le monde ne peut laisser
indifférent.
Poète, nouvelliste, romancier et essayiste, Louis-Philippe
Dalembert est né à Port-au-Prince, Haïti.
De formation littéraire et journalistique, il travaille comme
journaliste d’abord dans son pays natal avant de partir en 1986
en France poursuivre des études qu’il achève en Sorbonne par un
doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo
Carpentier. Depuis son départ d’Haïti, ce vagabond polyglotte a
vécu tour à tour à Nancy, Paris, Rome, Port-au-Prince à
nouveau, Jérusalem, Florence, voyagé partout où ses pas ont pu le
porter… dans l’écho renouvelé de la terre natale. Louis-Philippe
Dalemebert vit aujourd’hui à Berlin.
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